Caratacos

roi tribal de l'âge du fer en Grande-Bretagne

Caratacos (latinisé en Caratacus) est un roi et chef militaire breton de la Bretagne insulaire qui a dirigé la résistance à la conquête romaine de la Bretagne par Claude Ier en 43 ap. J.-C. jusqu'à sa capture en 51.

Caratacos
Image dans Infobox.
Fonction
Roi
Titre de noblesse
Roi
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
CaradogVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Chef de tribuVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Fratrie
Togodumnus
Adminius (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Saint Cyllin (en)
Saint Eigen (en)
Claude (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Selon Dion Cassius[1] il est le fils de Cunobelinos, roi du peuple celte des Catuelanis, mort avant 43 et le frère de Togodumnus. Caratacos et son frère Togodumnos mènent la défense de l'île contre les légions d'Aulus Plautius, mais ils sont défaits dans deux batailles, la première peut-être sur le fleuve Medway et la seconde sur la Tamise. Togodumnos disparaît peu après selon Dion Cassius, et Plautius peut permettre à Claude la capture de la ville de Camulodunum, mais Caratacos survit à cet épisode.

 
Vitrail de l'hôtel de ville de Colchester. JC Even 1982

En 51, selon Tacite[2], il mène les Silures et les Ordovices du pays de Galles contre le propréteur Publius Ostorius Scapula. Ostorius le défait, mais Caratacos parvient à s’échapper, tandis que sa famille est prise. Prenant la direction du nord, il se réfugie chez Cartimandua, la reine des Brigantes, mais celle-ci le trahit et le livre aux Romains. Il est conduit à Rome pour orner le triomphe du vainqueur avec toute sa famille, mais le discours qu'il prononce devant l'empereur Claude le sauve. Lui et sa famille peuvent vivre dans la paix à Rome. Selon Dion Cassius[3], quand il vit la richesse de Rome, il aurait dit « comment osez-vous, vous qui possédez tant de luxes, convoiter nos pauvres tentes ? »

LégendeModifier

Curieusement Geoffroy de Monmouth dans son Historia regum Britanniae ignore le personnage de Caratacus et manque l'occasion d'évoquer sa carrière épique. Il comble le vide dans la chronologie de son récit en lui substituant la figure semi-historique d 'Arvirargus. Aucune tradition galloise authentique n'évoque non plus Caratacus à l'exception d'une généalogie qui se termine avec: Caratauc map Cinbelin map Teuhant (Caratacus fils de Cunobelinus fils de Tasciovanus) ce qui est historiquement correct. Mais elle lui donne comme fils un certain Guidgen[4]. En gallois cela correspond à Gwyddien ap Caradog ap Cynfelyn ap Teuhant.

Par contre, Hector Boece dans son Historia Gentis Scotorum (histoire du peuple écossais), saisit l'opportunité d'inclure Caratacus dans son histoire fictive faisant de lui le fils de Cadallanus, seigneurs des Brigantes, et frère de Voada, la première épouse d' Arvirargus. Plus tard Cadallanus épouse Cartimandua, qui devient de ce fait la belle-mère de Caratacus[5].

Notes et référencesModifier

  1. Dion Cassius, Histoire romaine, LX
  2. Tacite, Annales, livre XII, 33-38
  3. Dion Cassius, Histoire romaine, LXI
  4. HG 16 dans EWGT p.11
  5. Chapitre III.5 - 9

Références bibliographiquesModifier

  • (en) Mike Ashley The Mammoth Book of British Kings & Queens (England, Scotland and Wales) Robinson London (1998) (ISBN 1841190969) p. 808 + index « Caratacusː Canti from 40 Catuvellauni and Silures 43-51 » p. 75.
  • (en) Peter Bartrum, A Welsh Classical Dictionary : People in History and Legend Up to about A.D. 1000, Aberystwyth, National Library of Wales, , 649 p. (ISBN 978-0-907158-73-8), p. 118-119 CARATACUS.
  • John Haywood, Atlas historique des Celtes, Éditions Autrement, Paris, 2002, (ISBN 2-7467-0187-1)
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire, Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 2000, (ISBN 2-7028-6261-6)