Carlat

commune française du département du Cantal

Carlat
Carlat
Blason de Carlat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac
Maire
Mandat
Yves Alexandre
2020-2026
Code postal 15130
Code commune 15028
Démographie
Gentilé Carladésiens, Carladésiennes ou Carladais, Carladaises ou Carladois, Carladoises
Population
municipale
356 hab. (2019 en augmentation de 0,28 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 25″ nord, 2° 34′ 03″ est
Altitude Min. 480 m
Max. 906 m
Superficie 20,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vic-sur-Cère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Carlat
Liens
Site web carlat.fr.pagesperso-orange.fr

Carlat est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

Carlat est un petit village situé sur un plateau basaltique dans le pays de Carladès. Les maisons sont bâties sur un terrain basaltique, contre un rocher, reste d'une coulée de lave.

Cette roche basaltique est à l'origine dans la région du phénomène d'inversion de relief. Il y a plus de cinq millions d'années, les coulées de basalte qui se sont épanchées des flancs du Plomb du Cantal, au niveau du col de Curebourse ont emprunté la vallée pliocène de Carlat (paléo-vallée). Le basalte était alors en position basse, dominé par les flancs de la vallée. Après érosion (eaux de ruissellement, glaciers) des matériaux meubles de part et d’autre de la coulée, ce paléo-relief se transforme et les coulées de basalte (roche beaucoup plus résistante) apparaît en position haute[1]. Ces coulées forment une plateforme (Cros-de-Ronesque, roc de Lasclauzades), tandis que les ruisseaux (la Bromme qui entaille le calcaire oligocène[2] et le Goul qui entaille le socle schisteux) creusant de part et d'autre de nouvelles vallées dans le pays coupé de Carlat[3].

Communes limitrophesModifier

Lieux-ditsModifier

  • Almeyrac
  • Altouzet
  • Buron de Chardonnet
  • Cabrieu
  • Calves
  • Carlades
  • Celles
  • Courbesserre
  • Embarre
  • Empradel
  • Faral
  • Féneyrols
  • Feniers
  • Juzelles
  • La Chau
  • La Peyreficade
  • La Vente
  • Labastide
  • Lamontagne-de-Nadal
  • Le Dat Soubeyrol
  • Le Montat
  • les Cabanes
  • Loubéjac
  • Lessenat
  • Moulin de Calves
  • Moulin de Celles
  • Moulin de Payrotte
  • Pont des Cabanes
  • Pradel
  • Puy-Basset
  • Rocher de Carlat
  • Rousse

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Carlat est une commune rurale[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 1],[I 2].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (52,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,2 %), forêts (40,2 %), zones agricoles hétérogènes (19,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logementModifier

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 239, alors qu'il était de 227 en 2013 et de 212 en 2008[I 3].

Parmi ces logements, 69,1 % étaient des résidences principales, 22 % des résidences secondaires et 8,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,8 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Carlat en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (22 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 88,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (84,6 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 5].

Le logement à Carlat en 2018.
Typologie Carlat[I 3] Cantal[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 69,1 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 22 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 8,9 11,9 8,2

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes :

  • Castrum quod vulgo Cartilatum dicitur en 839[8] (Ann. Bertiniani)
  • Carlacum en 1279 (archives départementales série E)
  • Carlac en 1380 (archives municipales de Saint-Flour)
  • Carlatum en 1382 (archives municipales d'Aurillac série EE)
  • Carllat en 1610 (aveu de Jean de Pestels)
  • Carlat en 1671 (nommée au prince de Monaco).

Il peut s'agir d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -ate, suffixe de sens vague [8],[9] qu'Ernest Nègre considère comme locatif. Il peut faire référence à une forteresse ou à un village[10]. Le premier élément Carl- peut représenter un anthroponyme qu'Albert Dauzat identifie comme latin et qu'il cite sous la forme Cartilius, à moins qu'il ne s'agisse d'une extension à partir du thème prè-indo-européen *kar- « pierre », la localité se situant en effet sur une table basaltique[8]. Ernest Nègre lui préfère un nom de personne gaulois qu'il cite sous la forme Caratillus[10]. Enfin, Xavier Delamarre croit reconnaître le thème verbal carti- carto- rencontré dans plusieurs anthroponymes gaulois, tels que Carti-mandua, Carto-ual[, An-are-cartos, Cartusio, etc. et toponymes gaulois *Carto-briga > Chartreuvre (Aisne, Cartobra IXe siècle), *Cartonia > Chartogne (Ardennes). Carti- / carto- correspondrait au gallois carthu et au breton karzha « nettoyer, récurer » et à la racine vieil irlandais cart- « chasser, expulser, envoyer »[11]. Il reconstruit Carti-latum, sur lato- « ardeur, fureur » ou « plaine », ce dernier sens serait celui à retenir dans ce cas (*lāto-) comme dans l'ethnonyme Latobrogi « ceux du plat pays »[12]. Il ne donne toutefois pas d'explication sur le sens global du toponyme, cette identification de l'étymon ne semblant pas assurée.

Remarque : les formes anciennes montrent une confusion avec le suffixe -acum qui a abouti régulièrement à la terminaison -ac d'une manière générale dans le sud de la France, et -at plus spécifiquement en Auvergne et une partie du Limousin.

HistoireModifier

Sur le rocher s'élevait depuis le VIIIe siècle un château dont la position donnant sur toute la vallée était imprenable, et que le roi Henri IV fit démanteler pierre par pierre en 1604. Car les seigneurs de l'époque, Cadillac ou Cadilhac, recevaient et recueillaient en leur domaine officieusement beaucoup d'autres seigneurs pourchassés généralement pour " crime ou lèse-majesté ". Inaccessible et inexpugnable, ce repaire de fortes têtes narguait sans cesse Henri IV et ses ministres. Le roi fit donner plusieurs assauts et finit par remporter la bataille après plusieurs mois d'acharnement. Avec la Révolution française, la vicomté est confisquée et ses possessions vendues comme biens nationaux. À la fin du XIXe siècle, le rocher de Carlat a été racheté par la Société de la Haute-Auvergne afin de le rétrocéder à Albert Ier de Monaco.

En décembre 2008 le maire de Carlat a évoqué un prochain jumelage avec le hameau de Bruni, rattaché à la commune italienne de Vallarsa. Ce rapprochement de Carlat-Bruni est dans l'idée d'associer les deux communes avec le nom de Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse de l'ancien président de la République française Nicolas Sarkozy, et de bénéficier d'une publicité touristique pour son village[13]. En , le jumelage est officialisé[14].

Le , Carlat rejoint la communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac[15].

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Carlat est membre de la communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac[I 8], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Aurillac. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Aurillac, à la circonscription administrative de l'État du Cantal et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 8].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Vic-sur-Cère pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 8], et de la première circonscription du Cantal pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[17].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 mars 2014 Alain Cousin PCF  
mars 2014 2020 Agnès Courchinoux SE Fonctionnaire
2020 En cours Yves Alexandre    

JumelagesModifier

Bruni, paroisse intégrée à la commune de   Vallarsa (Italie) depuis 2010, afin de rendre hommage à Carla Bruni, par juxtaposition des deux noms[18].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2019, la commune comptait 356 habitants[Note 3], en augmentation de 0,28 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9008508049259321 026991965943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9799039531 894913910932828771
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
704702620581552566568496510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
508432394364306305284343352
2019 - - - - - - - -
356--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
De gueules au lion léopardé d'or[23].
Détails
Blason des vicomtes de Carlat.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • À travers l'histoire de Carlat, Chanoine Joubert, Imp. U.S.H.A., Aurillac.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  2. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  3. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Carlat » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Carlat - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Carlat - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  8. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Carlat » (consulté le ).

Autres sourcesModifier

  1. Schéma de reconstitution de la vallée pliocène de Carlat
  2. Calcaire comportant des rognons de silex.
  3. Jean Jung, Géologie de l'Auvergne et de ses confins bourbonnais et limousins, Impr. nationale, , p. 243.
  4. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 148b
  9. d'après Auguste Vincent
  10. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 163.
  11. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise (approche linguistique du vieux celtique continental), éditions Errance, Paris, 2003, (ISBN 2-87772-237-6), p. 108.
  12. Xavier Delamarre, op. cit., p. 198.
  13. Jumelage Carlat-Bruni: "Je serais contente pour le village même si je n'apprécie pas l'épouse Sarkozy", Le Post, 30 décembre 2008
  14. La Voix du Nord, « Le jumelage de Carlat et de Bruni va faire le bonheur de la première dame », La Voix du Nord - en ligne,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. Carlat, sur le site de la CABA.
  16. « communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  17. « Découpage électoral du Cantal (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  18. Le Parisien, « Carlat et Bruni offrent un cadeau à la Première dame », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  23. « 15028 Carlat (Cantal) », sur armorialdefrance.fr (consulté le )