Château Palmer

château et domaine viticole français

Château Palmer
Image illustrative de l'article Château Palmer
Le château Palmer.

Fondation XVIIIe siècle
Siège social Cantenac
Pays Drapeau de la France France
Production
Appellations Troisième grand cru classé d'appellation margaux
Cépages Pour les rouges :

Pour le blanc :

Volume produit 240 000 bouteilles / an
Autres productions Alter Ego (second vin),
Historical XIXth Century Wine,
Chateau Palmer blanc
Société
Personnes clés Thomas Duroux (Direction),
Sabrina Pernet (Direction technique)
Divers
Site web chateau-palmer.com

Le château Palmer est un domaine viticole situé à Cantenac en Gironde. En AOC margaux, il est classé troisième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.

Histoire du domaineModifier

 
Illustration du Château Palmer en 1898.

Au XVIIIe siècle, le château était déjà une propriété viticole reconnue pour ses vins, qui étaient dégustés à la cour de Versailles. Cette propriété appartenait à Madame de Gasq et se nommait alors « Domaine de Gasq »[1]. Il sera revendu en 1814 au lieutenant-colonel britannique Charles Palmer (en), qui lui donnera son nom actuel[2].

En 1843, le major-général Palmer est contraint de revendre la propriété à la caisse hypothécaire et, dix ans plus tard, les frères Pereire font l'acquisition du domaine et y font construire un château en 1856[2]. Cette demeure est l’œuvre de Charles Burguet, célèbre architecte ayant réalisé de nombreux bâtiments à Bordeaux[2].

À la suite de la Grande Guerre et de la crise des années 1930, les frères Pereire se séparent à leur tour du château. C'est en 1938 que quatre familles du négoce bordelais s'unissent pour reprendre la propriété : Fernand Ginestet, les frères Miailhe, les Mähler-Besse et les Sichel. En 1950, les familles Ginestet et Miailhe, vendent leurs parts aux familles Sichel et Mähler-Besse. Aujourd'hui, le conseil de surveillance est composé d'une kyrielle de cousins[3]. Jean Bouteiller (1913-1962), époux d’Olga Mälher (1918-1999), gère le château jusqu’à sa mort[4]. L’un de leurs six enfants, Bertrand Bouteiller, reprend brillamment la gestion[5].

En 2004, la gestion est confiée par les actionnaires de la société civile immobilière à Thomas Duroux. Celui-ci fait appel à la biodynamie depuis 2014, après des essais commencés en 2008, et est certifié depuis 2018[6].

VignobleModifier

Le vignoble d'une superficie de 55 hectares est implanté au sommet des croupes de graves guntziennes (sables et graviers). L'encépagement est à 47 % cabernet-sauvignon, 47 % merlot, 6 % petit verdot avec une densité de 10 000 pieds par hectare d'une moyenne d'âge de 38 ans. Depuis quelques années des pieds de merlot blanc, de sauvignon gris et de muscadelle y ont été plantés afin de produire le château Palmer Blanc.

VinsModifier

Vins rougesModifier

 
Le château Palmer vu depuis les grilles.
 
Bouteille de château Palmer 1986.

Les vins de Château Palmer sont considérés comme élégants, fins et suaves grâce à la part importante de merlot entrant dans la composition de ceux-ci[7]. Ceci différencie les vins de château Palmer de ceux ses voisins de l'appellation Margaux (AOC). La vinification traditionnelle est réalisée en cuves inox tronconiques et thermo-régulées. Elle est effectuée par cépage et par parcelle. Les vins sont logés en barrique dès la fin des fermentations malolactiques. Les vins sont ensuite collés au blanc d'œuf puis soutirés au fin par gravité. La mise en bouteille est effectuée au château.

Deux vins rouges sont principalement produits, ainsi que deux autres, créés dernièrement pour faire revivre l'histoire du domaine.

  • Château Palmer : composé d'une proportion égale de cabernet-sauvignon et de merlot, à laquelle s'ajoute un peu de petit verdot. L'élevage est de 20 à 21 mois, avec une part de 50 à 70 % de barriques neuves lors du vieillissement. La production se situe entre 84 000 et 140 000 bouteilles par an[8].
  • Alter Ego : le second vin du château. Celui-ci est généralement plus souple et est destiné à être dégusté dans sa jeunesse. Son élevage est de 17 à 18 mois avec une part de 25 à 40 % de barriques neuves lors du vieillissement. La production varie entre 60 000 et 120 000 bouteilles par an[8].
  • Historical XIXth Century Wine : est un vin « hermitagé », comprenant une majorité de vins de Palmer et environ 15 % de vins des Côtes-du-Rhône septentrionales. Cette cuvée a été créée en 2004 dans le but de faire revivre une tradition du XIXe siècle qui consistait à assembler des vins de Bordeaux à une faible proportion de vins provenant du nord de la vallée du Rhône. Ce vin porte donc la mention vin de table et est non millésimé[9].

Vin blancModifier

Palmer produit également un vin blanc, le Château Palmer blanc, avec des cépages quasiment disparus et qui ont été remis en culture. Ce vin est composé d'une majorité de muscadelle, accompagné de sauvignon, de merlot blanc et de lauzet. Cette cuvée a été créée afin de faire revivre le passé du château, qui, dans les années 1920, produisait un vin blanc[8]. Ce vin, qui était produit exclusivement pour les actionnaires et servi lors de réceptions données au château, est depuis le millésime 2010 mis en vente pour quelques caisses par an.

Authentification des bouteilles [10]Modifier

À partir de 2009 toutes les bouteilles de Château Palmer et d'Alter Ego portent désormais un scellé d'authentification avec code à bulles [11] apposé par la propriété avant l'expédition.

Notes et référencesModifier

  1. « Château Palmer »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  2. a b et c « Château Palmer - Appellations et Crus classés », sur abcduvin.com (consulté le 4 février 2020).
  3. « Conseil de surveillance de la société civile - 44 cousins », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le 20 octobre 2017).
  4. (en) Clive Coates, « Grands Vins: The Finest Châteaux of Bordeaux and Their Wines », p. 255, (consulté le 20 octobre 2017).
  5. Pierre Casamayor, « Château Palmer, un château bio à Margaux », sur larvf.com (consulté le 20 octobre 2017).
  6. « Interview de Thomas Duroux ; l’avenir de la biodynamie ; gérant du Château Palmer », vidéo de 7:53, sur bordeauxcitybond.com, (consulté le 20 octobre 2017).
  7. « Château Palmer », sur vin-vigne.com (consulté le 4 février 2020).
  8. a b et c (en) « Visit With Bernard de Laage de Meux At Château Palmer ».
  9. (en) « Chateau Palmer Historical XIXth Century Wine »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  10. « Château Palmer & son Alter Ego », sur Chateau Palmer, (consulté le 12 février 2020)
  11. Industrie-techno, « Des bulles pour garantir la qualité du vin », (consulté le 12 février 2020)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • (fr + en) Aurélie Labruyère, Chateau Palmer, Paris, Mollat, , 152 p. (ISBN 9782909351919).
  • René Pijassou, Château Palmer : Noblesse oblige, Paris, Éditions Stock, , 152 p. (ISBN 2-234-04498-7, notice BnF no FRBNF36169334).
  • Tadashi Agi et Shu Okimoto (trad. du japonais), Les Gouttes de Dieu, vol. 8, Grenoble, Glénat édition française, , 240 p. (ISBN 978-2-7234-6655-4, ISSN 1253-1928), p. 177, 179, 180, 182, 183.

Liens externesModifier