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Château de Chambois

château fort français
Château de Chambois
FranceNormandieChamboisDonjon.jpg
Le donjon.
Présentation
Type
Construction
XIIe siècle
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Le ChâteauVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Le château de Chambois est un ancien château fort, dont il ne subsiste que le donjon, qui se dresse sur la commune de Chambois dans le département de l'Orne, en région Normandie.

Le donjon fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques par arrêté du [1].

Sommaire

SituationModifier

Le château de Chambois est situé dans le département de l'Orne, dans le bourg de Chambois, sur le coteau qui borde la rive droite de la Dive.

HistoireModifier

Chambois est une châtellenie concédée en 1024 par Richard II de Normandie au comte de Vexin et de Ponthieu. Il est confisqué en 1113 par Henri d'Angleterre dont la fille Mathilde le transmet à Henri II son fils.

En 1204, Chambois est compris dans la confiscation et la réunion de la Normandie à la Cour de France. En 1210, c'est un fief dans le bailliage d'Exmes. En 1364, les Anglais qui s'en était emparé sont battus à Cocherel par Du Guesclin et forcés de signer la paix.

Au XVe siècle, il est occupé par les troupes de Montgommery qui brûlent le bourg et tuent quelques habitants mais la forteresse tient bon et elles lèvent le siège.

En 1649, lors des soulèvements pendant la minorité de Louis XIV, il y a des vengeances et des déprédations. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, l'ancien logis est démoli et remplacé par un château dans le style moderne. En 1771, le domaine est vendu contre une rente foncière, des pavillons sont construits qui forment les ailes du château. Vers 1830, Chambois est revendu en détail et le château démoli[2].

Datation du donjonModifier

En 2008, l'exploration d'une fosse médiévale dans la tour maîtresse et l'analyse dendrochronologique de quatre poutres de bois donne les résultats : 1160 et 1190, ce qui attribue avec certitude l'édifice à Guillaume de Mandeville, comte d'Essex, proche de Henri II Plantagenêt[3].

DescriptionModifier

Le siteModifier

L'enceinte de Chambois, sur le coteau de la Dive est entouré par le bourg. Par les textes et les fouilles, on peut retrouver à l'Est du donjon, l'ancien logis construit en 1575 et détruit vers 1740, des restes de muraille au Nord-Ouest et à l'Ouest, un fossés comblé en jardin à l'Est, deux tourelles au sud ce qui marque les limites de la forteresse. Un colombier semble à l'extérieur et au Sud-Est[4].

Le donjonModifier

  • Fonctions de défense

Le donjon de Chambois commande les défenses du château et il est indépendant avec des issues masquées. En temps de paix, il renferme les trésors, les armes, les archives de la famille, mais le seigneur n'y loge pas. Il ne s'y tient que s'il faut appeler une garnison dans l'enceinte du château.

Le donjon du XIIe siècle est de plan rectangulaire avec quatre renforts carrés aux angles. Une tour carrée posée sur l'un de ses côtés contenait dans l'origine de petits cabinets et un escalier de bois couronné d'une défense et ne montant que jusqu'au troisième étage. On arrive à la défense du sommet par un escalier à vis prodigué dans un des contreforts d'angle Les portes extérieurs du donjon sont refaites au XIVe siècle avec un système de défense de cette époque ; mais des dispositions premières, il reste encore trois étages et un chemin de ronde supérieur extrêmement curieux.

Au commencement du XIVe siècle, l'ancien crénelage est remplacé par un parapet avec mâchicoulis, créneaux et meurtrières. Sur les quatre contreforts d'angle, sont élevés des échauguettes avec l'étage supérieur crénelé.

La particularité du donjon de Chambois est son chemin de ronde supérieur mettant les échauguettes et la petite tour en communication et formant une défense indépendante de la salle occupée par le commandant[5].

  • Fonctions d'accueil

La porte haute située six mètres au dessus du niveau du sol dans la tour de la façade sud était probablement desservie par une passerelle amovible aboutissant à une tour d'angle[6]. Un vestibule étroit, éclairé par une fenêtre divisée en deux par un meneau succède à cette porte et précède un vaste appartement qui occupe tout le donjon au premier étage au dessus du rez-de-chaussée. Une corniche à modillons règne tout autour de ce salon, elle devait supporter les solives du plafond. Une vaste cheminé dont le manteau est couvert de moulures en losanges, attire les regards au milieu de cette pièce.

Les deux autres étages n'offrent pas les mêmes décors que dans la grande salle du premier étage qui était le lieu de réception. Dans les tourelles d'angles, un oratoire se trouvait dans celle du Nord-Est, un cachot dans celle du Sud-Est dans lequel on descendait par une trappe et la partie supérieures servait de colombier[7].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a et b « château fort », notice no PA00110764, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Léon de la Sicotière: Le département de l'Orne archéologique et pittoresque, p. 140.
  3. G. Carré, M.-A. Moulin, F. Le Roux: Exploration et datation d'une fosse dans la tour maîtresse,, dans: Bulletin monumental, 2008, Volume: 166, n°4, p. 350.
  4. Bulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, 1902, p. 260, avec plan
  5. Eugène Viollet-le-Duc:: Dictionnaire raisonné de l'Architecture française de XIe au XVIe siècle, Article: Donjon
  6. J. F. Fino, Forteresses de la France médiévale, p. 109.
  7. Arcisse de Caumont cité dans : Bulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, 1902, p. 261.