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Castellet-lès-Sausses

commune française du département des Alpes-de-Haute-Provence
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Castellet.

Castellet-lès-Sausses
Castellet-lès-Sausses
Vue générale du village.
Blason de Castellet-lès-Sausses
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Castellane
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière
Maire
Mandat
M. Claude Camilleri
2014-2020
Code postal 04320
Code commune 04042
Démographie
Gentilé Castelains
Population
municipale
134 hab. (2016 en augmentation de 13,56 % par rapport à 2011)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 42″ nord, 6° 45′ 50″ est
Altitude Min. 510 m
Max. 2 564 m
Superficie 53,91 km2
Localisation

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Castellet-lès-Sausses

Castellet-lès-Sausses (en occitan Castelet de Saussas) est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Castelains[1].

Sommaire

GéographieModifier

Le village est situé à 800 m d’altitude[2], sur un piton escarpé, qui offre un beau panorama sur la vallée du Var. Ce site est inscrit[3].

 
Castellet-lès-Sausses et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Castellet-lès-Sausses sont :

GéologieModifier

Le périmètre de protection de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence couvre également la commune de Castellet-lès-Sausses.

Les marnes sont présentes en masse plus ou moins importante aux environs d’Entrevaux et surtout du Castellet-lès-Sausses[4].

Sur la commune de Castellet juste en aval de Sausses, une source salée faisait l’objet, dans le passé, d’un petit commerce : l’eau salée était concentrée par évaporation, et la saumure était vendue au litre pour les besoins de l’alimentation[5].

ReliefModifier

Castellet-lès-Sausses est un village perché, dominé par le Rocher du Carton (2 598 m).

Les principaux autres sommets sont[6] :

  • le Puy du Pas Roubinous (2 516 m) ;
  • la Cime Fourchias (2 504 m) ;
  • la Pointe de Sangaris (2 426 m) ;
  • le Col du Fa (route tourmentée puis piste pour y parvenir) à 1 500 m ;
  • le Mourre froid, 2 027 m.

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

 
Le Coulomp près de sa source.

La commune a un territoire très allongé du sud au nord[7] sur lequel se trouve la source du Coulomp.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[8] :

  • fleuve le var,
  • ravins de trinquier, de la gourre, du riou, des pourchiers, du gaut, de la tuilière, de mallunes, de grave plane, du pasqueiret, de la valette, de farnet,
  • torrent le coulomp.

EnvironnementModifier

La commune compte 1 000 ha de bois et forêts, soit 18,5 % de sa superficie[1].

Le site est inscrit au titre de la loi de 1930 de protection des paysages par arrêté 01 septembre 1966[9].

HameauxModifier

 
Le hameau de Enriez.
  • Aurent, avec motte castrale élevée au XIe siècle[10], fut abandonné de 1978 à 1980.
  • Enriez[11] est un hameau qui s'est développé à proximité de la route à la fin du XIXe siècle. Son église dédiée à saint Martin est classée monument historique. Elle possède un tableau donné par Napoléon III en 1869. Une partie du mobilier de l'église paroissiale est classée sur la base Palissy[12],[13].
  • Agnerc.

Risques naturels et technologiquesModifier

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Entrevaux auquel appartient Castellet-lès-Sausses est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[14], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[15]. La commune de Castellet-lès-Sausses est également exposée à quatre autres risques naturels[15] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée du Var),
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[16].

La commune de Castellet-lès-Sausses est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[17]. La route nationale 202 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[18].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[17] mais le Dicrim existe depuis 2011[19].

Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont ceux du 15 mars 1993, avec une intensité macro-sismique de III et demi sur l’échelle MSK et Demonte pour épicentre, et celui du 5 avril 1959, avec une intensité de III et demi et Saint-Paul-sur-Ubaye pour épicentre[20].

ToponymieModifier

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle (Castelletum de Salsis, soit petit château près de Sausses)[2],[21]. Selon Ernest Nègre, le nom apparaît pour la première fois vers 1200, avec le sens de petit village fortifié, sans château[22]. La présence d’un couvent, attribué par la tradition aux Templiers, changea le nom en Castellum monasterium. Selon Joseph-Antoine Durbec, la maison attribuée aux Templiers est un exemple de faux établissement templier, l’ordre n’ayant jamais rien possédé à Castellet-lès-Sausses[23].

Le lieu-dit Moustiers est connu depuis 1376 (ecclesia Mostayreti)[24].

Selon Ernest Nègre, le nom du village d’Aurent, ancienne commune, apparu dans les textes vers 1200 (Aurens), vient du peuple des Auriensis, ou du nom de lieu Orense, en Espagne, devenu un nom de famille romain[25]. Selon Charles Rostaing, l’origine du toponyme est probablement antérieure aux Gaulois[26].

