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Page d'aide sur l'homonymie Pour la campagne du même nom qui oppose le Japon à l'empire chinois pendant la première guerre sino-japonaise, voir Campagne des Pescadores (1895).
Campagne des Pescadores
Description de cette image, également commentée ci-après
Bâtiments français bombardant les positions chinoises autour de Makung, 29 mars 1885, peinture de Édouard Adam.
Informations générales
Date
Lieu Îles Pescadores (P'eng-hu, 澎湖), côte occidentale de Taïwan
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France FranceDrapeau de la Chine (Dynastie Qing) Empire de Chine
Commandants
Flag of France.svg Amiral CourbetDrapeau de la Chine (Dynastie Qing) Chou Shan-ch'u
Drapeau de la Chine (Dynastie Qing) Cheng Ying-chieh
Forces en présence
6 bâtiments
400 infanterie de marine
1 batterie d'artillerie
2 400 hommes
Batteries côtières
Pertes
5 tués
12 blessés
300 tués
500 blessés

Guerre franco-chinoise

Batailles

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Coordonnées 23° 35′ 00″ nord, 119° 35′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Taïwan

(Voir situation sur carte : Taïwan)
Campagne des Pescadores

La campagne des Pescadores est une campagne navale qui a lieu fin mars 1885, à la fin de la guerre franco-chinoise (août 1884–avril 1885).

Sommaire

MissionModifier

La campagne des Pescadores est destinée à occuper les îles Pescadores, un groupe d'îles stratégiquement important au large de la côte occidentale de Taïwan.

SituationModifier

 
Les différents affrontements qui ont lieu pendant le conflit.

Auparavant, à titre de gage pour l'application des préliminaires de Tianjin (Tien-Tsin), dans l'île de Formose (aujourd'hui Taïwan), l'amiral Courbet s'était emparé des ports de Keelung et de Tam-Sui, ainsi que des mines de houilles qui les avoisinent.

Prise de KeelungModifier

Article connexe : Campagne de Keelung.

L'amiral Courbet s'est rendu maître du port de Keelung le 2 octobre 1884 et a proclamé le blocus de l'île de Formose.

Attaque de Tam-SuiModifier

Article connexe : Bataille de Tamsui.

Le 9 octobre 1884, le contre-amiral Lespès tente un débarquement mais ne peut enlever les défenses occupées par 3000 chinois, commandés par des officiers et des instructeurs allemands. Une autre tentative sera faite le 4 mars 1885, sans plus de succès.

ExécutionModifier

 
l'amiral Courbet.

Forces françaises et chinoisesModifier

La flottille de l'amiral Courbet se compose du navire amiral Bayard et de la Triomphante, des croiseurs d'Estaing et Duchaffaut, de la canonnière Vipère et du navire de transport Annamite. Sa troupe de débarquement est constituée d'un bataillon d'infanterie marine (400 hommes au lieu d'un effectif habituel de 600 hommes) sous le commandement du chef de bataillon Lange[1] et d'une batterie d'artillerie[2] à deux canons de montagne de 80 millimètres (Lieutenant Lubert).

Les généraux Chou Shan-ch'u et Cheng Ying-chieh commandent la garnison chinoise des Pescadores, considérablement renforcée au début de 1885 (autour de 2400 hommes).

La batailleModifier

Après une incursion sur la côte chinoise (Combat de Shipu), le 29 mars 1885, l'amiral Courbet, à la tête d'une partie de l'escadre d'Extrême-Orient, fait bombarder les défenses côtières chinoises aux alentours de la principale ville de l'archipel, Makung (馬公) située sur l'île P'eng-hu (P'eng-hu tao, 澎湖島) et ordonne le débarquement d'un bataillon d'infanterie de marine qui bat les défenseurs chinois et occupe la ville de Makung le 31 mars[3],[4],[5],[6].

ConséquencesModifier

Les îles Pescadores sont occupées par les Français jusqu'en juillet 1885 et l'amiral Courbet, qui est alors considéré comme un héros national en France, meurt du choléra à bord du Bayard, son navire amiral dans le port de Makung pendant l'occupation.

DécorationModifier

  • « FORMOSE 1885 » est inscrit sur le drapeau des régiments cités lors de cette campagne[7].

Notes et référencesModifier

  1. Le bataillon Lange est composé de la 25e, 26e, 27e et 30e compagnie du 2e régiment d'infanterie de marine (Capitaines Logos, Harlay, Cramoisy et Vaillance).
  2. Du12e régiment d'artillerie
  3. Duboc 1899, p. 295–303
  4. Garnot 1894, p. 179–195
  5. Huard 1887, p. 723–731
  6. Loir 1886, p. 291–317
  7. Le nom de Formose inscrit sur le drapeau du 2e R.I.Ma a été transféré sur celui du 6e formé par dédoublement du 2e régiment

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Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

En français 
  • Émile Duboc, Trente cinq mois de campagne en Chine, au Tonkin, Paris,
  • L. Huard, La guerre du Tonkin, Paris,
  • Garnot, L'expédition française de Formose, 1884–1885, Paris,
  • Maurice Loir, L'escadre de l'amiral Courbet, Paris, Berger-Levrault, , 324 p. (lire en ligne)
  • Maurice Rollet de l'Isle, Au Tonkin et dans les mers de Chine, Paris, (lire en ligne)
  • C. Rouil, Formose : des batailles presque oubliées, Taipei,
  • Auguste Thomazi, La conquête de l'Indochine, Paris,
  • Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
En anglais 
  • (en) W. Campbell, Sketches from Formosa, Londres, Edinburgh et New York, 1915
  • (en) L. Eastman, Throne and Mandarins: China's Search for a Policy during the Sino-French Controversy, Stanford, 1984
En chinois 
  • (zh) Lung Chang [龍章], Yueh-nan yu Chung-fa chan-cheng [越南與中法戰爭, Vietnam and the Sino-French War], Taipei, 1993