Camille Jacob de Cordemoy

Camille Jacob de Cordemoy
Fonctions
Conseiller municipal
Saint-Denis
-
Président de conseil général
Conseil général de La Réunion (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Camille Antoine Jacob de CordemoyVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
C.Cordem.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Autres informations
Membre de
Distinction

Louis Camille Antoine Jacob de Cordemoy (Saint-André-de-la-Réunion, -Paris, ) est un ingénieur et explorateur français, frère d'Eugène Jacob de Cordemoy.

BiographieModifier

Sorti de l'École centrale en 1862, il devient ingénieur et travaille à l'aménagement des ports de Saint-Denis (1867-1879) et de Saint-Pierre (1879-1886) dont il devient ingénieur en chef du port.

Nommé ingénieur des travaux maritimes au Chili (1890), il part de Bordeaux pour la Patagonie, puis ingénieur conseil du ministère des Travaux publics à Santiago (1895), il explore le pays (1896) et passe à Valparaiso, gagne Santiago par le train et par les gorges de l'Aconcagua et atteint Punta Arenas.

Il traverse le Maipo, passe à Rancagua, Curicó, Talca et Chillán et voit les chutes de Laja. Il visite ensuite la vallée du Bio-Bio, Concepción et Talcahuano et, après Lautaro, continue en diligence vers Temuco où il réside plusieurs mois. Il y rencontre le cacique Cayupi puis, à Nuevo Imperial, s'embarque pour explorer l'île Mocha. Il fait alors escale aux importants centres industriels de Lota et Coronel puis visite la rade de Corral avant d'atteindre La Unión puis Osorno.

Par le lac Llanquihue, il parvient à Puerto Montt puis visite Ancud dans l'île de Chiloé et Juan Fernandez avant de regagner Valparaiso.

Il explore ensuite le Nord du Chili et visite Coquimbo, La Serena, Huasco, La Caldera et Copiapó et les mines d'argent, de cuivre, de nitrate ou même de guano d'Antofagasta, d'Iquique, de Pisagua et d'Arica mais la guerre civile l'empêche de continuer vers Lima.

Il revient alors à Santiago et par l'inachevé Transandin, passe à Juncal, Guarda Vieja et le lac de Portillo avant de franchir le col de la Cumbre à dos de mulets et de reprendre le train à Punta de Vacas (es).

Cordemoy laisse de ce voyage un récit très détaillé et très précis, étudiant aussi bien l'économie, la politique que les mœurs des chiliens .

À son retour à La Réunion, il devient membre de la Société des sciences et arts de La Réunion, du conseil municipal de Saint-Denis (1879-1883) et président du Conseil général de La Réunion (1877-1887).

Chevalier de la Légion d'honneur en 1886[1], il est délégué de La Réunion au Comité supérieur de l'exposition permanente des colonies en 1887.

PublicationsModifier

  • Le Port de Saint-Denis, 1877
  • Le Havre et les ports de la Seine, 1888
  • Au Chili, Le Tour du monde, 1896, p. 577-624 et 1898, p. 181-216
  • Au Chili, 1899
  • L'île de la Réunion, 1899
  • Les phares à l'Exposition universelle de 1900, 1902
  • Cours de travaux maritimes, 1906
  • Les ports maritimes, 1907-1908

BibliographieModifier

  • Jean-Georges Kirchheimer, Voyageurs francophones en Amérique hispanique au cours du XIXe siècle, 1987, p. 55
  • Numa Broc, Dictionnaire des Explorateurs français du XIXe siècle, T.3, Amérique, CTHS, 1999, p. 171-172  
  • Annie Lagarde-Fouquet, Camille Jacob de Cordemoy (1840-1909) Promotion 1862, in Centraliens no 635, juillet-, p. 50-52

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

C.Cordem. est l’abréviation botanique standard de Camille Jacob de Cordemoy.

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