Château d'Olhain

château fort français

Château d'Olhain
Image illustrative de l’article Château d'Olhain
Le château d'Olhain.
Période ou style XIIIe siècle
Type Forteresse médiévale
Début construction XIVe siècle
Propriétaire initial Jean de Nielles
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1989)
Site web http://www.chateau-olhain.com
Coordonnées 50° 25′ 27″ nord, 2° 35′ 00″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Fresnicourt-le-Dolmen
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château d'Olhain
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Château d'Olhain
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Château d'Olhain

Le château d'Olhain est une forteresse des XIIIe et XVe siècles[2]. Elle se situe à Fresnicourt-le-Dolmen, dans le Pas-de-Calais, sur la Lawe. C'est le plus bel exemple de forteresse médiévale de l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais.

HistoireModifier

La famille d'Olhain est une des plus vieilles familles de l'Artois.

Le mariage de Marie d'Olhain avec Jean de Nielles fit entrer Olhain dans cette dernière famille.

Au XVe siècle, Alix de Nielles, dame d'Olhain, épouse Jean de Berghes, grand veneur de France, gouverneur d'Abbeville et fait ainsi échoir Olhain à la maison de Berghes-Saint-Winock, qui conserve le château jusqu'à sa vente, en 1900.

 
La chapelle.

Au XVIIIe siècle, les Berghes-Saint-Winock font reconstruire à neuf le château de Boubers-sur-Canche et délaissent celui d'Olhain, qui reste toutefois entretenu. Dans la première moitié du XIXe siècle, la famille de Berghes-Saint-Winock séjourne à Olhain et y fait faire des travaux, tels que l'aménagement d'une chapelle. Après 1870, elle habite le château de Rânes [3]. Elle s'éteint en 1907.

Le château d'Olhain a résisté aux guerres, a vu passer Charles Quint.

Une des ailes du château, qui donnait sur la partie la plus large des douves (environ quatre-vingts mètres), a été abattue.

Les couleuvrines datent des incursions espagnoles.

Les cuisines dans les caves sont bâties entre des murs mérovingiens.

Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [4].

Le château est ouvert à la visite durant la belle saison, seule la ferme est habitée.

ArchitectureModifier

 
la salle de Garde.

Le château est composé d'un corps de ferme, et de la forteresse elle-même, surmontée de son ancienne tour. Des douves en partie en eau et en partie comblées sont enjambées par deux ponts, un pour l'accès à la basse-cour et un pont qui relie le château à la basse-cour. La visite comporte aussi la chapelle du XIXe siècle, le four à pain, la promenade le long des douves, la tour de guet de plus de trente mètres de haut, ainsi que la salle des Gardes, dont la grande cheminée en grès porte les armes de la maison de Berghes-Saint-Winock (un lion) .

Galerie de photographiesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail et Google Maps.
  2. Roger Rodière, Une des dernières forteresses féodales du Nord de la France : OLHAIN (Pas-de-Calais).
  3. Philippe Seydoux, Gentilhommières d'Artois et du Boulonnais, tome 1, Paris, Éditions de la Morande, , p. 140-147 & 361-363.
  4. Notice no PA00108454, base Mérimée, ministère français de la Culture.

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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BibliographieModifier

  • Roger Rodière, Une des dernières forteresses féodales du nord de la France: Olhain (Pas-de-Calais), Arras, Les presses de D. Malfait et cie, 1926 [lire en ligne].