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Camille Decoppet
Illustration.
Photographie officielle de Camille Decoppet
Fonctions
42e conseiller fédéral

(7 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Marc-Emile Ruchet
Successeur Ernest Chuard
Chef du Département militaire

(6 ans)
Prédécesseur Arthur Hoffmann
Successeur Karl Scheurer
Président de la Confédération suisse

(1 an)
Élection
Vice-président Edmund Schulthess
Chancelier Hans Schatzmann
Prédécesseur Giuseppe Motta
Successeur Edmund Schulthess
Chef du Département de justice et police

(1 an)
Prédécesseur Eduard Müller
Successeur Eduard Müller
Chef du Département de l'intérieur

(5 mois et 13 jours)
Prédécesseur Marc-Emile Ruchet
Successeur Louis Perrier
Président du Parti radical-démocratique (PRD)

(1 an)
Prédécesseur Joh. Walter Bissegger
Successeur Félix Bonjour
Conseiller national

(12 ans, 7 mois et 13 jours)
Législature 18e (1899-1902)
19e (1902-1905)
20e (1905-1908)
21e (1908-1911)
22e (1911-1914)
Président du Conseil national

(11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Johann Hirter
Successeur Paul Speiser
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Suscévaz (Suisse)
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Berne (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti radical-démocratique (PRD)
Diplômé de Université de Lausanne
Profession Juge
Avocat

Camille Decoppet
Conseillers fédéraux de Suisse
Présidents de la Confédération suisse

Camille Decoppet, né le à Suscévaz et mort le , est une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique.

BiographieModifier

Camille Decoppet fait ses études de droit à l'Université de Lausanne et passe son brevet d'avocat en 1888. Helvétien, ami de Louis Ruchonnet, il s'inscrit au barreau vaudois et exerce quelques années avant de passer à la magistrature. Substitut du procureur (1888), procureur général (1890-1996), il est élu juge suppléant au Tribunal fédéral (1896-1912).

Camille Decoppet entame son parcours politique à Lausanne et est élu député au Grand Conseil en 1897. Deux ans plus tard, il le préside et siège au Conseil national (1899-1912). En 1900, il est élu au Conseil d'État et remplace Marc-Emile Ruchet à la tête du Département de l'instruction publique et des cultes. Il s'engage pour l'instruction primaire et secondaire et introduit les hautes études commerciales à l'université.

Président du parti radical-démocratique, il est élu au Conseil fédéral en 1912, prend le département de l'intérieur, puis celui de justice et police et enfin le département militaire pendant la guerre (1914-1919). Seul francophone et francophile au Conseil fédéral, chargé d'un département où les chefs militaires ne cachent pas leurs sympathies germanophiles, Camille Decoppet a fort affaire à garder les sympathies romandes. Dénoncée par Paul Maillefer, l'affaire des trains - envoi projeté de troupes en Suisse romande pour mâter la population scandalisée par l'absolution militaire donnée aux colonels qui ont transmis des informations secrètes aux états-majors allemands et austro-hongrois (1915-1916) - fragilise sa position au sein du Conseil fédéral. Il remplira ses fonctions pendant la durée de la guerre et démissionnera en 1919. Il prend alors la direction de l'Union postale universelle jusqu'en 1925.

SourcesModifier