Cannabidiol

composé chimique

Cannabidiol
Image illustrative de l’article Cannabidiol
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Identification
DCI cannabidiol
Nom UICPA 2-[(1R,6R)-6-isopropényl-3-méthylcyclohex-2-én-1-yl]-5-pentylbenzène-1,3-diol
No CAS 13956-29-1
No ECHA 100.215.986
PubChem 644019
Propriétés chimiques
Formule C21H30O2  [Isomères]
Masse molaire[1] 314,461 7 ± 0,019 5 g/mol
C 80,21 %, H 9,62 %, O 10,18 %,

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le cannabidiol (CBD) est un composé organique terpénique naturel de la famille des cannabinoïdes. Il a été découvert en 1940 et fait partie des plus de 100 cannabinoïdes découverts (notamment les différents types de THC, le CBN, le CBG et d'autres composés organiques ainsi que des terpènes ou terpénoïdes et les flavonoïdes)[2]. Il est le deuxième cannabinoïde constituant de Cannabis sativa (chanvre industriel) et de Cannabis indica (chanvre indien) le plus étudié après le THC[3]. Il est l'un des constituants majeurs, représentant jusqu'à 5 % pour certaines variétés de chanvre.

Médicalement, cette substance chimique est étudiée pour ses potentiels effets thérapeutiques qui restent à confirmer.

Le CBD étant un produit très lipophile[4], il se retrouve notamment dans le lait maternel et le tissu adipeux. Il pourrait faire décroître le taux d'élimination du THC dans le corps en interférant dans son métabolisme dans le foie. Son usage aurait des effets sédatifs à haute dose[5] et pourrait diminuer la vigilance[6]. Il n'est pas recherché lors d'un dépistage de stupéfiants par les forces de l’ordre.

HistoriqueModifier

Le cannabidiol est étudié depuis le milieu du XVIIIe siècle[7]. Il a êté isolé pour la première fois[8] en 1940 par Roger Adams et al. à partir d'extrait éthanolique de chanvre (Minnesota wild)[9],[10] et par Jacob et Todd à partir de résine égyptienne de Cannabis indica[11]. Conjointement, la formule chimique du CBD (C21H30O2) a été avancée par Adams et al. à partir de leur méthode pour isoler le CBD[9]. La structure et la stéréochimie du CBD ont été déterminées en 1963 par Mechoulam et Shvo[12].

Propriétés pharmacologiquesModifier

Le cannabidiol a une très faible affinité pour les récepteurs cannabinoïdes endogènes (appelés CB1 et CB2)[13], agit comme antagoniste de ces récepteurs. Il augmente la concentration de l'anandamide synaptique par inhibition de sa recapture et par l’hydrolyse de l’enzyme FAAH (fatty-acid amide hydrolase).

Il agit sur les récepteurs de la douleur ou le système sérotoninergique comme agoniste des récepteurs 5-HT1A, et d’autres récepteurs opioïdes. Il agit par désensibilisation des canaux ioniques[Quoi ?], mais également en antagonisant le récepteur sérotoninergique 5-HT3A. Il agirait également en potentialisant l’effet analgésique du THC[14].

Le cannabidiol est un inhibiteur du CYP1A2[15], CYP2B6 (en)[16], CYP2C8 (en)[16], CYP2C9[16], CYP2C19[16] ainsi que du CYP3A4[15]. Son élimination de l'organisme est lente (demi-vie de 56 à 61 heures par voie orale[16] et 31 heures si fumé[17]) et essentiellement hépatique[16].

Applications thérapeutiquesModifier

Depuis sa commercialisation à grande échelle, le CBD fait l'objet de nombreuses études scientifiques destinées à lui trouver des applications thérapeutiques, qui demeurent toutefois faibles à l'heure actuelle en dépit des revendications des vendeurs. De fait, selon le professeur Nicolas Authier, « Les preuves scientifiques de l’intérêt thérapeutique du CBD seul (sans THC) sont rares, à l’exception de certaines formes d’épilepsies pharmaco-résistantes pour lesquelles un médicament est déjà disponible en France (l’Epidyolex) »[18]. Les allégations « bien-être » sont quant à elles subjectives et invérifiables, et servent surtout d'argument mercantile[18]. Les autorités sanitaires françaises ont rappelé dans un arrêté du 30 décembre 2021 que « Les produits contenant du CBD ne peuvent, sous peine de sanctions pénales, revendiquer des allégations thérapeutiques, à moins qu’ils n’aient été autorisés comme médicament. »[19]. À l’heure actuelle, un seul médicament contenant du cannabidiol purifié est autorisé en France : l’Epidyolex. Il relève, lui, de la réglementation des substances vénéneuses[18].

Certaines études cliniques ont toutefois démontré des interactions neurologiques avec le cannabidiol[20],[21].

Le CBD a été étudié pour le traitement des convulsions, de l'inflammation[22], de l'anxiété et des nausées, ainsi que pour inhiber la croissance des cellules cancéreuses[23]. Il pourrait également présenter un potentiel médical dans le soulagement des symptômes de la dystonie[24],[25] et dans le traitement de l'épilepsie[4], de la schizophrénie[26], de la phobie sociale[27] et des troubles du spectre autistique[28].

Recherches sur le cancerModifier

En novembre 2007, des chercheurs du California Pacific Medical Center ont constaté des résultats prometteurs contre les cancers du sein métastasés. Des recherches in vitro ont permis de démontrer la désactivation du gène ID1, responsable de la propagation des cellules cancéreuses (du sein et autres types de cancer). La molécule agit en détruisant les cellules cancéreuses en laissant intactes les cellules saines par apoptose. Pour le traitement du cancer, une association avec le Δ9-THC est parfois nécessaire[29].

Recherches sur l’épilepsieModifier

L'épilepsie est une maladie neurologique, perturbant le fonctionnement du cerveau. Le CBD a été testé pour la première fois en 2011 sur une fillette de 5 ans du Colorado appelée Charlotte Figi, atteinte d'une forme rare d'épilepsie et rendue célèbre par le docteur Sanjay Gupta[30] (chef médical de la chaîne d'information américaine CNN) en 2013. Les premiers rapports faisaient état de réductions d'au moins 50 % des crises et certains n'avaient plus de crises pendant une semaine complète. La molécule est administrée au patient par teinture-mère (sous forme d'huile), extraite de la plante de cannabis.

Une variété spéciale, appelée « Charlotte's web (en) » à fort taux de CBD (17 %) et faible taux de THC (0,2 %) a été développée par une association américaine à but non lucratif appelée Realm of Caring[31]. Un projet de loi américain initié par le sénateur républicain Scott Perry le et qui a pour but la légalisation nationale du CBD est déposé sur le site de la maison blanche[32]. L’Australie commence à reconnaître son usage pour le traitement de l'épilepsie[33]. Un cas a été répertorié en France[34].

GW Pharmaceuticals développe un médicament similaire à cette variété américaine appelé Epidyolex[35]. Après plusieurs mois d'essais cliniques, le médicament a reçu son autorisation de mise sur le marché par l'Union européenne[36], le en tant que traitement complémentaire aux offres thérapeutiques existantes.

Effets secondairesModifier

Le cannabidiol ne semble pas avoir d'effets d'intoxications notables sur le système cardio-vasculaire[37] et ne provoque pas de tachycardie. Des recherches indiquent que le cannabidiol pourrait réduire les effets secondaires du THC[38].

Il est généralement bien toléré mais peut causer la sédation, des diarrhées et une perte d'appétit, autant d'effets secondaires qui augmentent avec la dose prise[18].

Il existe aussi un risque d’interaction avec de nombreux médicaments, d’autant plus élevé que la dose de CBD consommée est importante[18].

Chez l’enfant (hors prescription), la femme enceinte ou les personnes avec une maladie du foie ou des reins, la prise de CBD est déconseillée[18].

BiosynthèseModifier

Le CBD-acide carboxylique est produit dans le cannabis via la même voie métabolique que le THC, jusqu'à la dernière étape, qui est catalysée par la CBDA synthase au lieu de la THCA synthase[39].

