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Cato Institute
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Histoire
Fondation
1974
Cadre
Type
Domaine d'activité
généraliste
Siège social
1000 Massachusetts Avenue NW Washington, D.C. 20001
Pays
Organisation
Chercheurs
46
Fondateurs
Personnes clés
Edward H. Crane, fondateur,
Idéologie
Right-libertarianism (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Budget
Recettes : $29 145 000
Dépenses : $25,290,000 (FYE March 2014)
Chiffre d'affaires
36 889 645 dollar américain ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
IRS

Le Cato Institute (français : Institut Caton) est un think tank libertarien américain basé à Washington (district de Columbia). Il a été créé initialement sous le nom de Charles Koch Foundation en 1974 par Ed Crane, Murray Rothbard et Charles G. Koch[Nb 1]. En juillet 1976, la Charles Koch Foundation est renommé en Cato Institute.

Selon le 2015 Global Go To Think Tank Index Report, il est classé 11e think tank dans le Top Think Tanks Worldwide (U.S. and non-U.S.)[1] et le 6e aux États-Unis [2].

HistoireModifier

Le Cato Institute a été fondé en décembre 1974 à Wichita au Kansas par Edward H. Crane (ancien président du Parti libertarien), avec un financement initial de Charles G. Koch.

Il doit son nom aux Cato's Letters, des pamphlets libéraux écrits au début du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, qui reprenaient les idées politiques de John Locke et qui ont posé les fondements philosophiques de la guerre d'indépendance américaine. Ces lettres reprenaient le nom de Caton le jeune (Cato en anglais) et non une référence au catholicisme.

Parmi les trois membres fondateurs se trouvait le fondateur de l'anarcho-capitalisme, Murray Rothbard ; c'est lui qui inspira le nom de l'organisation, mais il la quitta en 1981 à cause de différends avec les autres membres (voir aussi la section « Critiques » pour son opinion sur l'institut). La même année, l'institut déménage à Washington.

Idées défenduesModifier

Dans ses statuts, le Cato Institute annonce défendre des politiques qui défendent « les libertés individuelles, un gouvernement réduit, les libertés économiques et la paix. » Les universitaires qui en font partie défendent souvent des positions libertariennes notamment la privatisation de la National Aeronautics and Space Administration[3], de l'United States Postal Service[4], de la télévision publique[4], de la Social Security (États-Unis)[5], de la Transportation Security Administration[6], des transports publics[7]. Il s'oppose au salaire minimum[8], aux lois anti trust[9], à la discrimination positive[10] souhaite la suppression de l'État-providence[11] et des barrières douanières.

Le think tank a vivement critiqué la politique actuelle des États-Unis en matière de drogues et la militarisation des forces de l'ordre américaines[12].

Il s'oppose à ce qu'il nomme le "corporate welfare", la pratique consistant pour les politiques à acheminer de l'argent des contribuables vers des intérêts d'entreprises politiquement liés[13].

Le Cato Institute soutient une politique étrangère non interventionniste, critiquant l'invasion de l'Irak de George W. Bush, l'intervention en Libye de Barack Obama et l'implication des États-Unis dans le conflit au Yémen[14].

Bien qu'officiellement indépendant de tout parti, il existe des liens entre le Cato Institute et le mouvement conservateur américain. En effet, de nombreux républicains ont repris les idées libertariennes du Cato Institute et Ronald Reagan ainsi que Barry Goldwater ont été influencés par ces mêmes idées.

Récemment, il a vivement critiqué le "muslim ban" voulu par Donald Trump[15].

L'organisation défend également des positons climatosceptiques et exerce un lobbying contre les lois liées à la protection de l’environnement[16]

ActionsModifier

 
Siège du Cato Institute

Le Cato Institute publie des revues évaluées par des pairs comme The Cato Journal[17] et Regulation[18] mais aussi des périodiques comme Cato's Letter, Cato Supreme Court Review et Cato Policy Report.

Il publie également des ouvrages tels que Social Security: The Inhérent Contradiction, In Défense of Global Capitalism, You Can't Say That!: The Growing Threat to Civil Liberties from Antidiscrimination Laws, In Defense of Global Capitalism, The Improving State of the World, Restoring the Lost Constitution.

Le think thank réalise quotidiennement des podcasts[19].

RevenusModifier

Selon le rapport annuel de 2016, l'institut a effectué pour 31,47 millions $ de dépenses et a eu des revenus de 38,21 millions $. 80 % de ces revenus provenaient de particuliers, 15 % d'associations, 1 % d'entreprises, et 4 % de programmes et autres[20].

