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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Canon de 138 mm.

Canon de 138 mm modèle 1910
Image illustrative de l’article Canon de 138 mm modèle 1910
Le Provence. On distingue les casemates contenant les canons de 138 mm sur les côtés du navire.
Caractéristiques de service
Type Artillerie navale
Artillerie côtière
Service 1913 - 1945
Utilisateurs Drapeau de la France France
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Production
Année de conception 1910[1]
Production 1910 - 1913
Caractéristiques générales
Poids du canon seul 5 300 kg
Longueur du canon seul 7,623 m
Longueur en calibre 55
Calibre 138,6 mm
Cadence de tir 5 à 6 coups par minute
Vitesse initiale SAP : 790 m/s
0HE : 840 m/s
Munitions SAP, HE[n 1]
Hausse -7° / +15° puis -7° / +25°

Le canon de 14 cm modèle 1910 souvent appelé 138 mm modèle 1910 est un canon naval de calibre 138 mm conçu au début du XXe siècle.

HistoriqueModifier

Variations d'appellationModifier

Les différentes appellations tiennent à l'utilisation des canons : l'artillerie côtière est désignée en cm et la marine en mm[réf. nécessaire].

Les canons modèle 1910 portent tous sur la frette de culasse l'appellation réglementaire de « 14 cm mle 1910 ».

UtilisationModifier

À bords des navires

Canon de calibre médian, le 138 mm modèle 1910 équipe des navires de la Marine française lors des deux guerres mondiales. Il est installé sur les cuirassés des classes Courbet et Bretagne[2] comme armement secondaire et sur les avisos de la classe Arras comme armement principal. Il est aussi utilisé dans des batteries côtières.

À terre

Ce type de canon fut exceptionnellement utilisé à terre par les marins de Lorient notamment sur le front de Verdun de 1914 à 1916 où 14 d'entre eux furent capturés par les troupes allemandes[2].

Ces canons, usés, furent retubés en calibre 145 mm par Schneider à partir de 1916 et installés sur des affûts classique à roues.

De nos joursModifier

La commune d'Herméville-en-Woëvre a bénéficié d'une mise à disposition gracieuse par le ministère de la Défense d'un canon de ce modèle jusqu'alors stocké sur le site de Gâvres. Celui-ci a été restauré et remis en place dans une position terrestre équipée de ce canon en 1915. Le canon y est présenté, dans un parcours pédestre libre d'accès, sur son affût dans la casemate de tir ainsi que l'arbre observatoire qui guidait les tirs du canons[3].

MunitionsModifier

Les 10,4 kg de charge propulsive sont contenus dans une douille qui est la même pour tous les canons français de ce calibre (138,6 mm; 140 mm; 138 mm) quel que soit le modèle (1889; 1891; 1893 et 1910).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. SAP signifie « Semi Armor-Piercing » (« semi-antiblindage »), HE signifie « hautement explosif ».

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Norman Friedman, Naval Weapons of World War One : Guns, Torpedoes, Mines and ASW Weapons of All Nations, Seaforth Publishing, [détail de l’édition]
  • (en) John Campbell, Naval Weapons of World War Two, Conway Maritime Press, [détail de l’édition]

Voir aussiModifier