Cassagnes-Bégonhès

commune française du département de l'Aveyron

Cassagnes-Bégonhès
Cassagnes-Bégonhès
Jour de marché.
Blason de Cassagnes-Bégonhès
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes Pays Ségali
Maire
Mandat
Michel Costes
2020-2026
Code postal 12120
Code commune 12057
Démographie
Gentilé Cassagnols, Cassagnoles
Population
municipale
904 hab. (2017 en augmentation de 2,96 % par rapport à 2012)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 11″ nord, 2° 31′ 52″ est
Altitude Min. 419 m
Max. 665 m
Superficie 30,93 km2
Élections
Départementales Canton des Monts du Réquistanais
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Cassagnes-Bégonhès

Cassagnes-Bégonhès est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

GéographieModifier

Localisation et communes limitrophesModifier

La commune de Cassagnes-Bégonhès se trouve au centre-ouest du département de l'Aveyron, dans la petite région agricole du Ségala[1].

Elle se situe à 27 km par la route[Note 1] de Rodez[2], préfecture du département, à 69 km de Villefranche-de-Rouergue[3], sous-préfecture, et à 20 km de Réquista[4], bureau centralisateur du canton des Monts du Réquistanais dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Réquista[5].

Les communes les plus proches sont[6],[Note 2] : Salmiech (3,5 km), Auriac-Lagast (4,7 km), Sainte-Juliette-sur-Viaur (5,1 km), Rullac-Saint-Cirq (5,4 km), La Selve (6,3 km), Comps-la-Grand-Ville (7,5 km), Meljac (8,3 km), Calmont (9,0 km), Durenque (9,6 km).


Paysages et reliefModifier

La commune atteint son point culminant à la Juliane au Nord-Ouest avec 661 mètres, le point le plus bas étant à la Jasse de Rayret avec 424 mètres.

HydrographieModifier

Une rivière, le Céor, et deux ruisseaux affluents du Céor, l’Hunargues et le Glandou, traversent la commune.

AccèsModifier

Ce bourg souffre d’un enclavement certain essentiellement dû au relief géographique. L'amélioration du tronçon de route Cassagnes-Begonhès – Pont-de-Grandfuel permettra de faciliter les liaisons avec la Primaube et la préfecture de l'Aveyron, Rodez.

La commune dispose de l'aérodrome de Cassagnes-Bégonhès.

HydrographieModifier

Réseau hydrographiqueModifier

 
Réseaux hydrographique et routier de Cassagnes-Bégonhès.

La commune est drainée par le Viaur, le Céor, le Glandou, l'Hume, l'Hunargues, le ruisseau de la Fourque, le ruisseau de Violelle, le ravin de la Barthette, le ravin de Ligounet, le ravin des Cazals, le ruisseau de Caucard, le ruisseau de Longue Vernhe et par divers petits cours d'eau[7].

Le Viaur prend sa source à 1200 m d’altitude dans la région naturelle du Lévézou qui présente un relief vallonné, dans la commune de Vézins-de-Lévézou pour confluer, après avoir parcouru environ 168 km, avec l'Aveyron à 400 m d’altitude à Lacroix-Barrez, après avoir arrosé 30 communes[8].

Le Céor, d'une longueur totale de 55,8 km, prend sa source dans la commune de Salles-Curan et se jette dans le Viaur à Saint-Just-sur-Viaur, après avoir arrosé 8 communes[9].

Le Glandou, d'une longueur totale de 12,2 km, prend sa source dans la commune de Auriac-Lagast et se jette dans le Céor à Cassagnes-Bégonhès, après avoir arrosé 4 communes[10].

Gestion des cours d'eauModifier

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron[11].

La commune fait partie du SAGE du bassin versant du Viaur, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le périmètre de ce SAGE couvre 89 communes, sur trois départements (Aveyron, Tarn et Tarn-et-Garonne)[12],[13]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) du bassin du Viaur, une structure qui regroupe les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI-FP) dont le territoire est inclus (en totalité ou partiellement) dans le bassin hydrographique du Viaur et les structures gestionnaires de l’alimentation en eau potable des populations et qui disposent d’une ressource sur le bassin versant du Viaur. Il correspond à l’ancien syndicat mixte du Bassin versant du Viaur[14],[15].

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 042 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique altéré », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne la moitié ouest du département de l'Aveyron, constitue une transition entre le climat océanique franc et le climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an)[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[17]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[16]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[18]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Rodez-Marcillac, qui se trouve à 20 km à vol d'oiseau de la commune[19], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[20], à 10,7 °C pour 1981-2010[21], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[22].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Sites Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[24] : Les « Vallées du Tarn, de l'Aveyron, du Viaur, de l'Agout et du Gijou », d'une superficie de 17 144 ha, s'étendent sur 136 communes dont 41 dans l'Aveyron, 8 en Haute-Garonne, 50 dans le Tarn et 37 dans le Tarn-et-Garonne. Elles présentent une très grande diversité d'habitats et d'espèces dans ce vaste réseau de cours d'eau et de gorges. La présence de la Loutre d'Europe et de la moule perlière d'eau douce est également d'un intérêt majeur[25].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Cassagnes-Bégonhès comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4],[26], la « Rivière du Viaur » (697,7 ha), couvrant 18 communes dont 14 dans l'Aveyron et 4 dans le Tarn[27] , et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[26], la « Vallée du Viaur et ses affluents » (27 587 ha), qui s'étend sur 56 communes dont 45 dans l'Aveyron, 10 dans le Tarn et 1 dans le Tarn-et-Garonne[28].

UrbanismeModifier

 
Infrastructures et occupation des sols de la commune de Cassagnes-Bégonhès.

Occupation des solsModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee, Cassagnes-Bégonhès est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 6][29],[30].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (aa %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC) millésimée 2012 est la suivante : terres arables (bb %), cultures permanentes (cc %), zones agricoles hétérogènes (dd %), prairies (ee %), forêts (ff %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (gg %), zones humides intérieures (hh %), zones urbanisées (ii %), espaces verts artificialisés non agricoles (jj %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (kk %), mines, décharges et chantiers (ll %), eaux continentales (mm %)[7].

PlanificationModifier

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Centre Ouest Aveyron approuvé en février 2020. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural Centre Ouest Aveyron, qui associe neuf EPCI, notamment la communauté de communes Pays Ségali, dont la commune est membre[31].

La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme approuvé[32]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le géoportail de l'urbanisme[33].

ToponymieModifier

CassagnesModifier

Ce nom est issu du gaulois cassanos signifiant chêne[34].

cassagnes : « lieux ou poussent les chênes (cassagnas)  ».

Cassagnes est la francisation du toponyme occitan Cassanhas, de « casse », le chêne (mot d’origine celtique).

BegonhèsModifier

Lorsqu’au IXe siècle, Charlemagne divisa son empire en comtés puis ces derniers en vigueries ou en districts, le territoire allant du Viaur au Giffou fut attribué à la famille De Bégon (de Begonh en occitan). Cette subdivision s’appela dès lors « le Bégonhés », le suffixe « és » marquant l’appartenance et la prononciation palatalisée du son « nh » réapparaissant en dérivation.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Cassagnes-Bégonhès fut le siège de l'une des quatre châtellenies du Rouergue. Jusqu'au milieu du XVe siècle, la vie de Cassagnes s'organise autour du château qui brûlera en 1584.

En 1471, il est décidé de bâtir un beffroi sur l'église. La tourelle dominant le chœur est abattue, les assises du clocher actuel sont construites jusqu'au quart environ de l'étage de l'église. Mais en 1481 les rigueurs de l'hiver, les inondations, la grêle et les orages font périr les récoltes et les bestiaux. La famine survient dans la contrée et la construction est totalement interrompue pendant trois ans. Ce n'est qu'après la venue de Jean d'Estaing, gouverneur du comté de Rodez, au nom de Charles d'Armagnac, que la construction reprend et sera achevée en 1499.

Époque moderneModifier

Époque contemporaineModifier

Dans les années 1810 à 1815, à l'époque de Napoléon Ier, la route de Rodez est construite. Dès lors que cette route fut livrée aux diligences, puis aux camions venant de la Primaube et de Rodez, Cassagnes, voué à la misère et à la décrépitude, verra ses maisons s'élever, son commerce et son artisanat se développer. Ce bourg devient ainsi prospère pendant des décennies.

L'orage du 5 juin 2007Modifier

Le , un violent orage a provoqué pendant quelques heures une importante inondation. L'eau a atteint jusqu'à 4 mètres sur la place du foirail traversée par le ruisseau l'Hunargues, canalisé jusqu'à sa jonction avec le Céor, de 2,50 m de large. L'Hunargues a subitement gonflé du fait d'orages du côté de Salmiech et, ne pouvant s'écouler dans la canalisation, trop petite, a formé un lac de retenue sur le foirail jusqu'à ce que le muret cède. Sur cinq hectares ont été répandus de la boue, des cailloux et des branches d'arbres[35].

Selon Météo France, il est tombé 150 mm entre 19 h 30 à 22 h. Le parapet du pont franchissant le Céor s'est effondré, deux bus ainsi qu'une quinzaine de véhicules ont été entraînés sur plus de 100 mètres et une quinzaine de maisons, surtout des commerces, ont subi de gros dégâts.

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Politique et administrationModifier

La liste des maires qui se sont succédé depuis la Révolution est la suivante :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791   Jacques Bonnefous    
1792   Antoine Palous de la Cailholie    
1793   Claude Faugères de Cassagnes    
1796   Antoine Bonnefous du Barrugat    
1799 1817 Amans Rudelle de Cassagnes    
1848 1854 Hyppolyte Grimal de Cassagnes    
1854 1865 Alphonse de Rudelle de Camalières de Cassagnes    
1865 1874 Africain Roques de Saint-Martin    
1874 1876 Auguste Roques de Saint-Martin    
1876 1896 Étienne Mazel du Bousquet    
1896 1907 Charles Canac de La Frégière    
1908 1917 Pierre-Joseph Pouget    
1917 1919 M. Izard    
1919 1944 Alphonse de Rudelle    
1945 1959 Jean Salis    
1959 1965 Marie-Paul Alric    
1965 1989 Léopold Destours    
1989 1995 Francis Cailhol    
1995 2001 Christiane Vernhes    
2001 2008 Francis Cailhol    
2008 en cours Michel Costes[36],[37]   Ancien cadre

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2017, la commune comptait 904 habitants[Note 7], en augmentation de 2,96 % par rapport à 2012 (Aveyron : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4741 4322 0471 9331 5451 0741 1131 1821 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3491 3421 4361 2811 2601 3701 3721 4731 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3661 4401 4391 2591 3061 2391 2731 2771 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 2961 2551 0831 0231 040982963903905
2017 - - - - - - - -
904--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Une perte apparaît entre 1911 et 1921 essentiellement due à la guerre de 1914-1918 (51 poilus morts au champ d'honneur), mais aussi à la grippe espagnole de 1918. Puis est apparu l'exode rural dès 1920 jusqu'en 1950-1960, beaucoup émigrant vers la capitale, mais la population se maintient. C'est vraiment à partir des années 1970-1980 que la démographie ne cesse de diminuer. L'hémorragie est de 24 % de la population entre 1962 et 1999.

SportsModifier

RugbyModifier

Le Rugby Club Régional Cassagnol (RCRC) est né en 1971. Le premier président était M. Trouche et les entraineurs du club étaient dirigés par M. Chambert. D'abord en 4e série pendant 5 saisons jusqu'à l'arrivée de l'ex-ruthénois Cristol dont les conseils à l'entraînement portèrent leurs fruits, le club accède successivement en 3e, 2e, 1re série et enfin en honneur en 1979-1980, la plus haute division régionale. L'apogée sera atteinte avec les 3 titres successifs de champion des Pyrénées : 1988-89, 1989-90 et 1990-91.

En 1995, s'opère la fusion avec Réquista et est créé le Rugby Club Réquista Cassagnes (RCRC). En 1996-1997, en promotion, le RCRC fut encore champion des Pyrénées.

L'école de rugby a rejoint le Luc-Primaube XV (LPXV) pendant que les équipes de jeunes(Cadets, Juniors, Séniors) restaient sous la coupelle du RCRC), puis le Lévézou Ségala Aveyron XV (LSA XV) a été créé.

Évoluant tout d'abord en Promotion Honneur, au cours d'une saison remarquable (Entraineurs principaux : Patrick Fuchs, Yves Jourdas), le LSA XV accède au championnat de Fédérale 3. Depuis lors il ne le quittera pas. L'école de rugby fusionne enfin avec celle du Rugby Club Naucellois (RCN) et forme le Lévézou Ségala Ovale (LSO).

FootballModifier

Le village de Cassagnes possède un stade de football. À l'origine, un club est créé sur la commune puis avec la commune voisine de Salmiech sous le nom d'Eveil-Sportif du Céor.

À la fin des années 1990, les communes d'Auriac-Lagast, Arvieu, Salmiech, Trémouilles, Comps et Cassagnes se regroupent sous le nom de "Pareloup-Céor Football-Club" issu de plusieurs petits clubs ou de clubs en sommeil.

Au milieu des années 2000, les communes de Trémouilles et Comps se retirent. Trémouilles rejoint le club de football de Flavin et Pont-de-Salars sous le nom de "JSL" (Jeunesse Sportive Lévézou). Comps-la-Grand-Ville recréait son propre club sous le nom de "Racing-Club de Comps".

En 2010, le Football-Club de Centrès-Taurines-Tayac (en sommeil) fusionne avec Pareloup-Céor Football-Club et créait une équipe féminine.

Quilles de huitModifier

Le Sport-Quilles Cassagnol, club de Quilles de huit de la commune, est le club le plus ancien de la commune.

Le premier concours a été organisé en septembre 1921 par Louis Viguié, mais le sport prend vraiment son essor avec l'organisation des premiers championnats de France en 1946. Le titre de champion de l'Aveyron est enlevé le 7 juillet 1974 par la quadrette Serge Loubière, Paul Ferréol, Louis Nespoulous et Michel Mazars. Le 15 juillet 1979, en honneur, cette quadrette décrochera en honneur la place de 3e.

