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Mme O'Leary et sa vache, dans le Harper's Magazine en 1871.

Catherine O'Leary (aussi connue comme Cate O'Leary), née le en Irlande et morte le à Chicago, est une immigrée d'origine irlandaise vivant à Chicago qui est devenue célèbre pour avoir été accusée à tort d'être responsable d'avoir accidentellement provoquée le Grand incendie de Chicago survenu le .

BiographieModifier

C'est sur sa terre natale d'Irlande que Catherine rencontre son futur époux Patrick O'Leary (né en 1819 dans le comté de Kerry - mort en 1894 à Chicago), un entrepreneur de confession catholique. Ils ont trois enfants. Ils émigrent aux États-Unis dans les années 1850 et s'installent à Chicago qui devient la terre promise pour de nombreux irlandais.[réf. souhaitée]

Faits et accusationsModifier

 
La maison des O'Leary au 137 DeKoven Street (1871).

Chicago, 1871. Le feu démarra le dimanche à 21 heures dans un hangar situé sur DeKoven Street[1] et détruisit 48 blocs jusqu’à Fullerton Avenue au nord, réduisant en cendres une surface de 6 kilomètres (4 miles) par 1 kilomètre (3/4 miles), soit environ 9 km2 (2 000 acres)[2], causant pour plus de 222 millions de dollars de dégâts, soit le tiers de la valeur foncière de la ville. Après l’incendie, 125 corps furent retrouvés. Les estimations définitives vont de 200 à 300 morts. On dénombrait également au moins 100 000 sans-abri[3]. Des accusations lourdes à porter pour la famille O'Leary.

L'histoire voulue que cet incendie ait été amorcé par une vache ayant rué dans une lampe dans la grange de Patrick et Catherine O'Leary. Mme O'Leary était le parfait bouc émissaire : elle était une femme, immigrée d'origine irlandaise et de confession catholique - une combinaison qui ne valait pas grand-chose dans le climat politique du Chicago de l'époque.

Sans la moindre présomption d'innocence, ce ragot circulait déjà dans tout Chicago avant même que les flammes ne s'éteignent et elle était publiée dans la première édition du Chicago Tribune après l'incendie. Michael Ahern, le journaliste qui avait inventé cette histoire de vache, admit lui-même en 1893 qu'il avait tout imaginé, car il pensait faire un article haut en couleur[4]. Cependant, le nom des O'Leary resta dans les mémoires.

En 1997, le maire de Chicago Richard M. Daley propose un texte de loi qui est voté par le conseil municipal déclinant toute responsabilité de la vache de Mme O'Leary dans la propagation de l'incendie, mettant fin à plus d'un siècle de brimades[5]. À ce jour, la cause exacte de l'incendie reste inconnue.

Fin de vieModifier

Elle meurt à 68 ans des suites d'une pneumonie le dans sa maison au 5133 Halsted Street. Elle est enterrée au Cimetière Mount Olivet (Chicago).

Dans le documentaire Chicago : City of Century de PBS, un descendant des O'Leary expliqua qu'à la suite de la tragédie de 1871, Cate vécue difficilement, sa maison attirant notamment les curieux parfois même les hostilités de la part de certains voisins (une situation qui l'obligea à déménager) et qu'elle fut sans arrêt blamée pour ce dont elle n'était pas responsable et ce jusqu'à sa mort[6].

Dans la culture populaireModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) Bessie Louise Pierce, A History of Chicago : Volume III : The Rise of a Modern City, 1871-1893, Chicago, University of Chicago Press, 1957, rep. 2007, 4 p. (ISBN 978-0-226-66842-0)
  2. Donald Miller, City of the Century : The Epic of Chicago and the Making of America, New York, Simon & Schuster, , 704 p. (ISBN 0-684-83138-4, lire en ligne), p. 159.
  3. Richard Bales, « What do we know about the Great Chicago Fire? », (consulté le 14 novembre 2008)
  4. The Great Chicago Fire par Robert Cromie, publié par Rutledge Hill Press (ISBN 1-55853-264-1) et (ISBN 1-55853-265-X) (pbk. edition)
  5. (en) Molly Edmonds, « Did the Great Chicago Fire really start with Mrs. O'Leary's cow? », HowStuffWorks (consulté le 7 octobre 2011)
  6. Obituary, Chicago Tribune, July 4, 1895, p.1.

Article connexeModifier