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Château Saint-Hilaire (Louviers)

château à Louviers (Eure)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Château Saint-Hilaire.

Château de Saint-Hilaire
Image illustrative de l’article Château Saint-Hilaire (Louviers)
Château de Saint-Hilaire.
Période ou style régionalisme normand
Type Château
Architecte Henri Jacquelin
Début construction XVIIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Jules Rodolphe Audresset,
filateur local
Propriétaire actuel Christophe Bocquillon
Destination actuelle siège social
Protection Logo label patrimoine XXe siècle.svg Label « Patrimoine du XXe siècle »
 Inscrit MH (2002)
Coordonnées 49° 12′ 10″ nord, 1° 10′ 15″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Normandie
Département Eure
Commune Louviers

Géolocalisation sur la carte : Eure

(Voir situation sur carte : Eure)
Château de Saint-Hilaire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Saint-Hilaire

Le château Saint-Hilaire est un château situé au sud de Louviers, dans le département de l'Eure en Normandie.

Il bénéficie du Label « Patrimoine du XXe siècle » [1].

DescriptionModifier

Situé au sud de Louviers, sur la route d'Acquigny, dans le département de l'Eure, le domaine est bordé par l'Eure.

OriginesModifier

Le logis se constitue à l'origine d'un seul bâtiment à l'architecture néo-classique massive et banale, construit en 1880.

ReconstructionModifier

Dans le but de conserver un aspect ancien authentique et — tel que décrit en 1907 dans le magazine "Fermes et Châteaux " — pittoresque, la construction réutilise des matériaux anciens récupérés sur d'autres bâtiments des alentours voués à la démolition[2][Où ?].

Le château est réaménagé en manoir anglo-normand, reconstitution d'une gentilhommière du XVe siècle[3].

La « chapelle » est aménagée en un grand salon-bibliothèque-atelier d'artiste, construit lors des transformations de 1907 avec des éléments provenant d'une abbaye dieppoise démolie au milieu du XIXe siècle[2], d’où ce surnom. La véritable chapelle du château se trouve dans la dépendance sud du domaine.

HistoireModifier

Au début du XVe siècle, le domaine fait partie du fief de l’Épervier, possédé par Roger de Maldéré[4]. Il sera confisqué par Henri V d'Angleterre aux dépens de Philippe de Baude lors de la guerre de Cent Ans[4]. Après quoi le domaine est acquis par Jean Le Roux, un bourgeois rouennais[4], qui le transmet à Robert Le Roux — sieur de l’Épervier[4]. Sa petite-nièce Catherine du Jardin en héritera en 1582[4], avant d'épouser Charles Romé. Pierre Romé — seigneur du Thuit et trésorier de France au bureau de Rouen sous Louis XIII — en héritera à son tour[4]. En 1681, Nicolas Romé réunit ses fiefs de l’Épervier, Maupertuis, Bouteiller et Folleville sous le nom de Folleville[4] jusqu'en 1692, où Marie Romé épouse Pierre-Jacques Le Vicomte de Saint-Hilaire[4].

Au XVIIIe siècle, Marie-Angélique hérite de Joseph Le Vicomte de Saint-Hilaire et se marie au marquis Antoine de Marguerit[4]. Au milieu du XIXe siècle, leur descendant et comte Odoard du Hazey vend le domaine à M. Eugène Léon Sée [5] (° 18 octobre 1850), sous-préfet de l'arrondissement de Louviers entre 1879 et 1882, qui fait construire une grande bâtisse néo-classique en 1880[4]. Le corps de logis est en pierre de trois niveaux avec des combles à la Mansart, doté d'un avant-corps à pans coupés en brique, bordé par une terrasse bordée de mâchicoulis[4].

En 1901, Jules Rodolphe Audresset (nom du propriétaire de la dernière filature à Louviers) achète le bâtiment, puis le transmet à sa fille Cécile[4]. Elle épouse Pierre Réveilhac qui en 1907 mandate l'architecte Henri Jacquelin pour transformer la bâtisse en château[4] dont l'architecture rappelle la fin du Moyen Âge avec des colombages provenant de maisons du vieil Évreux[4].

La demeure fut vendue en 1925 au major américain Walter V. Cotchett[6], occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, puis abandonnée. La société de M. Bocquillon (Videlec) rachète le domaine en 1989, procède à sa restauration et y installe son siège social. C’est aujourd’hui le siège des sociétés du Groupe Bocquillon.

Le château est inscrit au titre des monuments historiques en 2002[7].

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le dire de l'architecte des bâtiments de France - Les essentiels - n° 119 du 31 juillet 2014.
  2. a et b Desmeulières 1907, p. 12
  3. Desmeulières 1907, p. 11
  4. a b c d e f g h i j k l m et n Seydoux et Beaumont 1999, p. 84-85
  5. Eugène Léon Sée, officier de la Légion d'honneur « Notice LH/2478/35 », base Léonore, ministère français de la Culture
  6. Walter V. Cotchett, attaché militaire de S.E. Richard G. Kerens, ambassadeur en Autriche et, à compter du 10 décembre 1919, de S.E. Myron T. Herrick, ambassadeur en France pendant la Première Guerre mondiale. Mme Lucretia Eddy Cotchett est une auteure connue pour avoir fait publier un ouvrage intitulé The Evolution of Furniture, 118 pages, en 1938. In St. Louis Post-Dispatch du dimanche 16 mai 1943. L'article précise encore que le gouvernement français les a tous deux décorés de la Légion d'honneur.
  7. Notice no PA27000050, base Mérimée, ministère français de la Culture

BibliographieModifier

  • Philippe Seydoux et Franck Beaumont, Gentilhommières des Pays de l'Eure, La Morande, (1re éd. 1999), 480 p., 21 x 28.5 cm (ISBN 978-2902091317, OCLC 41594184)
  • Desmeulières, « Reconstitution d'une gentilhommière », Fermes & Château, Paris, Pierre Lafitte & Cie, no 25,‎ , p. 11-14 (ISSN 1162-5414, OCLC 472400583)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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