Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cellule souche (homonymie).

Une cellule souche hématopoïétique (CSH, ou HSC pour les anglophones, pour Hematopoietic stem cells) est un type de cellule primitive (Cellule souche), qui ne représente qu'une infime fraction du tissu hématopoïétique, mais qui est à l'origine de toutes les lignées de cellules sanguines du corps. A la fois capable de s'auto-renouveler et se dupliquer, elle joue un rôle fondamental pour l'hématopoïèse.

Sommaire

LocalisationsModifier

Après la naissance, les cellules souches hématopoïétiques actives se retrouvent uniquement dans la moelle osseuse, et en particulier chez l'adulte dans les os sternaux, dans les os iliaques et dans la « tête » du fémur. Néanmoins on a observé chez l'enfant et l'adulte quelques très rares cellules souches circulantes dites CSSP (cellules souches du sang périphérique) ; ces cellules progénitrices hématopoïétiques ont été découvertes dans le sang périphérique il y a plusieurs décennies grâce à des expériences de circulation croisée (modèle animal), et par la découverte de cellules clonogéniques reconstituant l'hématopoïèse chez l'animal et chez l'homme (plus nombreuses après une chimiothérapie ou après administration d'un facteur de croissance de l'hématopoïèse) ; avant que leur signification pour l'organisme ait été bien comprises, ces CSSP ont été utilisé à la fois comme transplant et produit de transfusion, supplantant les greffons médullaires[1].

ProvenanceModifier

Bien que chez l'enfant, l'adolescent et l'adulte les CSH ne se retrouvent que dans la moelle osseuse, elles ne sont pas originaires de ce tissu.

Elles émergent au cours du développement embryonnaire comme cellules endothéliales hématogènes spécifiques (dites endothélium hémogénique)[2], qui recouvrent les vaisseaux sanguins au niveau d'une région nommée AGM (pour Aorte-Gonades-Mesonephros). Une hypothèse est qu'elles pourraient dériver de cellules extra-embryonnaires apparaissant vers le 16ème jour après la fécondation, migrant ensuite via la circulation ombilicale)[1].

Ces cellules migrent ensuite au niveau du foie fœtal où elles se multiplient massivement (chez l'humain, entre la quatrième et la cinquième semaine de gestation), avant de coloniser le thymus, la rate et enfin (à partir de la 10ème semaine de gestation xxxx) la moelle osseuse.

Fonctions biologiquesModifier

En se divisant, une CSH donne une nouvelle cellule souche hématopoïétique grâce à sa capacité d'autorenouvellement. Et une cellule déjà engagée dans une voie de différenciation qui pourra, à terme, donner trois types de cellule sanguine mature :

Une CSH peut dans un premier temps donner naissance à une cellule lymphoïde progénitrice (CLP) ou à une cellule myéloïde progénitrice (CMP) qui donneront respectivement naissance aux lignées lymphoïdes et myéloïdes. Le passage d'une cellule souche hématopoïétique aux cellules mûres implique des étapes marquée par des phases de survie et de mort cellulaire, de prolifération et de différenciation, qui s'effectuent sous le contrôle de signaux régulateurs complexes, incluant notamment l'action de cytokines

Régulation des CSH et de leur proliférationModifier

C'est encore un sujet de recherche, d'intérêt pour comprendre la physiologie normale du système sanguin et de l'organisme, mais aussi pour mieux comprendre certaines maladies hématologiques, et mieux les traiter (leucémie notamment)[2].

Plusieurs études ont évoqué chez l'humain un lien entre la cholestérolémie et la prolifération de CSH (cause d'une augmentation anormale du nombre de globules blancs en circulation, elle-même source d'apparition de plaques athérosclérotiques et d'accumulation anormale de débris cellulaires dans les vaisseaux sanguins (athérosclérose) et de maladies cardiovasculaires[2].
Chez le poisson-zèbre utilisé comme modèle animal on a récemment (2019) aussi montré que l'élévation du taux de cholestérol plasmatique s'accompagne d'un accroissement du nombre de CSH dans l'endothélium hémogène[2].

Utilisation médicaleModifier

Ces cellules peuvent être utilisée pour des allogreffes pour traiter certaines hémopathies malignes[3]

Notes et référencesModifier

  1. a et b Chabannon, C., & Mannoni, P. (1995) Les cellules souches hématopoïétiques du sang périphérique chez l'homme
  2. a b c et d Vinothkumar Rajan & Jason N. Berman (2019) Fats enhance stem cell emergence | Science 08 Mar 2019:Vol. 363, Issue 6431, pp. 1041-1042 |DOI: 10.1126/science.aaw7059
  3. Michallet, M., Dhedin, N., & Michallet, A. S. (2001) Allogreffes de cellules souches hématopoïétiques dans le traitement des hémopathies malignes. Bulletin du cancer, 88(9), 908-26 (résumé)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier