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Carloman de Bavière

roi de Francie orientale

Carloman de Bavière
Illustration.
Carloman dans l'arbre généalogique de Carolingiens, réalisé par Ekkehard d'Aura (XIIe siècle).
Titre
Roi de Francie orientale

(4 ans, 1 mois et 1 jour)
Prédécesseur Louis II de Germanie
Successeur Louis III le Jeune
Roi d'Italie
Couronnement à Pavie
Prédécesseur Charles II le Chauve
Successeur Charles III le Gros
Roi de Bavière
Prédécesseur Louis II de Germanie
Successeur Louis III le Jeune
Biographie
Dynastie Carolingiens
Date de naissance
Date de décès
Lieu de décès Ötting, Bavière
Sépulture abbaye d'Ötting
Père Louis le Germanique
Mère Emma de Bavière
Conjoint Litzwinde
Enfants Arnulf de Carinthie

Carloman de Bavière[1] (en allemand : Karlmann), né vers 830 et mort le à Ötting, issu de la dynastie carolingienne, fut roi de Francie orientale de 876 à sa mort, ainsi que roi d'Italie de 877 à 879.

Sommaire

BiographieModifier

Carloman est le fils aîné du roi Louis II le Germanique et d'Emma de Bavière, fille du comte bavarois Welf Ier, l'ancêtre de la dynastie des Welf. Après de longs conflits au sein des Carolingiens, le traité de Verdun conclu en établit la mainmise de son père sur la Francie orientale, sur laquelle il règna jusqu'à sa mort en 876.

 
La Bavière au IXe siècle.

Dans les années 860, le règne de Louis le Germanique faisait face à une grave crise suite à l'échec d'une attaque contre la Francie occidentale de son beau-frère Charles le Chauve. Carloman, chargé de la gestion des margraviats à l'Est, en collaboration avec le prince Rastislav de Moravie et un certain nombre des nobles conradiens se révolte contre son père. Il fut fait prisonnier, mais put fuir aux marches orientales. Puis, vers l'an 865, le roi Louis a décidé de mettre en œuvre une répartition de ses domaines : il fit la paix avec son fils aîné qui reçut le patrimoine de la Bavière et ses marches au partage de Francfort[2]. En 871 et 872, une armée bavaroise sous le commandement de Carloman a lancé des campagnes contre les efforts d'expansion du prince Svatopluk de Moravie en Bohême, mais sans grand succès. En 874, des accords de paix mettant fin à la guerre ont été signés à Forchheim et Svatopluk a considérablement augmenté sa sphère de contrôle.

Après la mort de Louis le Germanique le , Carloman et ses frères cadets Louis III et Charles III le Gros ont partagé la Francie orientale conformément au règlement successoral de leur père. Carloman lui-même reçoit le territoire de la Bavière avec les margraviats de Carantanie (la future Carinthie) et de Pannonie, ainsi que les régions limitrophes des pays slaves de la Bohême appartenant à la principauté de Grande-Moravie. Après la mort de son oncle Charles le Chauve en 877, il hérite du royaume d'Italie, préparé également déjà du vivant de son père en accord avec l'empereur Louis II le Jeune. En été déjà, Carloman prévoyait de se rendre à Rome pour se faire couronner empereur par le pape Jean VIII ; toutefois, le roi et son armée sont frappés des maladies au campagne vers Pavie en novembre. Atteint de paralysie, il retourne à la Bavière et cède l'Italie à son frère cadet Charles le Gros, roi en Alémanie, deux ans plus tard.

 
La collégiale d'Altötting.

Vers l'an 877, Carloman fonde l'abbaye d'Ötting (Altötting aujourd'hui) en Bavière où il meurt le [3]. Le chroniquer contemporain Réginon de Prüm le décrit comme un « roi particulier, un juste, pacifique et honorable ». Après le décès de son frère Louis III le Jeune en 882, le seul fils encore vivant de Louis le Germanique, Charles le Gros, devenait pleinement roi de Francie orientale, puis empereur d'Occident en 881. Carloman était marié, mais il ne laisse qu'un seul enfant illégitime, Arnulf, qui était devenu margrave de Carinthie et est reconnu roi de Francie orientale en 887, suite à la déposition de son oncle Charles le Gros qu'il avait mené.

AscendanceModifier

Article détaillé : Généalogie des Carolingiens.

Union et descendanceModifier

Carloman épouse une fille du comte Ernest de Nordgau.

Il a aussi une maîtresse: Litzwinde de Carinthie (830-890), qui lui donne un fils et peut être une fille :

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier