Ouvrir le menu principal

Centre hospitalier de Vesoul
Image illustrative de l’article Centre hospitalier de Vesoul
Vue de l’hôpital
Présentation
Coordonnées 47° 38′ 12″ nord, 6° 08′ 18″ est
Pays France
Ville Vesoul
Adresse 2 rue René-Heymès
Fondation 19 septembre 2009
Site web www.gh70.fr
Organisation
Type Hôpital intercommunal
Affiliation Groupe hospitalier de la Haute-Saône
Services
Service d’urgences oui
Nombre de lits 400
Géolocalisation sur la carte : Vesoul

Le Centre hospitalier de Vesoul est un hôpital ouvert depuis septembre 2009 situé au sein du Pôle Santé des Haberges, à Vesoul, dans la Haute-Saône.

D'une surface totale de plus de 50 000 m2 et d’une capacité de près de 400 lits, l'hôpital de Vesoul est l'un des 3 hôpitaux faisant partie du groupe hospitalier de la Haute-Saône. Il s'agit du premier hôpital de France à chauffer uniquement au bois[1].

Sommaire

LocalisationModifier

L'hôpital se trouve dans le quartier des Haberges, zone aménagée au début des années 2000. Le centre hospitalier est situé à proximité d'autres centre de santé comme la clinique Saint-Martin et des cabinets médicaux. La rocade ouest de Vesoul contourne la zone de l'hôpital.

 
Carte du site du centre hospitalier

Historique des hôpitaux de VesoulModifier

  • Hôpital Saint-Valentin (1442-1573)

Le premier hôpital de Vesoul fut fondé le 30 janvier 1442 par le bienfaiteur vésulien, magistrat et lieutenant général du bailliage d'Amont Jean Sardon qui donna ses terrains pour la fondation de l'institution. L'hôpital est alors appelé hôpital Saint-Valentin, nommé d'après la chapelle de l'hôpital qui avait été dédié à ce martyr sous la volonté de Jean Sardon. Il était situé 12 rue du Presbytère, à proximité de l'église Saint-Georges[2].

  • Hôpital du Saint-Esprit (1573-1619)

L'hôpital étant jugé trop exigu et vétuste, un nouvel hôpital est créé en 1573 par Étienne Midy, docteur en droit, et fut nommé hôpital du Saint-Esprit (également appelé hôpital des vieillards). Il était localisé proche des remparts de la ville, impasse de la Charité, impasse située rue d'Alsace-Lorraine. Ce changement d'hôpital a vraisemblablement été facilité par les libéralités de Simon Renard, natif de la ville et conseiller de Charles Quint[3].

En 1619, soit une quarantaine d'années après l'ouverture de l'hôpital du Saint-Esprit, deux familles vésuliennes (Lambelin et Foillenot) demandèrent à ce que l'hôpital soit déplacé dans un lieu plus sécurisé et plus convenable, éloigné des remparts. Jean Foillenot, par son testament, légua une somme importante pour l'aménagement du nouvel hôpital à condition que l'hôpital soit transféré, hors de la ville et facilement accessible aux étrangers et aux pauvres. Joseph Lambelin fit également dons de plusieurs héritages. Le 22 octobre 1619, l'autorité diocésaine autorisa la construction du nouvel hôpital. C'est ainsi que deux ans plus tard, l'hôpital du Faubourg (actuel hôtel de ville) ouvrit ses portes, à proximité de la rivière du Durgeon. L'hôpital prit petit à petit de l'ampleur au XVIIIe siècle grâce aux très nombreux dons des bourgeois, magistrats et bienfaiteurs appartenant entre autres aux familles nobles de Vesoul telles que les Aymonnet, Foillenot, de Salive, Lambelin, Terrier et de Mongenet. Ainsi, on y construit deux chapelles (1684 et 1707) et on permet à l'hôpital de s'équiper de 80 lits[4].

L'hôpital du Faubourg est déplacé en 1938 dans un bâtiment situé à l'Est de la ville, dont les premières pierres datent de 1603 et qui fit originellement office de couvent des Capucins. Cet édifice emblématique de Vesoul, qui a été acquis par la ville en 1905 à la suite de la loi de séparation de l'Église et de l'État, eut différents usages au cours du XIXe siècle : hôpital militaire, dépôt de mendicité (1812), caserne d’infanterie (1814), école secondaire ecclésiastique (1821) et séminaire diocésain (1833). En 1911, Paul Morel, alors maire de Vesoul, propose d'installer dans ce bâtiment l'hôpital de Vesoul. Après des années de travaux, le nouvel hôpital est inauguré en 1938 au 41 avenue Aristide-Briand sous le nom d'hôpital Paul-Morel, en hommage à Paul Morel qui mourut en 1933, dans un accident ferroviaire[5].

L'actuel centre hospitalier de Vesoul, ouvert en 2009, se situe au sein du Pôle Santé des Haberges. Il a fallu 5 années de construction et 130 millions d'euros pour l'ouverture de cet hôpital couvrant une superficie totale de 52 000 m². Ce centre hospitalier est doté d'environ 400 lits, un plateau technique ultra-moderne avec 11 salles de bloc opératoire, 7 salles d’imagerie médicale, 1 IRM et 1 scanner, une hélistation et un parking de 700 places[6].

SpécialitésModifier

  • chirurgie générale
  • urologie
  • oto-rhino-laryngologie
  • médecine générale
  • diabétologie
  • endocrinologie
  • hématologie
  • rhumatologie
  • dermatologie
  • néphrologie
  • médecine gériatrique
  • gastro-entérologie
  • consultation post-réa
  • cardiologie
  • neurologie
  • pneumologie
  • cancérologie-oncologie
  • diététique
  • éducation thérapeutique
  • anesthésie
  • orthopédie
  • traumatologie
  • ophtalmologie
  • consultations anti-douleur et soins palliatifs
  • psychologie
  • CDAG-CIDDIST
  • sevrage tabagique
  • médecine du voyage
  • hémodialyse
  • imagerie médicale
  • radiographie, IRM, scanner
  • réadaptation fonctionnelle
  • pédiatrie
  • maternité et gynécologie

RéférencesModifier

  1. « Dossier de presse » [PDF], sur le site de l'agence d'architecture Groupe-6.
  2. Louis Suchaux, La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, Alain Suchaux, , 412 p. (ISBN 1271698773, lire en ligne), p. 350-351
  3. Louis Monnier, Histoire de la ville de Vesoul : avec de nombreuses reproductions de monuments et de portraits, t. 1, Vesoul, Louis Bon, (lire en ligne), p. 128-129
  4. Nicolas François Louis Besson, Annales Franc-Comtoises, (lire en ligne), p. 259-273
  5. « Vesoul : les travaux avancent sur le site Paul-Morel », sur le site de l'Est Républicain.
  6. « Centre Hospitalier Intercommunal de Vesoul », sur http://www.caue-observatoire.fr/

Voir aussiModifier