ÉconomieModifier

Aperçu généralModifier

En 2009, la population active s’élevait à 32 personnes, dont 1 chômeur[27]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (22 sur 32)[28] et travaillent majoritairement hors de la commune (23 actifs sur 32)[28].

AgricultureModifier

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait trois établissements actifs au sens de l’Insee et un emploi salarié[29].

Le faible nombre d’exploitations est couvert par le secret statistique, dans l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture[30]. Il était de quatre en 2000[30], de douze en 1988[31]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement baissé, de 266 ha à 113 ha[31]. Actuellement, les exploitations de la commune sont des élevages, les maraîchers et autres exploitants ayant des cultures permanentes ont disparu dans les années 2000[30].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de Castellet-lès-Sausses se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Actuellement, l’oliveraie communale ne dépasse pas les 1000 pieds[32].

IndustrieModifier

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait trois établissements, sans emploi salarié[29].

Activités de serviceModifier

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait six établissements (avec deux emplois salariés), auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant deux personnes[29].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[33], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[34]. Aucune structure d’hébergement spécialisée n’est recensée dans la commune. Dans ces conditions, les résidences secondaires apportent la seule capacité d’accueil[35] : avec 108 résidences secondaires, elles comptent pour plus des deux tiers des logements. Huit résidences secondaires possèdent plus d’un logement[36],[37].

HistoireModifier

 
Castellet-lès-Sausses, église et village

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Castellet dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[38].

Le fief de Castellet-lès-Sausses était très morcelé. Il fut néanmoins érigé en marquisat avec Aurent pour Gaspard de Gueidan[21].

La Bastide constituait un fief et une communauté au Moyen Âge[21].

Jusqu’en 1245, la communauté de Castellet relevait de la baillie d’Outre-Siagne, circonscription administrative du comté de Provence. Celle-ci est ensuite démembrée en plusieurs circonscriptions plus petites, et après une période de stabilisation, on sait que Castellet est rattachée à la viguerie de Puget-Théniers[39]. Elle releva de la viguerie d’Annot dès sa création au XVIIIe siècle[40]. Castellet-lès-Sausses était exemptée du paiement du fouage, impôt comtal prélevé en proportion du nombre de feux de chaque communauté[41].

Le bois des forêts de Castellet était coupé et acheminé par flottage sur le Var pour être utilisé dans la construction de navires à l’arsenal de Toulon, à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle. Cette pratique a perduré jusqu’au début du XXe siècle et l’arrivée du chemin de fer, avec d’autres usages pour le bois, dont la construction du port de Nice à partir de 1749[42].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[43].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités. Dès 1818, les cadastres dit napoléoniens d’Aurent et de Castellet-lès-Sausses sont achevés[44].

En 1845, une paroisse fut créée à Enriez[45]. Comme de nombreuses communes du département, Castellet-lès-Sausses se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons fonctionnent, à Castellet et à Enriez[46]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent pas la commune[47],[48]. Si les subventions accordées par la deuxième loi Duruy (1877) permettent de rénover les deux écoles[49], ce n’est qu’avec les lois Ferry que les petites filles de la commune sont scolarisées.

Aurent est rattaché à Castellet-lès-Sausses en 1961, après avoir été rattaché à Braux de 1932 à 1961[50]. Elle comptait 91 habitants en 1765[21]. Elle aussi comptait une école en 1863[46], réservée aux garçons[47],[48] et remplacée par un bâtiment neuf grâce aux subventions de la deuxième loi Duruy[49].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, un vignoble existait à Castellet-lès-Sausses, dont la production était consommée sur place et s’exportait. Il n’en reste plus rien aujourd’hui[51].

HéraldiqueModifier

 

Blasonnement :
De gueules à trois tours d'argent, maçonnées de sable, accompagnées en pointe d'une fleur de lys d'or, avec cette inscription autour : CASTELET en lettres de sable.[52],[53]

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Jean Gubert[54]    
Les données manquantes sont à compléter.
         
2001 2008 Éliane Rosie-Viglietti   [55]
mars 2008 En cours
(au 17 avril 2014)
M. Claude Camilleri[56],[57] DVD Retraité

Budget et fiscalité 2017Modifier

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[58] :

  • total des produits de fonctionnement : 235 000 , soit 1 703  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 116 000 , soit 838  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 157 000 , soit 1 139  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 239 000 , soit 1 732  par habitant.
  • endettement : 76 000 , soit 554  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 14,37 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 18,91 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 59,32 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 25,47 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : Médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 877 [59].

IntercommunalitéModifier

Castellet-lès-Sausses fait partie:

UrbanismeModifier

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[61].

