Canarii

peuple antique vivant au sud de l'Atlas marocain

Les Canarii sont un peuple installé au sud de l'Atlas marocain dans l'Antiquité. Ils sont mentionnés par Pline l'Ancien[1] dans le cadre de l'expédition de Caius Suetonius Paulinus à travers l'Atlas.

ÉtymologieModifier

Selon Pline, les Canarii tireraient leur nom de celui du chien (lat. canis)[2] , dans une volonté d'accentuer le caractère sauvage et inhumain de ce peuple défini notamment par son mode d'alimentation qui le rapproche des bêtes sauvages[3] . Ils habitaient près du fleuve Ger (Oued Guir ?).

ToponymieModifier

Un rapprochement a souvent été fait avec le nom des îles Canaries, sans que le rapport soit clair[4].

Notes et référencesModifier

  1. H. N., V, 15.
  2. « Ceux qui habitent les forêts voisines, remplies d'éléphants, de bêtes féroces et de serpents de toute espèce, s'appellent Canariens, attendu qu'ils vivent comme des chiens, et qu'ils partagent avec ces animaux les entrailles des bêtes fauves. » (Pline, V, 15 trad. Littré). Jehan Desanges interprète le terme saltus, traduit ici par « forêts », comme « brousses ».
  3. Christine Hamdoune, "Mons Africae uel fabulosissimus Atlas" : l'Atlas de Pline l'Ancien, Bruxelles, Société d'études latines de Bruxelles, (lire en ligne), p. 113
  4. Certains pensent que des Canarii se seraient les premiers installés dans ces îles.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Jehan Desanges, « Canarii », Encyclopédie berbère, p. 1755 (en ligne).
  • (en) W. F. G. Lacroix, Africa in Antiquity: A Linguistic and Toponymic Analysis of Ptolomy's Map of Africa, Together with a Discussion of Ophir, Punt and Hanno's Voyage, Verlag für Entwicklungspolitik Saarbrücken GmbH, p. 192 et suiv.

Articles connexesModifier