Principales méthodes d'extractionModifier

La technique d'extraction au CO2 supercritiqueModifier

La technique d'extraction au CO2 est certainement la méthode la plus spécifique car elle permet d'isoler le CBD de tous les autres cannabioides. Elle est donc idéale pour avoir le CBD le plus pur possible mais, par conséquent, ne comporte pas l'avantage d'extraire tous les composés et ainsi garder l'effet d'entourage (en).

La technique d'extraction par solvantModifier

La technique d'extraction par solvant est beaucoup moins spécifique mais comporte l'avantage d'extraire tous les composés et ainsi garder l'effet d'entourage (en). Cette technique est à l'origine des huiles dites full spectrum.

Présence du cannabidiol dans le chanvre industrielModifier

La variété industrielle Fédora 17 contient 1 % de cannabidiol sur la masse totale[40] : soit 10 g de substance pure pour 1 kg.

L'extraction peut se faire avec de l'huile d'olive, de l'éthanol ou du CO2.

4 000 tonnes de chanvre industriel sont produites par an en France, 23 000 tonnes en Chine.

LégislationModifier

Il existe quatre différentes possibilités de législation : l’illégalité totale (dans la plupart des pays d'Afrique et du monde arabe, par exemple), la légalité (États-Unis et quelques pays anglo-saxons et européens), la dépénalisation (quelques pays) et la dérogation thérapeutique (beaucoup de pays européens)[41]. Dans tous les pays où le cannabis en général est légal, le CBD l'est naturellement aussi.

Souvent, le CBD tombe sous le coup de la législation du cannabis (par confusion avec le THC alors que le CBD n'a pas de propriétés psychoactives[42] selon l'OMS[43]), ou est toléré sans que les produits contenant du THC ne le soient, et sans que des lois l'indiquent explicitement : les législations sont encore très imprécises à son sujet, et probablement destinées à évoluer.

SuisseModifier

 
Champ de cannabis en Suisse.

Le CBD n’est pas régi par la loi sur les stupéfiants[44]. Il peut donc être vendu légalement pour autant qu'il contienne moins de 1 % de THC[45].

FranceModifier

En 2013, Marisol Touraine demande à l'ANSM d'étudier le dossier du SATIVEX (nabiximols, médicament à base d’extraits de cannabis, THC et CBD). L'AMM est obtenue début janvier 2014. Il est indiqué pour le traitement de "spasticité dans la sclérose en plaques après échec des autres thérapeutiques" et remboursé à 15% à partir de octobre 2014 mais la commercialisation ne se fait toujours pas en 2018 en raison d'un désaccord sur le prix de vente[46], et ce malgré des questions à l'assemblée et l'attente des patients.

Depuis 2018, des entrepreneurs ont ouvert des commerces, permettant la distribution de produits dérivés du chanvre à base de CBD, les plants ne doivent pas dépasser 0,2 % de concentration de THC[47], et 0 % dans les produits transformés tels que les huiles, gélules, e-liquides et boosters.

En septembre 2019, le tribunal de Bordeaux a jugé en premier et dernier ressort la loi française inconventionnelle : la loi française n'est pas conforme aux textes européens sur le chanvre industriel[48].

En novembre 2020, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé illégale l’interdiction en France de la commercialisation du cannabidiol, à la suite du procès opposant l'entreprise Kanavape et l'État français, soulignant que cette molécule présente dans le chanvre (ou Cannabis sativa) n’a « pas d’effet psychotrope ni d’effet nocif sur la santé humaine »[49]. La Mildeca reconnait la légalité du cannabidiol mais interdit toute allégation thérapeutique[50]. L'affaire Kanavape est renvoyée à la cour d'appel d'Aix-en-Provence qui doit juger définitivement ce dossier.

En juin 2021, la Cour de cassation française lève le flou juridique sur le CBD et sa commercialisation. Il est jugé légal dans sa forme issue de la plante de la variété Cannabis sativa subsp. sativa, mais le statut des fleurs en elles-mêmes n'est cependant pas éclairci dans l'arrêt[51].