DémographieModifier

En 2016  , Castellet-lès-Sausses comptait 134 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Castellet-lès-Sausses). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
47 feux363370330340369405441450444
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
452469427410423434459370356343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
348347303250218171160151139152
1968 1975 1982 1990 1999 2008 - - - -
134104114119106113----
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[21], Ehess[50], Insee à partir de 1968[62],[63],[64])

L’histoire démographique de Castellet-lès-Sausses, après le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1836 à 1881. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1926, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1856[65]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la population s’est stabilisée au-dessus de la centaine d’habitants.

Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Grotte des ChamoisModifier

Depuis 2007, une équipe de spéléologues cartographie une grotte[66] où le Coulomp prend sa source[67] qui a un débit annuel moyen d'environ 1 100 L/s. Le réseau de galeries fait plus de quatorze kilomètres de long pour 390 m (-67 ; + 323) de dénivelé; le « Coulomp souterrain » formant ainsi une vaste rivière souterraine qui donne naissance par une cascade au torrent du Coulomp[68]. Les pertes des lacs de Lignin situées sur la commune de Colmars-les-Alpes sont à l'origine des eaux souterraines[69]. De 2010 à 2013, un conduit naturel de 40 m a été élargi pour servir de seconde entrée, la grotte des Fantasmes[70],[71]située sur la commune de Méailles.

Architecture civileModifier

 
Le village sur son piton rocheux.

Le village, sur un piton rocheux, est considéré comme pittoresque par les historiens Duby et Baratier[21]. Le village d’Aurent se signale en constituant une pointe vers le sud de la zone où les maisons ont, traditionnellement, une couverture de montagne : bardeaux anciennement, lauses et tuiles en écailles, sur toits à forte pente[72].

Sur la place de Castellet, une maison seigneuriale, dite le « château », a subi des travaux qui lui ont fait perdre tout caractère distinct[73].

À Enriez, le château est un bâtiment encadré de deux tours rondes, dont une incomplète (gentilhommière des XVIIe-XVIIIe siècles)[73].

Le pont de Gueydan est signalé par Raymond Collier[74].

Architecture militaireModifier

  • château fort en ruines[75].

Architecture religieuseModifier

 
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
 
Clocher de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

L’église romane Saint-Pierre-et-Saint-Paul (ou Sainte-Magdeleine), à Castellet, du XIVe siècle, est classée monument historique[76]. Construite au sommet du village, elle domine la vallée du Var d’environ 300 m[77]. Construite à la fin du XIIIe siècle, elle dépendait de l’abbaye Saint-Dalmas de Pedona (Piémont). Les trois travées sont coupées par des arcs doubleaux simples, celle du chœur est moins élevée. Elle possède une abside derrière le chœur. Elle se signale surtout par sa position, au sommet de la montagne rocheuse qui porte le village, roc qu’elle semble prolonger[78]. Elle est ornée de peintures « en bon état et d’assez bon goût » (Raymond Collier), dont les motifs sont peints dans des quadrilobes[79]. La croix de procession, en cuivre argenté, est ornée, au bout de chaque branche, de représentations en bas-relief, une sur chaque face. Cette croix, datant du XVIe siècle, est classée monument historique au titre objet[80].

L’église Saint-Martin, à Enriez, XIXe siècle : elle remplace en 1866 une ancienne église de 30 m2 (dont la démolition a permis de dégager l’actuelle place). Le clocher est construit en 1878. Le sol est pavé de terre cuite[81].

 
Chapelle Sainte-Madeleine.

L’église Saint-Pons, à Aurent (entre 1600 et 1650) : la voûte en berceau est recouverte intérieurement d'un lambris enduit. Les bardeaux ont été recouverts de tôle plate, le clocher est couvert de lauses. Au XIXe, elle était pavée de galets[82].

La chapelle Sainte-Madeleine (XIIIe siècle)[83], sur la place du village de Castellet, en pierre bien taillée. Elle a été voûtée, mais est actuellement plafonnée[84]. Elle a été réparée avant 1892 et en 1967[40]. Autres chapelles :

  • Saint-Louis ;
  • Saint-Roch[2] ;
  • et Notre-Dame-du-Mousteiret, en ruines[40].

Monuments commémoratifs[85],[86],[87]:

  • Monument aux morts sur la place[88][89],
  • Monument aux morts, hameau d'Enriez[90].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Désiré Séraphin Achard, Sergent-Major[91].
  • Boeuf (Victor, Antonin, Firmin), né le 16 mars 1905 à Castellet-lès-Sausses (Basses-Alpes), décédé le 18 avril 1945 à Bergen (Allemagne), personne morte en déportation[92].
  • Jean Gubert, maire élu en mai 1945[93].

