Ouvrir le menu principal
Ceylan portugais
(pt) 'Ceilão Português'
(si) පෘතුගීසි ලංකාව
(ta) போர்த்துகீசியம் இலங்கை

 – 

Drapeau
Drapeau du portugal de 1640
Blason
Armoiries du Ceylan portugais
Informations générales
Langue Portugais, Tamoul, Cingalais
Religion Catholicisme
Histoire et événements
Arrivé des portugais
Mort du dernier roi de Kotte Dharmapala de Kotte
Reddition de Jaffna
Rois du Portugal
Philippe Ier
Philippe II
Philippe III
Jean IV
Alphone VI
Gouverneurs du Ceylan portugais
Jerónimo de Azevedo
António de Amaral de Meneses

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Ceylan portugais était une colonie portugaise sur les territoires du Royaume de Kotte et des villages Vannimai du nord de l'actuel Sri Lanka. L'arrivée des Portugais sur l'île était accidentelle sachant qu'ils étaient venu pour le commerce de la cannelle.

Le Portugal va maintenir sa domination sur l'île de 1505 à 1658.

En 1638, le Royaume de Kandy voisin signe le traité de Kandy avec l'Empire colonial néerlandais pour chasser les Portugais. Ces derniers sont définitivement vaincus en 1658 par la puissante marine hollandaise.

HistoireModifier

 
Territoire de la colonie portugaise.

En 1521, l’événement du Wijayaba Kollaya (en) se passa, où les 3 fils du Roi Vijayabahu VII de Kotte se sont alliés pour tuer leur père. Les portugais se sont servis du trouble qui s'est ensuivi à leur avantage, en prenant entièrement le contrôle du commerce lucratif de la cannelle.

Le dernier roi de Kotte, Dharmapala de Kotte, n'ayant aucun héritier, se décida de léguer le Royaume de Kotte au Roi du Portugal en 1580, après 75 ans de présence sur le territoire. Dès sa mort en 1597, les Portugais ont donc pris le contrôle du nord et de l'ouest de l'île, malgré une résistance farouche des locaux[1].

Guerre entre le Royaume du Portugal et le Royaume de JaffnaModifier

Guerre entre le Royaume du Portugal et le Royaumes CingalaisModifier

Guerre néerlando-portugaiseModifier

Article détaillé : Guerre néerlando-portugaise.

La Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) remporte son conflit l'opposant au Portugal en 1658 et prend donc le contrôle de l'île de Ceylan. La VOC est alors la marine la plus puissante du monde[2].

GouvernanceModifier

Bien que les Portugais fussent présents depuis 1505, ce n'est qu'à partir de 1597 qu'ils prirent possession de l'ouest de l'île. Les territoires étaient gérés par des gouverneurs.

Avant cela, 3 capitaines puis 16 capitaines-majors ont dirigé les comptoirs de commerce du Royaume du Portugal présent sur l'île.

ArchitectureModifier

Les portugais construiront plus d'une vingtaine de fort dans le pays, comme le Fort Frederick ou le Fort de Jaffna.

ReligionModifier

La religion est sûrement l'héritage le plus important du règne portugais sur l'île, avec l'introduction du catholicisme[3]. Dès le début du règne de Dharmapala, les Portugais ont régulièrement détruit tous les vestiges bouddhistes ou hindouistes qu'ils croisèrent. Les Portugais ont usé de la force pour imposer certaines traditions chrétiennes, et les tamouls du nord auront davantage souffert du fait que les cingalais du Royaume de Kotte pouvait fuir dans le Royaume de Kandy.

La mise en place du catholicisme romain a été réalisé au prix de terribles souffrances et humiliations imposées aux adeptes des religions traditionnelles et ou de l'islam.[4]

Néanmoins, l'impact de catholicisme n'était pas entièrement destructeur. C'est au crédit des Portugais que les conversions au catholicisme ont permis aux locaux de résister à l'épreuve du harcèlement et de la persécution sous les Hollandais. Par exemple, le calvinisme, que les Hollandais propageaient avec le même zèle, sinon les mêmes moyens que les catholiques portugais, ne développa pas de racines fortes parmi le peuple, et son influence s'est évanoui face au catholicisme. De plus, les règles du christianisme ont ouvert la voie à l'absorption de nouveaux concepts sociaux tels que la monogamie et la candeur du mariage. L'influence de cette nouvelle religion est la cause principale de la disparition de la polygamie et de la polyandrie des basses terres.[4]

Voir aussiModifier

RéférencesModifier