Caille-lait blanc

espèce de plantes

Galium mollugo

Le Caille-lait blanc (Galium mollugo L.), ou Gaillet mou, est une plante herbacée vivace de la famille des rubiacées. On la connaît également sous le nom de gaillet mollugine.

DescriptionModifier

Plante à tige quadrangulaire robuste, longue de 15 cm à 1 m. Feuilles verticillées par 6 à 9. Fleurs blanches en inflorescence à 4 pétales en croix partant de l'aisselle des feuilles et les dépassant longuement. Elle possède des tiges souterraines traçantes.

CycleModifier

Plante vivace hémicryptophyte.
Floraison de mai à septembre.

HabitatModifier

Plante très commune, se rencontrant dans les lisières, les haies, les broussailles, chemins, prairies et pentes jusqu'à 2 100 m.

Aime les sols secs à mi-secs, alcalins et riches.

UsageModifier

À l'instar de nombreuses rubiacées, on peut extraire un colorant naturel rouge de ses racines.

Des cultures de cellules de caille-lait blanc en suspension ont été testées, pour biosynthétiser des anthraquinones[1] (molécules actives de certains pesticides, répulsive pour les oiseaux).

Cette espèces est aussi parfois utilisée comme plante médicinale[2]

Tous les gaillets sont considérés comme comestible, et on peut notamment en tirer des jus végétaux. Il n'est cependant pas recommandé de l'introduire hors de son aire naturelle de répartition, car elle se montre alors volontiers envahissante, voire invasive. En Amérique du Nord, cette espèce se propage le long des voies de transports, où elle prend la place d'espèces autochtones[3]. Comme le bétail évite de le consommer dans les pâturages, l'espèce peut aussi y proliférer et remplacer des cultures fourragères plus appétentes[3].

Elle semble présenter un intérêt pour la phytoremédiation, notamment pour l'extraction du zinc et du cadmium selon G. Meunier & C. Lavoie (2020)[4].

PrédateursModifier

Comme cette espèces est devenue invasive dans certains pays où elle a été introduite, elle a fait l'objet d'études visant à mieux comprendre son écologie et à identifier ses prédateurs : dans ce cadre, en 1984, 145 espèces d'insectes phytophages, 101 pollinisateurs, 7 acariens et 2 espèces de champignons pathogènes avaient déjà été trouvés chez 10 espèces de Galium échantillonnés en Amérique du Nord et en Eurasie lors d'une recherche d'agents potentiels de lutte biologique. Les Cecidomyiidae européens, dont Geocrypta galii (H. Low) et Schizomyia galiorum Kieffer semblaient être les plus prometteurs[5].

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Biosynthesis of anthraquinones and related compounds in Galium mollugo cell suspension cultures », Phytochemistry, vol. 23, no 2,‎ , p. 307–311 (ISSN 0031-9422, DOI 10.1016/S0031-9422(00)80323-4, lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Ducu Sandu Ştef, Iosif Gergen, Teodor Ioan Traşcă et Monica Hărmănescu, « Screening of 33 Medicinal Plants for the Microelements Content », Scientific Papers Animal Science and Biotechnologies, vol. 43, no 1,‎ , p. 127–132 (ISSN 2344-4576, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (en) Geneviève Meunier et Claude Lavoie, « Roads as Corridors for Invasive Plant Species: New Evidence from Smooth Bedstraw (Galium mollugo) », Invasive Plant Science and Management, vol. 5, no 1,‎ , p. 92–100 (ISSN 1939-7291 et 1939-747X, DOI 10.1614/IPSM-D-11-00049.1, lire en ligne, consulté le )
  4. (en) Geneviève Meunier et Claude Lavoie, « Phytoremediation potential of twelve wild plant species for toxic elements in a contaminated soil », Environment International, vol. 146, no 1,‎ , p. 106233 (ISSN 0160-4120 et 1939-747X, DOI 10.1016/j.envint.2020.106233, lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Suzanne W. T. Batra, « Phytophages and Pollinators of Galium (Rubiaceae) in Eurasia and North America », Environmental Entomology, vol. 13, no 4,‎ , p. 1113–1124 (ISSN 1938-2936 et 0046-225X, DOI 10.1093/ee/13.4.1113, lire en ligne, consulté le )