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Cameroon Development Corporation

thé produit par la CDC

La Cameroon Development Cooperation (CDC) est l'une des toutes premières entreprises camerounaises. C'est le premier employeur du pays et l'un des principaux exportateurs.

L'histoire de la Cameroon Development Cooperation commence lorsque les britanniques mirent la main sur les plantations allemandes lors de la Première Guerre mondiale. Ceux-ci décidèrent de les regrouper toutes en une seule société, chargée de mettre en valeur la colonie.

Dans les années 1960, après l'indépendance, ses activités s'étendent sur plus de 100 000 hectares et elle dispose d'un budget double de celui de l’État camerounais. L'entreprise est considérée avec suspicion par les autorités françaises qui voient en elle la possibilité pour les Anglo-saxons d'étendre leur influence à l'intérieur du pré carré français[1].

La CDC produit de la banane, de l'huile de palme, du caoutchouc naturel et quelques cultures plus marginales. Toutes ces plantations sont situées dans le sud-ouest du Cameroun, autour du mont du même nom.

La CDC possède trois usines pour la production de caoutchouc dit "TSR" (Technicaly Specified Rubber) :

  • Tiko, la plus grosse des usines, est située sur l'axe routier Douala-Limbé. Elle produit essentiellement du TSR10 appelé CNR10 à base de "fonds de tasse" (cup lumps) et des RSS (feuilles séchées) à base de latex. Elle possède aussi une ligne de production de grades "latex" mais elle n'est pas exploitée. C'est aussi là qu'est situé le laboratoire principal.
  • Pendamboko, située sur la route entre Tiko et Kumba, au niveau de Muyuka, est l'usine spécialisée dans la production de grades à base de latex que sont le TSR CV et le TSR L, appelés respectivement CNR CV et CNR L.
  • Mukongé est située non loin de Kumba. Cette usine produit les mêmes grades que l'usine de Tiko.

C'est à cette société qu'une grande partie du Cameroun anglophone doit ses logements, son éducation et ses infrastructures, elle y tient donc un rôle social prépondérant. La CDC possède aussi ses propres hôpitaux

Depuis 1998, le gouvernement camerounais a entamé un processus de privatisation de la société mais seule la branché thé a jusqu'ici trouvé acquéreur.

Notes et référencesModifier

  1. Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, KAMERUN !, La Découverte,