Carlo Dolci

peintre italien

Carlo Dolci, né le 25 mai 1616 à Florence où il est mort le 17 janvier 1686, est un peintre italien qui a été l'élève de Jacopo Vignali.

Carlo Dolci
Carlo Dolci 002.jpg
Autoportrait de 1674
musée des Offices
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Florence
Nationalité
Activité
Lieux de travail
Mouvement
Enfant
Agnese Dolci (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Carlo Dolci, fils d'Andrea Dolci et d'Agnese Marinari est né à Florence le [1]. Orphelin de père à l'âge de quatre ans, il entre dans l'atelier de Jacopo Vignali à neuf ans et y reste jusqu'à son indépendance. En 1648, il est inscrit parmi les académiciens du dessin de Florence. En 1654, il épouse Teresa Bucherelli (1638/39-1683), de laquelle il a un fils nommé Andrea et sept filles [2],[3]. La personnalité et l’œuvre de dévotion de Carlo Dolci est étonnante pour notre époque. Un de ses contemporains écrivit « qu'il eut une enfance si pure et si pieuse, qu'elle inspira à d'autres enfants l'amour de Dieu ». Le matin de son mariage, ses amis le cherchèrent dans toutes les églises de Florence : il était en prière dans l'église Santa Annunziata. Il fréquenta la confrérie de saint Benoît, dont la devise était « Travailler c'est prier  », et bien que portraitiste de talent, il décida de se consacrer exclusivement à une peinture religieuse qui soit « susceptible d'éveiller la piété chez quiconque la regarderait  ». Lent et minutieux, il refusait toute somme élevée et bien que très sollicité, il avait des difficultés financières. Un de ses collègues Luca Giordano, lui ayant conseillé de travailler plus rapidement pour ne pas mourir de faim, il fit une dépression dont il ne se releva pas.

Ses tableaux étaient souvent de petite dimension, représentant soit des figures à mi-corps grandeur nature, soit de petites histoires comportant des figures en pied de faible dimension, comme dans l'Adoration des Mages de la National Gallery[4], ou le Saint André du Palais Pitti.

Carlo Dolci a passé toute sa vie à Florence, à l'exception d'une période de quelques mois pendant laquelle il a fait un voyage à Innsbruck en 1672, avec beaucoup de réticence et dans un esprit d'obéissance, pour faire le portrait de Claude-Félicité d'Autriche, fille de l'archiduc Ferdinand Charles de Habsbourg, comte du Tyrol, et d'Anne de Médicis et future épouse de l'empereur Léopold Ier.

Dans les dernières années, la tendance du peintre à l'introversion et à l'isolement s'est accentuée et a conduit à un détachement progressif de la peinture avant sa mort à Florence le . Il a été enterré dans le tombeau familial à la basilique de la Santissima Annunziata , précédé de sa mère (1669) et de sa femme (1683)[3].

Chronologie des œuvresModifier

 
Ecce Homo, 1635
Musée de Tarnow, Pologne
 
St André, 1646
Palais Pitti
 
Salomé portant la tête
de St Jean-Baptiste

1665-1670
Royal Collection, Windsord
Années 1640
1650-1670
Après 1670
Non datés


BibliographieModifier

  • (it) Filippo Baldinucci, Notizie de' professori del disegno da Cimabue in qua, Milan,

Notes et référencesModifier

  1. La principale source d'information sur ce peintre est la biographie écrite par son élève Filippo Baldinucci publiée à titre posthume en 1728.
  2. Baldinucci1728, p. 361.
  3. a et b (it) Maria Barbara Guerrieri Borsoi, « DOLCI, Carlo in "Dizionario Biografico" », sur treccani.it, (consulté le 8 janvier 2020).
  4. a et b Erika Langmuir (trad. de l'anglais), National Gallery : Le Guide, Paris, Flammarion, , 335 p. (ISBN 2-08-012451-X), p. 188
  5. a et b Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 409-411
  6. Arnolfo de Bardi, Offices
  7. Mathias de Médicis, Vienne
  8. Saint Philippe Benizzi, Brest
  9. Moïse, Palais Pitti
  10. Vierge au lys, Montpeller
  11. Marie Madeleine, Ermitage
  12. Saint Paul, Varsovie
  13. Vierge à l'Enfant, Vienne
  14. Salomé, Dresde
  15. Vierge de l'Annonciation, Louvre
  16. St Charles Boromé, Dijon
  17. Carlo Falciani et Pierre Curie (dir.), La Collection Alana : Chefs-d'œuvre de la peinture italienne, Bruxelles, Fonds Mercator, , 216 p. (ISBN 978-94-6230-1542)
    Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition au musée Jacquemart-André du 13 septembre 2019 au 20 janvier 2020, notice de Pierre Curie p. 205
  18. Allégorie de la Justice, Vienne
  19. Vierge en Gloire, Stanford University
  20. Sainte Madeleine, Palais Pitti
  21. Jésus enfant, Vienne
  22. Vittoria della Rovere veuve, Palais Pitti
  23. Jésus bénissant, Louvre
  24. Chardon, Vienne
  25. Vittoria della Rovere, Vienne
  26. Diogène, Palais Pitti
  27. Ste Catherine lisant, Salzbourg

SourcesModifier

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Liens externesModifier