Le gouvernement a encadré la production et la distribution du chanvre industriel (dont est issu le cannabidiol) par l'arrêté du [52] et définit le taux limite de THC à 0,3 %. Il autorise la vente de produits transformés issus du chanvre ainsi que l'exploitation des sommités florales (fleurs et feuilles) mais en interdit la vente au grand public. Le gouvernement justifie cette décision afin de faciliter le travail des forces publiques (différentiation THC/CBD) mais aussi pour des questions de santé publique. Ce qui de l'avis d'experts juridique n'est pas conforme au droit[53]. Une question prioritaire de constitutionnalité est posée dans la foulée par l’Association française des producteurs de cannabinoïdes. Le , le Conseil constitutionnel a donc précisé les critères de définition d’un produit stupéfiant : ce terme désigne une substance psychotrope qui se caractérise par un « risque de dépendance » et des « effets nocifs pour la santé », ce qui pourrait en exclure le CBD[54]. Le 24 janvier 2022, le Conseil d'État invalide l'interdiction de la vente de fleurs et de feuilles brutes de Cannabis sativa contenant moins de 0,2 % de THC[55],[56].

L’autorisation comme « novel food » par l’Autorité européenne de sécurité des aliments n’a pour l’instant pas été validée, en attente de données complémentaires sur sa sécurité d’emploi. Les produits alimentaires contenant du CBD ne sont donc pas formellement autorisés en Europe, bien qu’ils soient disponibles sur le marché français[18].

Reste du mondeModifier

Pays où le cannabis et ses composés sont légaux de manière généraleModifier

C'est le cas de 8 états américains comme le Colorado et Washington DC, de l'Argentine (depuis 2013), du Canada (depuis 2018), du Mexique, du Pérou, de l'Afrique du sud, de la Géorgie et de la Corée du Sud[41].

L'Autriche accepte l'utilisation du cannabis en petites quantités pour un usage strictement personnel, mais pas la vente[57].
L'Inde, le Pakistan et le Népal tolèrent son usage (notamment à titre privé ou religieux) sans qu'il soit réellement légal.
Au Maroc, le cannabis est toléré dans la région du Rif.

Pays où le CBD est dépénaliséModifier

Dans certains pays, la production, la vente et la détention en grande quantité demeurent généralement illégales, mais la consommation ne fait pas l'objet de répression.
C'est le cas en Jamaïque (comme pour le cannabis en général), en Colombie, en Italie, au Portugal, en Croatie, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg (« décriminalisé »), au Danemark, en Allemagne, en République Tchèque, en Russie et en Australie[41].

L'Espagne tolère l'usage du cannabis uniquement dans des lieux dédiés.

Certains pays tolèrent la culture et la vente de cannabis et de ses produits dérivés tant que le taux de THC reste inférieur à 0,3 % (sans mention particulière du cannabidiol) : Croatie, Danemark, Italie, Portugall et France.

Pays où le CBD est autorisé à titre thérapeutiqueModifier

En Amérique

C'est le cas pour le Chili, la Colombie, l’Argentine, le Mexique, l'Uruguay et le Brésil.

En Afrique

Le Zimbabwe, le Lesotho.

En Europe

Le Royaume-Uni, la Norvège, la Finlande, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse, la Pologne, la Lituanie, la République Tchèque, l’Autriche la Slovénie, l’Italie, la Macédoine, la Grèce et la Turquie.

En Asie

Le Sri Lanka, la Thaïlande, la Corée du Sud, Israël, le Liban.

En Océanie

L'Australie, la Nouvelle-Zélande[41].

Pays où le CBD est interditModifier

Le CBD comme tous les dérivés du cannabis demeurent interdits dans pratiquement toute l'Asie (sauf Sri Lanka, Thaïlande, et Corée du Sud), le monde arabe (sauf le Liban et le Rif) et toute l'Afrique (à l'exception de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe et du Lesotho)[41].

Dans certains pays, les peines peuvent être aussi lourdes que dans le cas des drogues dures : ainsi en 2021, un Britannique a été condamné à 25 ans de prison à Dubaï pour la simple possession d'un peu d'huile de CBD[58].

