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Casticos est une personnalité du puissant peuple celte des Séquanes du Ier siècle av. J.-C. Le territoire des Séquanes se situait dans l'est de la Gaule et leur capitale était l'oppidum de Vesontio (Besançon). Il nous est connu par une mention de Jules César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules (Livre I, 3.).

ProtohistoireModifier

Casticos est le fils de Catamantaloédis, qui avait régné en « Séquanie » et avait reçu le titre d'ami du peuple romain

Il est cité lors de l'épisode de la migration des Helvètes, conduite sous l'autorité d'Orgétorix.

Ce dernier rencontre Casticos et l'incite à reprendre le pouvoir de son père Catamantaloédis et à exercer sur les Séquanes.

 
Carte des peuples celtes de Gaule.

« Poussés par ces motifs et entraînés par l'ascendant d'Orgétorix, ils [les Helvètes] commencent à tout disposer pour le départ, rassemblent un grand nombre de bêtes de somme et de chariots, ensemencent toutes leurs terres, afin de s'assurer des vivres dans leur marche et renouvellent avec leurs voisins les traités de paix et d'alliance. Ils pensèrent que deux ans leur suffiraient pour ces préparatifs ; et une loi fixa le départ à la troisième année. Orgétorix est choisi pour présider à l'entreprise. Envoyé en qualité de député vers les cités voisines, sur sa route, il engage le Séquanais Casticos, fils de Catamantaloédis, et dont le père avait longtemps régné en Séquanie et avait reçu du peuple romain le titre d'ami, à reprendre sur ses concitoyens l'autorité suprême, précédemment exercée par son père. Il inspire le même dessein à l'Héduen[1] Dumnorix, frère de Diviciacos, qui tenait alors le premier rang dans la cité et était très aimé du peuple ; il lui donne sa fille en mariage. Il leur démontre la facilité du succès de leurs efforts ; devant lui-même s'emparer du pouvoir chez les Helvètes, et ce peuple étant le plus considérable de toute la Gaule, il les aidera de ses forces et de son armée pour leur assurer l'autorité souveraine. Persuadés par ces discours, ils se lient sous la foi du serment. : ils espéraient qu'une fois maîtres du pouvoir, au moyen de cette ligue des trois peuples les plus puissants et les plus braves, ils soumettraient la Gaule entière. »

— Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre I, 3.

NoteModifier

  1. La graphie « Héduen » est celle utilisée par Désiré Nisard, dans sa traduction des Commentaires sur la Guerre des Gaules de 1865.

Sources et bibliographieModifier

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