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Canton de Saujon

canton français

Canton de Saujon
Canton de Saujon
Situation du canton de Saujon dans le département de Charente-Maritime.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement(s) Rochefort (2)
Saintes (7)
Bureau centralisateur Saujon
Conseillers
départementaux
Pascal Ferchaud
Ghislaine Guillen
2015-2021
Code canton 17 22
Histoire de la division
Création 15 février 1790[1]
Modification 1 1801[2],[3]
Modification 2 1973
Modification 3 22 mars 2015[4]
Démographie
Population 21 397 hab. (2016)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Superficie 177,05 km2
Subdivisions
Communes 9

Le canton de Saujon est une division administrative française située dans le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine.

À la suite du redécoupage cantonal de 2014, les limites territoriales du canton sont remaniées. Le nombre de communes du canton passe de 13 à 9.

GéographieModifier

Situation géographiqueModifier

Le canton de Saujon est limité au nord par les cantons de Saint-Porchaire et de Saintes-Ouest, à l'est par celui de Gémozac et au sud par celui de Cozes, tous ces cantons appartenant à l'arrondissement de Saintes.

Le canton de Saujon est limitrophe de l'arrondissement de Rochefort où, à l'ouest, il confine avec le canton de Marennes, au sud, avec celui de Royan-Est et, au sud-ouest, avec celui de Royan-Ouest.

Description du cadre physiqueModifier

Son altitude varie de 0 m (Médis) à 49 m (La Clisse) pour une altitude moyenne de 28 m.

Le canton est arrosé par la Seudre dans sa partie centrale dont la vallée s'évase à partir du site de Ribérou, avant-port de Saujon, où la marée se fait particulièrement ressentir. C'est une vallée maraichère dans sa partie amont et ostréicole dans sa partie aval.

Au nord-ouest du canton, l'Arnoult arrose d'amont en aval les communes de La Clisse, Luchat et Corme-Royal. C'est également une vallée propice aux cultures maraîchères et légumières.

HistoireModifier

  • En 1790, Saujon qui était la plus commune la plus peuplée de son canton fut choisie pour occuper la fonction de chef-lieu d'un canton rassemblant alors seize communes et, ce, malgré sa situation géographique excentrée. Cette décision fut ressentie comme une injustice par de nombreuses communes du nord du canton, à une époque où les transports étaient particulièrement difficiles.
  • Les municipalités rurales de La Clisse, Luchat, Pisany, Rétaud, Thézac et Varzay demandèrent aux autorités du district de Saintes que le village de Pisany, mieux situé géographiquement, soit nommé chef-lieu à la place de Saujon, mais cette requête fut rejetée.
  • Le canton de Saujon faisait partie de l'ancien district de Saintes jusqu'à la refonte de la carte administrative de 1800. Il disposait d'une petite ouverture sur l'estuaire de la Gironde avec la commune de Saint-Georges-de-Didonne.
  • De 1833 à 1848, les cantons de Saint-Porchaire et de Saujon avaient le même conseiller général. Le nombre de conseillers généraux était limité à 30 par département.
  • Un nouveau découpage territorial de la Charente-Maritime est entré en vigueur en mars 2015, défini par le décret du 27 février 2014[4], en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403)[6]. Les conseillers départementaux seront, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton élisent au Conseil départemental deux membres de sexe différent, qui se présenteront en binôme de candidats. Les conseillers départementaux sont élus pour 6 ans au scrutin binominal majoritaire à deux tours, l'accès au second tour nécessitant 12,5 % des inscrits au 1er tour. En outre la totalité des conseillers départementaux est renouvelée. Ce nouveau mode de scrutin a nécessité un redécoupage des cantons dont le nombre sera divisé par deux avec arrondi à l'unité impaire supérieure si ce nombre n'est pas entier impair, assorti de conditions de seuils minimaux[7]. En Charente-Maritime, le nombre de cantons est passé ainsi de 51 à 27. Le nouveau canton de Saujon est formé de communes des anciens cantons de Saujon, de Cozes et de Royan-Ouest.

