Dans la mythologie grecque, les Cercopes (en grec ancien Κέρκωπες / Kérkôpes[1] sont Passalos et Acmon[2], deux fils d'Océan et de l'Océanide Théia[2]. Leur capture est le troisième travail confié à Héraclès par la reine Omphale.

Héraclès transportant les Cercopes attachés à un bâton, amphore attique à figures noires, -530--500, Musée archéologique national de Madrid

MytheModifier

Les Cercopes et HéraclèsModifier

Selon le récit rapporté par la Souda et le pseudo-Nonnos[3], les Cercopes tentent de dérober les armes d'Héraclès pendant que celui-ci est en train de dormir. Le héros les capture et les pend par les chevilles. La tête à l'envers, ils ont vue sur le postérieur découvert du héros, brûlé et noirci par ses combats : ils comprennent trop tard les propos de leur mère, qui les avait mis en garde contre Mélampygos, du grec ancien μελαμπῦγος "Aux fesses noires".

Les Cercopes, se mettant à rire, plaisantent le héros sur cette particularité anatomique. Héraclès finit par rire lui-même et par les relâcher[4].

Chez Ovide : la métamorphose en singesModifier

Ovide[5] en fait des habitants de l'île de Pithécusses (en Grande Grèce), métamorphosés en singes par Zeus pour leurs nombreux parjures[6].

PostéritéModifier

La version d'Ovide a inspiré le zoologue moderne Carl Von Linné au XIXe siècle pour nommer le genre de singes Cercopithecus.

NotesModifier

  1. pluriel de Κέρκωψ / Kérkôps, de κέρκος / kérkos, « queue »[réf. nécessaire])
  2. a et b Lucien de Samosate 2015, p. 601.
  3. Narrationes ad Gregorii Nazianzeni XXIX = Westermann, Mythographoi, p. 375.
  4. Robert Graves, Les Mythes grecs [détail des éditions], Fayard, vol. 2, p. 160-161.
  5. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne] (XIV, 92).
  6. Voir aussi Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 31, 7).

BibliographieModifier