Callias (fils d'Hipponicos Ammon)

Callias (en grec ancien Καλλίας / Kallías) est un homme politique athénien du Ve siècle av. J.-C., impliqué dans la paix de Callias, à qui il donne son nom[1]. Il est parfois appelé Callias II pour le distinguer de sa famille[2]. Fils d’Hipponicos Ammon et petit-fils de Callias (fils de Phésippe), Céryce et Dadouque[3], il fut un prêtre des Mystères d'Éleusis. Il est aussi le beau-frère de Cimon, le principal adversaire politique de Périclès.

Callias
Fonction
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Époque
Nationalité
Activités
Diplomate, militaire, sportifVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Callias-Hipponicus family (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Conjointe
Enfant
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Vainqueur du quadrige aux Jeux olympiques antiques (d) (, et )
Vainqueur des Jeux isthmiques (d)
Vainqueur des Jeux pythiques (d)
Vainqueur des Jeux de Némée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Notice historiqueModifier

Corrompu pour de l’argent par un Perse pendant la bataille de Marathon, il cacha le pot-de-vin offert en échange de la vie sauve, et tua malgré tout l’ennemi. Peu de temps après la mort de Cimon, probablement vers -449, il est envoyé en ambassade à Suse afin de conclure un traité avec Artaxerxès Ier, roi de l’Empire perse[4]. Il avait épousé Elpinice, fille du général Miltiade le Jeune. Leur fils fut nommé Hipponicos comme son grand-père, qui devint le père du philosophe Hermogène.

On lui attribue les négociations de la paix de Callias en -449, qui terminent définitivement les guerres médiques après la victoire athénienne de Salamine de Chypre. Le roi de Perse, Artaxerxès Ier, s’engage à ne pas envoyer de troupes à plus de trois jours de marche de la mer Égée. Cette paix reconnaît de facto l'indépendance des villes d’Ionie et la prépondérance maritime d’Athènes[5]. À son retour, l’ambassade fut déclarée insuffisante, il est accusé d’avoir été corrompu par le roi perse, acquitté, et condamné à une amende de 50 talents.

BibliographieModifier

RéférencesModifier

Sources bibliographiquesModifier