ReprésentationModifier

Représentation avant 2015Modifier

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1836 Joseph Dubois   Avocat, juge de paix, maire de Saujon
1836 1845 Benjamin Fourré   Juge de paix à Saint-Porchaire, maire de Pont-l'Abbé-d'Arnoult
1845 1848 Baron
Jacques Oudet
(1805-1866)
  Juge de paix de Saint-Porchaire
Propriétaire à Crazannes
1848 1861 Auguste Moreau   Juge de paix du canton de Saujon
1861 1871 Jules Butaud
(1807-1881)[8]
  Médecin, maire de Saujon
1871 1874 Frédéric Mestreau Républicain Négociant à Saintes, Préfet
Député (1871-1885) - Sénateur (1885-1891)
1874 1883
(décès)[9]
Hippolyte Massiou
(1825-1883)
Bonapartiste Notaire, Maire de Saujon
1884[10] 1886 André-Claude Jozansi Droite Maire de Saint-Romain-de-Benet
1887[11] 1895
(décès)
Louis-Eugène Mousnier Républicain Suppléant du juge de paix
Maire de Saujon
1895 1903
(décès)[12]
Gabriel Denis Républicain
Non-inscrit
Propriétaire-viticulteur au Domaine de la Chauvière
Député (1898-1903)
Conseiller municipal de Sablonceaux
1904 1910 Eugène Faneuil Républicain Médecin, maire de Saujon (1899-1912)
1910 1914
(démission)[13]
Xavier Châtelier Rad. Expert à Saujon
1914[14] 1919 Jean-Paul Coulon Rad. Sergent d'infanterie, Saujon
1919 1926
(décès)[15]
Paul Beau Rad. Ancien ambassadeur à Berne, maire de Médis
Gouverneur de l'Indochine
1926[16] 1940 Maurice Palmade Rad. Professeur de droit
Député (1924-1938)
Sénateur (1938-1945)
Ministre (1930 à 1932)
Président du Conseil Général (1937-1940)
1943 1945 André Guillaud
(1883-1968)
? Négociant
Maire de Saujon
Nommé conseiller départemental en 1943[17]
1945 1949 Michel Boucher
(1912-1982)
SFIO Docteur en médecine, Pisany
1949 1967 M. Nouge DVD  
1967 1973 Michel Boucher
(1912-1982)
PSA
de Charente-Maritime
après 1953

puis PSU puis PS
Docteur en médecine
Maire de Pisany depuis 1965
1973 2004 André Brillouet UDR puis RPR Viticulteur
Maire de Saint-Romain-de-Benet puis
Maire de Saujon (1983-1989 et 1995-2001)
Député (1973-1978)
2004[18] 2015 Pascal Ferchaud PRG Professeur agrégé de gestion et d’économie
Maire de Saujon depuis 2001

Représentation après 2015Modifier

Conseillers départementaux successifs
Période élective Mandat Identité Nuance Qualité
2015 2021 2015 en cours Pascal Ferchaud   PRG Maire de Saujon
2015 en cours Ghislaine Guillen   PRG Adjointe au maire de Saint-Sulpice-de-Royan

À l'issue du 1er tour des élections départementales de 2015, deux binômes sont en ballotage : Pascal Ferchaud et Ghislaine Guillen (PRG, 39,64 %) et Jean-Marc de Lacoste Lareymondie et Isabelle Texier (FN, 31,68 %). Le taux de participation est de 51,93 % (8 270 votants sur 15 924 inscrits)[19] contre 50,08 % au niveau départemental[20]et 50,17 % au niveau national[21]. Au second tour, Pascal Ferchaud et Ghislaine Guillen (PRG) sont élus avec 59,71 % des suffrages exprimés et un taux de participation de 53,33 % (4 663 voix pour 8 492 votants et 15 923 inscrits)[22].

Pascal Ferchaud est membre du MRSL.

CompositionModifier

Composition avant 2015Modifier

 
Situation du canton de Saujon dans le département de la Charente-Maritime avant 2015.

Le canton de Saujon regroupait treize communes et comptait 17 713 habitants (population municipale 2007).

Communes Population
(2012)
Code
postal
Code
Insee
Balanzac 464 17600 17030
Le Chay 717 17600 17097
La Clisse 536 17600 17112
Corme-Écluse 983 17600 17119
Corme-Royal 1 538 17600 17120
Luchat 356 17600 17214
Médis 2 624 17600 17228
Nancras 567 17600 17255
Pisany 449 17600 17278
Sablonceaux 1 154 17600 17307
Saint-Romain-de-Benet 1 594 17600 17393
Saujon 6 404 17600 17421
Thézac 327 17600 17445

Composition à partir de 2015Modifier

Le nouveau canton de Saujon comprend neuf communes entières[4] :

Liste des communes du canton
Nom Code
Insee
Intercommunalité Population
(dernière pop. légale)
Saujon
(bureau centralisateur)
17421 CA Royan Atlantique 7 221 (2014)
Le Chay 17097 CA Royan Atlantique 761 (2014)
Corme-Écluse 17119 CA Royan Atlantique 1 088 (2014)
L'Éguille 17151 CA Royan Atlantique 881 (2014)
Médis 17228 CA Royan Atlantique 2 855 (2014)
Sablonceaux 17307 CA Royan Atlantique 1 376 (2014)
Saint-Romain-de-Benet 17393 CA Royan Atlantique 1 680 (2014)
Saint-Sulpice-de-Royan 17409 CA Royan Atlantique 3 079 (2014)
Semussac 17425 CA Royan Atlantique 2 335 (2014)

DémographieModifier

Territoire antérieur au redécoupage de 2014Modifier

           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
9 97210 55511 27012 39713 52414 71817 28919 22019 562
(Sources : Base Insee, population sans doubles comptes à partir de 1962[23] puis population municipale à partir de 2006[24])
Histogramme de l'évolution démographique
 

Remarque : Dans le tableau démographique ci-dessus, la population est celle du canton à 13 communes et non à 14 où, jusqu'au recensement de 1968, la commune de Saint-Georges-de-Didonne faisait alors partie du canton de Saujon.

