Château de Champigny-sur-Veude

château à Champigny-sur-Veude (Indre-et-Loire)

Le château de Champigny-sur-Veude est un édifice construit du XVIe siècle au XVIIe siècle, à l’initiative de Louis Ier de Bourbon, comte de Vendôme. Il est situé dans le département français d’Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Château de Champigny-sur-Veude
Image illustrative de l’article Château de Champigny-sur-Veude
Période ou style Renaissance
Type Château
Début construction XVIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Louis Ier de Bourbon-Vendôme
Destination initiale Château de plaisance
Propriétaire actuel Bernard et Joan Carl
Destination actuelle Propriété privée
Protection Logo monument historique Classé MH (1911, 1945)
Coordonnées 47° 04′ 04,71″ nord, 0° 19′ 05,51″ est
Pays France
Région historique Centre-Val de Loire
Subdivision administrative Indre-et-Loire
Localité Champigny-sur-Veude
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Champigny-sur-Veude
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Château de Champigny-sur-Veude
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
(Voir situation sur carte : Indre-et-Loire)
Château de Champigny-sur-Veude

Il est aujourd’hui en grande partie disparu et il n'en subsiste que les anciens communs, "château" actuel, et la Sainte-Chapelle.

HistoireModifier

En 1090, une forteresse est construite par Foulques IV d’Anjou, qui est alors, propriétaire des lieux, il en confie la gestion à son principal vassal, Robert de Blô dit le noble de Chinon, premier seigneur de Champigny, puis à son neveu, Garnier Maingoth avant de passer fugacement aux mains de Barthélémy de l’île, pour revenir dans le giron de la famille de Blô en 1114.

Le domaine passe ensuite à la famille de Beauçay qui vend le domaine à Louis Ier d'Anjou, roi de Naples, dont le fils le vend à son tour à Pierre Ier de Beauvau au tournant des années 1420. Le château reçoit la visite du roi Charles VII en 1429.

Le domaine passe finalement par alliances à la maison de Bourbon par le mariage d’Isabelle de Beauvau, petite-fille de Pierre Ier de Beauvau, et de Jean VIII de Bourbon-Vendôme, ancêtre du roi Henri IV. C’est leurs fils et petit-fils, Louis de La Roche-sur-Yon et Louis III de Bourbon-Montpensier qui commencent la construction de l’actuel château et de la Sainte-Chapelle de 1507 à 1549, après avoir préalablement fait raser l’ancienne forteresse. Le domaine passe ensuite à leurs descendants jusqu’à Henri de Bourbon-Montpensier, 17e prince de Dombes, qui transmet le domaine à son gendre, Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII, via la dot de sa fille et seule héritière , Marie de Bourbon-Montpensier.

En 1635, le cardinal de Richelieu, soucieux du rayonnement de son château de Richelieu, construit non loin de là, trouve que le domaine des Bourbon-Montpensier jette une ombre sur celui-ci, et se porte donc acquéreur de la seigneurie de Champigny auprès de Gaston d’Orléans, en échange de celle de Bois-le-Vicomte au travers d’un acte stipulant clairement la destruction totale du château. Seuls les communs échappent à cette destruction ainsi que la Sainte-Chapelle grâce à l’intervention du pape Urbain VIII, qui y officia quelques années auparavant. Ils constituent les vestiges que nous pouvons admirer de nos jours.

En 1656, Anne-Marie-Louise d’Orléans, fille unique de Gaston d’Orléans et cousine germaine du roi Louis XIV, récupère le domaine ainsi que la somme de 500 000 livres en compensation de la destruction du château. Elle y entreprend de coûteux travaux et fait notamment réaménager les communs afin de les rendre habitables, en vue d’en faire le nouveau logis seigneurial.

La Grande Mademoiselle s’éteint en 1693, sans postérité, elle lègue le domaine et l’ensemble de ses biens à son cousin germain, Philippe d’Orléans dit Monsieur, frère du roi Louis XIV. Son petit-fils, Louis d’Orléans, vend le domaine à Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu, petit-neveu du cardinal.

En 1789, Armand Emmanuel du Plessis de Richelieu, son petit-fils, est contraint à l’exil et le domaine est saisi comme bien national puis vendu à François Roch de Quinson en 1791. Le neveu de celui-ci, Pantaléon Costa, marquis de Beauregard, en hérite, puis ses descendants finissent par vendre le domaine à Augustin Charles Paul Casimir de la Roche-Aymon en 1866[1].

Le château restera dans la famille de ce dernier jusqu’en 2000, année durant laquelle il est vendu au couple d’Américains, Bernard et Joan Carl[2].

ArchitectureModifier

Le châteauModifier

Il se compose de trois corps de bâtiments formant un « U », lesquels sont flanqués, aux angles Nord-Est et Nord-Ouest, de deux tours rondes surmontées de toits en dôme et de lanternons. L’ensemble de l’édifice, construit dans un style renaissance, se développe sur deux niveaux. L’ensemble est cerné par des douves alimentées en eau par la Veude.

Bien que largement remanié en 1656 par la Grande Mademoiselle, notamment par l’ajout d’un escalier d’honneur, de cheminées et de nombreux appartements, cet ancien commun constituait l’entrée du château originel aujourd’hui disparu[3].

On ne sait encore de nos jours à quoi pouvait ressembler le château originel, car aucun plan ne nous en est parvenu. Plusieurs hypothèses corroborent le fait que ce château aurait été démonté pierre par pierre puis remonté à Richelieu, au vu des proportions quasi-semblables des terrains d'assise des deux châteaux, qui finalement connurent la même destinée[4].

La Sainte-ChapelleModifier

La Sainte-Chapelle compte parmi les sept encore existantes de nos jours. Elle a été construite en même temps que le château originel et est pourvue d’un riche décor, notamment de vitraux, retraçant l’histoire de la seconde maison de Bourbon-Montpensier en rapport avec la personne du roi Saint Louis. Elle fut, quand le château était encore présent, une chapelle palatine, car accolée à celui-ci.

ProtectionModifier

La chapelle est classée au titre des monuments historiques par arrêté le 19 janvier 1911 ; Les communs du château sont eux classés par arrêté du 19 septembre 1945[5].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Champigny-sur-Veude - Page 2 de 10 », sur LiTTéRaTuRe, (consulté le )
  2. Taniélie, « Le château de Champigny sur Veude en Touraine », sur Une belle journée ici ou là (consulté le )
  3. « La Princesse de Montpensier - Le château de Champigny-sur-Veude », sur www.lettresvolees.fr (consulté le )
  4. « Château de Champigny-sur-Veude »
  5. « Château », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )

Articles connexesModifier