Modes de consommationModifier

Le cannabidiol vendu depuis 2018 dans les commerces et sites en ligne a généré un nouveau marché et différentes façons de le consommer sont apparues :

Huile de CBDModifier

L’huile de CBD est fabriquée par extraction de la molécule issue de la plante de cannabis en la diluant dans une huile de support comme l’huile de noix de coco, d’olive, ou d’huile de chanvre. Elle est disponible sous forme de flacon avec une pipette, rappelant le goutte à goutte à des concentrations différentes (de 5 % à 20 % en moyenne). L'essor du CBD dans le monde a généré une forte demande pour ce produit. Il convient de rester prudent sur la traçabilité et la fabrication de l'huile et de bien choisir l'entreprise chez qui l'on souhaite se procurer ce produit[59].

Fleurs séchéesModifier

Les fleurs séchées ressemblent à celles que l'on trouve sur le marché noir du cannabis mais ne contiennent qu'un taux légal de 0,2 % de THC. Elles sont destinées à être infusées dans un corps gras (comme le lait ou l'huile). Le taux de CBD varie de 3 % à 8-9 % selon les profils. Les fabricants ajoutent des terpènes pour donner une variété de gouts à ces fleurs[réf. nécessaire].

Cristaux de CBDModifier

Les cristaux sont une extraction par CO2 pour isoler la molécule du reste des cannabinoïdes. Ils sont utilisés pour créer des produits concentrés de CBD.

e-liquides et boostersModifier

Le CBD peut être consommé via la cigarette électronique. Il est disponible en boutique et en ligne sous forme d'E-Liquide déjà prêt ou sous forme de booster comme les boosters de nicotine à ajouter dans un E-Liquide déjà prêt ou dans une préparation D.I.Y. Les concentrations de CBD se mesurent en mg/10 ml, elle varient généralement de 100 mg/10 ml à 1 500 voire 2 000 mg/10 ml pour les produits à haute concentration.

On retrouve également des E-Liquides et boosters dits « full-spectrum » (spectre complet), en plus du CBD, ils incorporent d'autres cannabinoïdes (mais évidemment pas le THC ou d'autres composés psychotropes) tels que le Cannabidivarine (CBDV) et Cannabigérol (CBG) et des terpènes présents dans la plante de chanvre. Ces préparations vantent l'association de ces divers cannabinoïdes et leurs actions complémentaires et potentialisées (effet d'entourage).

Thés et InfusionsModifier

La consommation d'une tasse de thé au CBD permet de bénéficier des effets du CBD, du thé et de tous ses différents ingrédients (gingembre, clou de girofle…).

Autres phytocannabinoïdes présents dans le chanvreModifier

  • THC ou Tétrahydrocannabinol.
  • CBC ou Cannabichromène.
  • CBL ou Cannabicyclol.
  • CBV ou Cannabivarol.
  • CBN ou Cannabinol.
  • THCV ou Tétrahydrocannabivarine.
  • CBDV ou Cannabidivarine.
  • CBCV ou Cannabichromévarine.
  • CBGV ou Cannabigérovarine.
  • CBG ou Cannabigérol.

Notes et référencesModifier

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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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BibliographieModifier

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  • Michka, Cannabis médical: du chanvre indien au THC de synthèse, 2009, MamaEditions.
  • T. Mikuriya, Gieringer, Rosenthal, Du cannabis pour se soigner : Guide Pratique, 1998, Édition l'Esprit Frappeur.
  • F. Grotenhermen, Le chanvre médical: un guide pratique sur les applications médicales du cannabis et du THC (non encore édité en français / traduction de l'ouvrage original (de) Hanf als Medizin, ein praktischer Ratgeber zur Anwendung von Cannabis und Dronabinol, Baden und München, février 2004.
  • (en) A. Hazekamp, Extracting the Medicine (Thesis - 2007) [lire en ligne].
  • (en) WHO Expert Committee on Drug Dependence, Thirty-ninth Meeting, Geneva, 6-10 November 2017, CANNABIDIOL (CBD), Pre-Review Report [1].

Liens externesModifier