Le canton le plus peuplé de l'arrondissement de SaintesModifier

Il est devenu le canton le plus peuplé de l'arrondissement de Saintes, détrônant le canton de Saintes-Ouest.

Sa densité de population atteint 90 hab/km2 en 2007, elle est devenue supérieure à la densité de l'arrondissement de Saintes (78 hab/km2 en 2007) et à celle du département de la Charente-Maritime (88 hab/km2).

Cette vitalité démographique est imputable aussi bien au chef-lieu de canton, où Saujon est devenue la dixième ville de la Charente-Maritime et la deuxième de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, qu'aux douze communes rurales qui enregistrent toutes des croissances démographiques positives au dernier recensement.

Ce canton est fortement dynamisé par plusieurs facteurs favorables, en particulier, le critère géographique où la situation entre deux centres urbains attractifs que sont Saintes, au nord-est, et Royan, au sud, joue un rôle décisif. Ensuite, la desserte par des voies de communication modernisées (voie ferrée Saintes-Royan bientôt électrifiée pour faciliter le passage des TGV et mise à 2X2 voies de la RN150) favorise grandement le développement économique aussi bien que la péri-urbanisation. Enfin, le dynamisme exceptionnel de Saujon en fait un centre d'attraction important dans cette partie de la Saintonge maritime. La ville y est considérée comme une annexe touristique de la Côte de Beauté où elle participe activement grâce à sa fonction de station thermale.

Un canton qui s'urbanise rapidementModifier

Outre Saujon qui est entrée dans la catégorie des communes de plus de 5 000 habitants depuis le recensement de 1999, le canton compte une commune de plus de 2 000 habitants avec Médis et trois communes de plus de 1 000 habitants avec Saint-Romain-de-Benet, Corme-Royal et Sablonceaux. L'évolution démographique du canton de Saujon a été particulièrement soutenue puisqu'en 1962, le canton ne comptait qu'une seule commune de plus de 1 000 habitants, savoir le chef-lieu de canton.

C'est un canton qui s'urbanise rapidement. Outre Saujon qui occupe plus du tiers de la population cantonale, la commune de Médis fait partie de l'aire urbaine de Royan tandis que celles de La Clisse et de Luchat sont situées dans l'aire urbaine de Saintes. Ces deux villes exercent une influence urbaine considérable sur l'ensemble du canton.

Ce canton fait désormais office de "tampon" entre ces deux aires urbaines qui devraient être redéfinies par les services de l'INSEE et qui, à terme, formeront la seconde zone d'influence urbaine de la Charente-Maritime où, désormais, y résident environ 120 000 habitants.

À la suite du redécoupage de 2014Modifier

En 2014, la population municipale du nouveau canton était de 21 276 habitants[25].

Notes et référencesModifier

  1. Louis Marie Prudhomme (1798), p. 278
  2. Notice communale de Saujon sur le site de l'EHESS.
  3. Bernard Gaudillère (1995), p. 793.
  4. a b et c Décret no 2014-269 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Charente-Maritime.
  5. Le canton de Saintes-Sud a subi par la suite des modifications. Depuis 1985, il a été scindé en deux cantons, celui de Saintes-Ouest où se trouve la commune de Varzay et de Saintes-Est.
  6. « Loi no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 29 avril 2014)
  7. Article 4 de la loi du 17 mai 2013 modifiant l'article L 191 -1 du code électoral.
  8. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH031/PG/FRDAFAN83_OL0397112v001.htm
  9. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63668718/f2.item.r=canton.zoom
  10. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63668911/f2.item.r=canton.zoom
  11. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6272642n/f4.item.r=canton.zoom
  12. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6517698n/f1.item.r=canton.zoom
  13. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62952984/f2.item.r=canton.zoom
  14. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k241855q/f3.item.r=canton.zoom
  15. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6509822j/f6.item.r=canton.zoom
  16. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6515866r/f22.item.r=canton.zoom
  17. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9613647z/f4.item.zoom
  18. (fr) « Cantonales 2004 », sur Ministère de l'intérieur
  19. « Résultats du 1er tour pour le canton de Saujon », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 25 mars 2015)
  20. « Résultats du 1er tour pour le département de la Charente-Maritime », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 25 mars 2015)
  21. « Résultats du 1er tour pour la France entière », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 23 mars 2015)
  22. « Résultats du second tour pour le canton de Saujon », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 mars 2015)
  23. Structure de la population du canton de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  24. Fiches Insee - Populations légales du canton pour les années 2006, 2012
  25. Populations légales 2012 des cantons - découpage 2015, sur le site de l'Insee

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne)
  • Bernard Gaudillère, Atlas historique des circonscriptions électorales françaises, Genève, Librairie Droz SA, , 839 p. (ISBN 2600000658, lire en ligne)
  • Claude Motte,Isabelle Séguy,Christine Théré, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : les communes de la France, Paris, Ined, , 407 p. (ISBN 9 782733 210284).

Liens externesModifier