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Les candidats officiels était, au XIXe siècle, des candidats aux élections proposés et soutenus par le pouvoir politique en place. Il s'agissait de faire en sorte que les futurs élus se comportent comme des soutiens du régime en place[1].

Sommaire

HistoireModifier

Du Directoire à 1851Modifier

La pratique pour le gouvernement de recommander aux électeurs des candidats remonte au Directoire et à la Restauration, surtout après l'épisode de la chambre introuvable[2], mais prend une importance particulière sous le second Empire.

Sous le Second EmpireModifier

Leurs affiches électorales étaient reconnaissables à leur couleur blanche, couleur des documents officiels publiés par le gouvernement. Ils bénéficiaient de différents avantages — facilités administratives, facilités dans le déroulement de leur campagne électorale — et du soutien des préfets locaux.

Sous le Second Empire, ces candidatures officielles étaient gérées par le ministère de l'intérieur (dirigé par Morny puis par Persigny à partir de ). Les candidats officiels ont permis de renforcer les nouvelles institutions. L'élection du Corps législatif était davantage destinée à affirmer le soutien de l'opinion publique française au chef de l'État et à préserver l'union nationale autour de l'empereur Napoléon III qu'à assurer l'élection d'une assemblée représentative du titulaire de la souveraineté nationale. Une candidature officielle était donc assimilée à un « contrat » entre l'Empire et un candidat, au terme duquel ce dernier s'engageait « à appuyer le gouvernement, mais aussi à le contrôler loyalement, en ami fidèle qui éclaire et non en adversaire ardent qui critique et qui blâme » (Persigny).

Dernières attestationsModifier

La pratique de la candidature officielle est attestée en 1871[3] et au début de la Troisième République[4], même si elle n'a plus le caractère systématique qu'elle avait sous le Second Empire.

Notes et référencesModifier

  1. Voilliot C., La candidature officielle. Une pratique d'Etat de la Restauration à la Troisième République., Rennes,
  2. Pertué M., Suffrage, citoyenneté et révolution, 1789-1848, Paris,
  3. Voilliot C., « Des "candidatures officielles" en 1871 ? Du constat de l'impossible à l'hypothèse du pensable », Revue d'histoire du XIXe siècle, no n°2,‎
  4. Voilliot C., « Les candidatures gouvernementales sous la IIIe République », Parlement(s). Revue d'histoire politique,‎