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

SourcesModifier

BibliographieModifier

NotesModifier

  1. a et b Roger Brunet, « Canton d’Entrevaux », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Arrêté du 1er septembre 1966, [1]
  4. La géologie dans le "Pays d'Entrevaux
  5. L’histoire géologique du terroir de Daluis
  6. Relief
  7. Cf carte du site du Pays A3V[2], consultée le 3 mai 2008
  8. L'eau dans la commune
  9. Castellet-lesSausses : village et ses abords
  10. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 31
  11. Fusion ou création de communes: hameau rattaché
  12. Enriez sur le site www.culture.fr
  13. Base Palissy pour Castellet-lès-Sausse
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  15. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 5 juillet 2012
  16. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  17. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
  18. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  19. Dicrim communal, base Dicrim, consulté le 5 juillet 2011
  20. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Castellet-lès-Sausses », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 5 juillet 2012
  21. a b c d e et f Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 169
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne). § 26665, p 1466
  23. Joseph-Antoine Durbec (préf. Jacques Juillet), Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, , 430 p. (ISBN 978-2-9138-2613-7, présentation en ligne), p 132
  24. Ernest Nègre, op. cit., § 27445, p 1518
  25. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 10616, p 641
  26. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  27. Insee, Dossier local - Commune : Castellet-lès-Sausses (04042), p. 5
  28. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  29. a b et c Insee, Dossier local, p. 16
  30. a b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  31. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  32. Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58
  33. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  34. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  35. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  36. Insee, Dossier local, p. 17
  37. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  38. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  39. Philippe Jansen, « Les droits comtaux dans les vigueries de Provence orientale d’après l’enquête de 1333 », Rives méditerranéennes, 37 | 2010, mis en ligne le 15 octobre 2011, p. 3-4.
  40. a b et c Daniel Thiery, « Castellet-lès-Sausses », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 20 décembre 2010, consulté le 5 juillet 2012
  41. P. Jansen, op. cit., p. 14
  42. Luc Thévenon, « Le flottage des bois sur le Var et ses problèmes », La forêt et le bois en Provence, Actes des 11es journées d’étude de l’espace provençal, Mouans-Sartoux, 13-14 mai 2000, Mouans-Sartoux, Centre régional de documentation occitane, (ISBN 2-9509775-7-X), p. 67.
  43. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
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  45. Un peu d’histoire
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  47. a et b Labadie, op. cit., p. 16.
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  55. Les anciens maires de Castellet-lès-Sausses
  56. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De La Bréole à Corbières (liste 2), consulté le 7 mars 2013
  57. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « De La Bréole à Corbières (liste 2) », Les communes du département, consultée le 17 avril 2014.
  58. Les comptes de la commune
  59. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  60. Communauté de communes du Pays d'Entrevaux, consulté le 24 août 2013
  61. Communauté de Communes Alpes Provence Verdon « Sources de Lumière » : Lancement du PLUi du Moyen Verdon
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  65. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  66. La grotte des Chamois a pour coordonnées 44° 03′ 03″ N, 6° 41′ 56″ E.
  67. Jean-Claude Nobécourt, Philippe Audra, « La Grotte des Chamois », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 47-68
  68. Sylvain Kahn, « L'eau souterraine est elle l'avenir de la planète ? », émission Planète terre sur France Culture, 3 octobre 2012.
  69. Jean-Claude d’Antoni-Nobécourt et Philippe Audra, Fédération française de spéléologie, « Un –1 000 dans les Alpes-de-Haute-Provence? », Spelunca., Paris, Fédération française de spéléologie, no 133,‎ , p. 25-31 (ISSN 0249-0544, lire en ligne).
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  77. Jacques Morel, Guides des Abbayes et des Prieurés : chartreuses, prieurés, couvents. Centre-Est & Sud-Est de la France, Éditions aux Arts, Paris, 1999. (ISBN 2-84010-034-7), p 60
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  80. Notice no PM04000066, base Palissy, ministère français de la Culture croix de procession
  81. « église paroissiale Saint-Martin », notice no IA04000451, base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. « église paroissiale Saint-Pons », notice no IA04000385, base Mérimée, ministère français de la Culture
  83. « chapelle Sainte-Madeleine », notice no IA04000431, base Mérimée, ministère français de la Culture
  84. Raymond Collier, op. cit., p 137
  85. Liste des morts pour la France de la commune
  86. Relevés en ligne
  87. Parcours de guerre des Poilus
  88. Monument aux morts
  89. Monument aux morts sur la place
  90. Monument aux morts, Hameau d'Enriez
  91. État nominatif des pertes du 340e R.I. (Recoupements par régiments 1914-1918)
  92. Arrêté du 27 février 2009 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès
  93. La Résistance, La libération. Liste des maires après élections générales des 29 avril et 13 mai 1945