Le 19 août 1979, en championnat de France par équipes à Rodez en catégorie honneur, l'équipe Loubière (Cassagnes) bat en finale l'équipe Sandral de La Primaube et devient championne de France.

Le 30 août 1981 est inauguré le terrain de quille cassagnol sur le terrain de Malet, endroit où se déroulent depuis les compétitions.

ÉconomieModifier

Cassagnes-Begonhès est le centre d'une région relativement riche et prospère, le cœur de l’activité économique étant la production du lait de brebis qui sert à la fabrication du fromage de Roquefort.

Culture et patrimoineModifier

L’égliseModifier

 
L'église.

L'église de Cassagnes-Begonhès, située en fond de vallée, n'est pas mise en valeur de manière optimale, même si la hauteur du clocher est de 44 mètres.

Vers le sommet de la tourelle qui loge l’escalier, ainsi qu’à mi-hauteur de l’un des contreforts, un écusson portant les armoiries de Monseigneur de Polignac, évêque de Rodez de 1494 à 1501 (trois bandes d’argent surmontées d’une crosse) permettent de dater cet édifice.

Le toit pyramidal fait penser à un chapeau chinois. Il fait regretter la ceinture de créneaux et de mâchicoulis qui, dit-on, formait autrefois un gracieux couronnement.

Le clocher comprend quatre étages : le souterrain, le fond de l’église, la salle de l’horloge et la demeure des cloches. Quatre cloches sont installées dans le clocher. Les deux grandes cloches furent fondues en 1881 et dédiées l’une à la Sainte Vierge, l’autre à saint Julien patron de la paroisse. Les deux autres cloches portent le nom de « Sit nomen domini benedictum » et de saint Martin ». La première, fondue en 1838, fut installée au lendemain de la Révolution. Quant à la cloche de saint Martin   Inscrit MH (1943)[42], la plus ancienne, elle sonne depuis 1595. Elle fut dénommée jadis « la cloche de la grêle » car elle aurait empêché plusieurs fois la grêle de tomber aux ports du bourg de Cassagnes.

Différents travaux ont été réalisés au XXe siècle. Des bancs ont été installés en 1957, ce qui perturba les habitudes de nombreux paroissiens car les places étaient auparavant réservées.

Le grand vitrail du chœur date de 1904. Il introduit à flots la lumière du soleil levant et tout à l’opposé la tribune laisse admirer une superbe rosace flamboyante. Symbole des douze tribus d’Israël, ce vitrail est décoré de douze médaillons que le soleil couchant fait resplendir comme une verrière de cathédrale.

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Le hameau de CéorModifier

Le hameau de Céor possède une petite église, dont le clocher servait à l'origine de donjon à un ancien château disparu depuis longtemps. Le village possédait une école et un presbytère. La paroisse est annexe de Taurines, commune de Centrès.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

« Coupé : au premier parti au I de gueules au léopard lionné d'or et au II d'argent au lion de gueules, au second d'argent au lion de sable. »

BibliographieModifier

  • Georges Bousquet, Cassagnes-Bégonhès, Mémoire de ma commune, Rodez, Auto-édition, , 496 p.
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Bernard Destours), Cassanhas : Arviu, Auriac, Caumont, La Grand'Vila, Saumièg, Senta-Jaleda / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Cassanhas, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 240 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-30-0, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36693004)
  • Albert Besombes, Martine Houdet et Gilbert Puech, Sur le chemin des moines : l'abbaye de Bonnecombe, ses possessions en Albigeois (Moularès et Bernac) et ses possessions en Rouergue, Valdériès, Centre d'animation socio-culturel et sportif, , 233 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (notice BnF no FRBNF35530606)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes.
  2. Les distance sont mesurées ici à vol d'oiseau entre chefs-lieux de communes.
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le 28 septembre 2020)
  2. « Distance entre "Cassagnes-Bégonhès" et "Rodez" », sur https://fr.distance.to (consulté le 28 septembre 2020).
  3. « Distance entre "Cassagnes-Bégonhès" et "Villefranche-de-Rouergue" », sur https://fr.distance.to (consulté le 28 septembre 2020).
  4. « Distance entre "Cassagnes-Bégonhès" et "Réquista" », sur https://fr.distance.to (consulté le 28 septembre 2020).
  5. « Métadonnées de la commune de Cassagnes-Bégonhès », sur le site de l'Insee (consulté le 28 septembre 2020).
  6. « Communes les plus proches de Cassagnes-Bégonhès », sur https://www.villorama.com (consulté le 28 septembre 2020).
  7. a et b « Fiche communale de Cassagnes-Bégonhès », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le 15 octobre 2020)
  8. Sandre, « le Viaur »
  9. Sandre, « le Céor »
  10. Sandre, « le Glandou »
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