Château d'Haroué

château français

Château d'Haroué
Image illustrative de l’article Château d'Haroué
Vue du château depuis le parc.
Nom local Château de Craon[1]
Période ou style Classique
Type Palais
Architecte Germain Boffrand
Début construction 1720
Fin construction 1729
Propriétaire initial Marc de Beauvau-Craon
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel Famille de Beauvau-Craon
Destination actuelle Habitation
Protection Logo monument historique Classé MH (1983)
Logo des sites naturels français Site classé (1990)
Site web http://www.chateaudeharoue.com
Coordonnées 48° 27′ 56″ nord, 6° 10′ 48″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Lorraine
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Commune Haroué
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château d'Haroué
Géolocalisation sur la carte : Lorraine
(Voir situation sur carte : Lorraine)
Château d'Haroué
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
(Voir situation sur carte : Meurthe-et-Moselle)
Château d'Haroué

Le château des Beauvau-Craon, dit château d'Haroué ou palais d'Haroué, est un château du XVIIIe siècle situé dans une petite vallée au centre du village français d'Haroué, dans le Saintois, au sud de Nancy (département de Meurthe-et-Moselle).

Il a été construit entre 1720 et 1729 par Germain Boffrand, pour Marc de Beauvau-Craon, connétable de Lorraine puis vice-roi de Toscane.

ArchitectureModifier

De manière surprenante, l'architecte a dû intégrer dans ses plans les quatre tours et les douves d'un château médiéval plus ancien et qui fut la propriété du marquis François de Bassompierre né en 1579.

Cette pratique est exceptionnelle pour la période classique; le château présente d'autres particularités amusantes qui, selon la tradition, évoquent la composition d'une année :

  • 365 fenêtres (soit autant que de jours dans l'année) ; (d'autres très grands châteaux revendiquent cette particularité) ;
  • 52 cheminées (pour les semaines) ;
  • 12 tours (pour les mois) dont plusieurs sont incluses dans les bâtiments ;
  • 4 ponts (pour les saisons) franchissant les douves.

La décoration a été en grande partie confiée à d'éminents artistes lorrains : Jean Lamour (1698-1771) pour les grilles, les balcons, et la rampe d'escalier, Pillement (1698-1771) pour le décor peint d'une des tours, Barthélemy Guibal (1699-1757), sculpteur des fontaines de la place Stanislas à Nancy pour la statuaire.

Le parc à la française a été dessiné par l'architecte-décorateur Emilio Terry et les paysagistes Achille et Henri Duchêne[3].

Il est aujourd'hui possédé et habité par les descendants du prince Marc de Beauvau-Craon, sa fille Marie Isabelle Cristina Adèle Gracie et ses enfants dont Minnie de Beauvau-Craon.

MobilierModifier

Une partie du mobilier d'époque Restauration et de qualité exceptionnelle et des tableaux, proviennent de la gratification dont bénéficia en 1820 Zoé Talon, comtesse du Cayla, maîtresse du roi Louis XVIII au château de Saint-Ouen et passa à la famille Beauvau-Craon par le mariage en 1825 de la fille de Zoé Talon, Ugoline, avec un prince de Beauvau-Craon.

Sont classés monuments historiques à titre objet[4] :

  • par décret du 2 juin 2016[5] :
  • par décret du 13 février 2018[6] ː
    • le mobilier de la salle à manger, attribué à Pierre-Antoine Bellangé (1821-1822) ;
    • le mobilier de la salle de billard ;
    • le mobilier du salon, hêtre doré en plein, garniture d'origine en soie verte brochée blanc, attribué à Pierre-Antoine Bellangé ;
    • le mobilier de la chambre à coucher ;
    • le mobilier de la salle de bains ;
    • un lustre en forme de corbeille à 36 lumières, bronze doré, cristaux taillés, attribué à Pierre-Philippe Thomire, 1821-1822 ;
    • un lustre à 24 branches à bougies (un quinquet à cinq becs, réflecteur), bronze doré, cuivre, fer blanc, attribué à Pierre-Philippe Thomire ou Lucien François Feuchère.

ProtectionModifier

Plusieurs éléments du château ont été classés monuments historiques par un arrêté du [7]. Le château, son parc et la vallée du Madon, sur les communes d'Affracourt, Bralleville, Haroué, Les Mesnils-sur-Madon (Vaudigny), constituent également un site classé depuis un décret du [8],[9].

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Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier