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Capitanal
Capitanal devant Champlain.jpg
Capitanal devant Champlain, 25 mai 1633.
Fonction
Chef (en)
Biographie
Décès
Période d'activité
Domicile
Activité

Capitanal (ou Kepitanal, Kepitenat) était un chef innu (montagnais)[1] qui entretenait de bonnes relations avec les colonisateurs français. Sa rhétorique était d'un niveau élevé et apprécié. Il aurait vécu entre 1605 et 1634 dans la région des Trois-Rivières en Nouvelle-France.

Sommaire

Requête de Capitanal auprès de ChamplainModifier

Son père combattit les Iroquois avec Samuel de Champlain et mourut à ses côtés. Profitant de leur amitié, c'est lui qui aurait demandé à Champlain d'établir un poste permanent pour la traite des fourrures au lieu-dit des Trois-Rivières, lieu déjà très fréquenté par les Amérindiens de diverses nations ainsi que par les Français.

Capitanal aurait dit à Champlain: « Et vos fils marieront nos filles et nous formerons un nouveau peuple. »

 
Débarquement de Monsieur de la Violette aux Trois-Rivières.

En juillet 1634, Champlain mandata Laviolette d'établir une fortification aux Trois-Rivières. Capitanal mourut l'année suivante.

Controverse autour du fondateur de Trois-RivièresModifier

 
Plaque du Fort des Trois-Rivières, répertoire des lieux patrimoniaux du Canada.

Gaétan Bouchard, un artiste et écrivain métis d'ascendance anishinaabe, considère Capitanal comme le vrai fondateur de Trois-Rivières[2]. Selon le linguiste Henri Wittmann, les coureurs des bois établissent au lieu-dit des Trois-Rivières un poste de traite permanent en 1615 qu'ils squattent jusqu'à l'arrivée des militaires en 1634, c'est-à-dire qu'ils occupent les terres sans titre de propriété et sans payer de redevances[3].

Notes et référencesModifier

  1. Thomas Grassmann, « CAPITANAL (Kepitanal, Kepitenat) » dans Dictionnaire biographique du Canada, Université Laval/Université de Toronto, 2003–, consulté le . ; Benjamin Sulte, Trois-Rivières d'autrefois, Mélanges historiques, vol. 20, Montréal: Garand, 1933, p. 20.
  2. Voir son blogue:[1]; À propos de Capitanal:[2]. Selon Bouchard, le sieur de Laviolette n'a pas fondé Trois-Rivières. Les Autochtones étaient là depuis quelques siècles déjà. De plus, Laviolette ne faisait qu'obéir au pacte conclu entre Champlain et Capitanal, habitant de la bourgade de Trois-Rivières.
  3. « Grammaire comparée des variétés coloniales du français populaire de Paris du 17e siècle et origines du français québécois », Revue québécoise de linguistique théorique et appliquée, vol. 12, p. 281-334 (Le français des Amériques, Trois-Rivières: Presses universitaires de Trois-Rivières).[3]; « La forme phonologique comparée du parler magoua de la région de Trois-Rivières », Revue québécoise de linguistique théorique et appliquée vol 13, p. 225-243 (Mélanges linguistiques, Trois-Rivières: Presses universitaires de Trois-Rivières).[4]

AnnexesModifier