Rupert Murdoch a été membre du conseil d'administration de Cato, alors qu'il siégeait également chez Philip Morris. Il est reproché à l'institut d'avoir reçu d'importants fonds du lobby du tabac[21]. Le groupe Knight Ridder l'a également accusé d'avoir accepté des fonds de l'assureur American International Group (AIG) au moment de sa campagne pour la privatisation de la sécurité sociale. De 2001 à 2003, Cato a reçu 75 000 $ d'ExxonMobil. En 2005, Doug Bandow, senior fellow au Cato Institute, a reconnu avoir accepté de l'argent du lobbyiste Jack Abramoff pour lui écrire des articles favorables aux clients de ce dernier[22]. Le Think Tank bénéficie aussi de financements de Google[16].

Prix Milton Friedman pour le progrès des libertésModifier

Depuis 2002, le Cato Institute décerne le prix Milton Friedman tous les deux ans à ceux « qui ont fait une contribution remarquable au progrès de la liberté humaine ». Le prix est assorti d'une prime de 500 000 $.

LauréatsModifier

Ont notamment remporté le prix:

Prix Nobel ayant travaillé avec le Cato Institute[31]Modifier

CritiquesModifier

Murray Rothbard, théoricien anarcho-capitaliste ayant été l'un des fondateurs du Cato Institute, lui reprocha par la suite de pencher en plusieurs manières vers l'étatisme progressiste, que ce soit en défendant certaines positions sociétales anti-libérales (défense de lois anti-discrimination concernant les homosexuels) ou encore en proposant des réformes fiscales mi-figue mi-raisin (remplacement d'un impôt par un autre censé apporter une rentrée fiscale équivalente), entre autres[32].

NotesModifier

  1. Koch est le président du conseil d'administration et directeur général du conglomérat Koch Industries, la deuxième plus grande société privée par le chiffre d'affaires aux États-Unis.

RéférencesModifier

  1. http://repository.upenn.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1009&context=think_tanks Top Think Tanks Worldwide (U.S. and non-U.S.) p.49
  2. http://repository.upenn.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1009&context=think_tanks Top Think Tanks Worldwide (U.S. and non-U.S.) p.59
  3. (en) « Time to Privatize NASA », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  4. a et b (en) « Postal Service Privatization », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  5. (en) « Privatizing Social Security: A Big Boost for the Poor », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  6. (en) « After Another Failure, Time to Privatize TSA », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  7. (en) « Fixing Transit: The Case for Privatization », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  8. (en) « The Minimum Wage Is Cruelest to Those Who Can't Find a Job », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  9. (en) « The Case Against Antitrust », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  10. (en) « The Affirmative Action Myth », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  11. (en) « The Welfare State Needs Abolition, Not "Reform" », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  12. (en) « Overkill: The Rise of Paramilitary Police Raids in America », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  13. (en) « The Corporate Welfare State: How the Federal Government Subsidizes U.S. Businesses », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  14. (en) « GOP's Foreign Policy Goes from Bad to Ugly as Marco Rubio Pushes Intervention for Fun and Profit », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  15. (en) « Five Reasons Congress Should Repeal Trump’s Immigrant & Refugee Ban », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  16. a et b « Google a contribué au financement d’organisations climatosceptiques », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  17. (ISSN 0273-3072)
  18. (ISSN 0147-0590)
  19. « Cato Daily Podcast »
  20. (en) « Rapport annuel de 2016 »
  21. [PDF]Document de no-smoke.org
  22. « Op-Eds for Sale », BusinessWeek, 16 décembre 2005.
  23. (en) « Biennial Dinner: The Milton Friedman Prize for Advancing Liberty », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  24. (en) « Biennial Dinner The Milton Friedman Prize for Advancing Liberty », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  25. (en) « Biennial Dinner: The Milton Friedman Prize for Advancing Liberty », Cato Institute,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  26. [PDF] (fr) Le leader du Mouvement Étudiant Vénézuélien Récompensé par le Prix Milton Friedman pour la Liberté de 500,000 $
  27. (en) « Akbar Ganji: Winner of the 2010 Milton Friedman Prize », Cato Institute (consulté le 6 novembre 2017)
  28. (en) « Mao Yushi: Winner of the 2012 Milton Friedman Prize for Advancing Liberty », Cato Institute (consulté le 6 novembre 2017)
  29. (en) « Leszek Balcerowicz: Winner of the 2014 Milton Friedman Prize for Advancing Liberty », Cato Institute (consulté le 6 novembre 2017)
  30. (en) « Flemming Rose: Winner of the 2016 Milton Friedman Prize for Advancing Liberty », Cato Institute (consulté le 6 novembre 2017)
  31. « Nobel Laureates at Cato »
  32. « LES LIBÉRAUX ÉTATISTES », Murray Rothbard, novembre 1994 ; traduit par Hervé de Quengo

Liens externesModifier