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Cagnes-sur-Mer

commune française du département des Alpes-Maritimes
(Redirigé depuis Cagnes sur Mer)

Cagnes-sur-Mer
Cagnes-sur-Mer
Vue du Haut de Cagnes depuis l’hippodrome.
Blason de Cagnes-sur-Mer
Blason
Cagnes-sur-Mer
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Bureau centralisateur de Cagnes-sur-Mer-1
Cagnes-sur-Mer-2
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Louis Nègre (LR)
2014-2020
Code postal 06800
Code commune 06027
Démographie
Gentilé Cagnois
Population
municipale
49 902 hab. (2016 en augmentation de 7,01 % par rapport à 2011)
Densité 2 780 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 52″ nord, 7° 08′ 56″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 187 m
Superficie 17,95 km2
Localisation

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Cagnes-sur-Mer
Liens
Site web cagnes-sur-mer.fr
Église Saint-Pierre du Cros-de-Cagnes depuis la plage.

Cagnes-sur-Mer (en occitan : Canha de Mar) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole Nice Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Cagnois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Cagnes-sur-Mer est une ville du sud-est de la France située sur les rives de la mer Méditerranée, entre Saint-Laurent-du-Var et Villeneuve-Loubet. Elle s'étend le long d'une anse offrant près de quatre kilomètres de plage et est entourée de collines, dont celle du château qui culmine à 90 mètres d'altitude.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 1 795 hectares ; l'altitude varie entre 0 et 187 mètres[1]. La classification sismique est zone 4 (sismicité moyenne)[2] et quelques séismes sont ressentis à Cagnes-sur-Mer[3].

HydrographieModifier

Cagnes-sur-Mer dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 130 000 équivalent-habitants[5].

ClimatModifier

Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Communes limitrophesModifier

TransportsModifier

Transports routiersModifier

  • Proximité de l'autoroute A8. L'échangeur autoroutier se situe au niveau de Saint-Isidore.
  • Sorties et échangeurs :
    •   47 Villeneuve-Loubet : Villeneuve-Loubet Centre, Vence, Cagnes-sur-Mer.
    •   48 Cagnes : Vence, Cagnes-sur-Mer.

Transports publicsModifier

La commune est desservie par deux gares des TER Provence-Alpes-Côte d'Azur:

Cagnes-sur-Mer est desservie par les bus des Lignes d'Azur, réseau de l'agglomération niçoise.

Le vélo à CagnesModifier

 
Verbalisation des cyclistes au-delà de 10 km/h

Cagnes-sur-Mer a été la première ville, à partir du , à mettre une amende de 35 € pour les vélos qui dépassent 10 km/h sur les pistes cyclables[7],[8]. Les contrevenants seront contrôlés par radars, comme des automobilistes[9]. Il faut savoir que la majorité des vélos ne disposent pas de compteur de vitesse, qui n'est pas obligatoire.

UrbanismeModifier

 
Vue sur Cagnes-Sur-Mer depuis le Haut de Cagnes.

Morphologie urbaineModifier

La commune comprend un vieux bourg médiéval perché sur une colline dominée par le château Grimaldi, une ville moderne à ses pieds et un village de pêcheurs, appelé Le Cros-de-Cagnes, en bordure de mer.

LogementModifier

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 29 344, alors qu'il était de 25 994 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 79,1 % étaient des résidences principales, 15,1 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 24,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 75,1 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 56,9 %, en hausse par rapport à 1999 (53,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours très inférieure au seuil légal de 20 % : 4,5 % contre 4,2 % en 1999[a 3].

Projets d'aménagementsModifier

ToponymieModifier

La commune doit son nom au torrent et fleuve côtier qui la traverse, la Cagne. On retrouve ce nom sur des tronçons ou des affluents de la Cagne (Cagnette, Vescagne, Combe de Cagnes) dans la région de Vence et de Coursegoules. Il peut s'agir à l'origine d'un terme générique renvoyant à la présence de roseaux ou de cannes sur les rives d'un ruisseau[Note 1].

La commune est nommée [ˈkaɲɔ de ˈmaʀ] et s'écrit Canha de Mar en occitan selon la norme classique ou Cagno en provençal selon la norme mistralienne[16].

HistoireModifier

Cagnes semble apparaître au XIe siècle. De par sa proximité avec le fleuve Var qui sert de frontière entre le comté de Provence et celui de Savoie, il devient en 1388 un poste frontière important. Après avoir souffert de nombreux conflits frontaliers au XVIe siècle, la bourgade connaît une période de calme sous le règne de Louis XIII avant de subir de nouvelles invasions sous les règnes de Louis XIV et Louis XV.

Le territoire de Cagnes avant CagnesModifier

Comme le reste du littoral des Alpes-Maritimes, le territoire de Cagnes-sur-Mer a livré des traces d'occupations anciennes. Parmi elles, on citera notamment une exploitation agricole antique au Moulin de Cassol (près de la gare) et un atelier de céramique au lieu-dit Saint-Véran.

Le premier site se présente comme un petit bâtiment abritant des bassins liés à des pressoirs à raisin ou à olive pour produire du vin ou de l'huile. Il semble avoir fonctionné entre le milieu du Ier siècle et le IIIe siècle, bien que l'on ait aussi trouvé des céramiques du Ve siècle associées aux structures mises au jour[17].

À Saint-Veran a été mis au jour un four antique ayant produit des céramiques communes (casseroles, marmites...). Le mobilier associé se compose essentiellement de céramiques de l'Antiquité tardive (Ve siècle). On notera l'importance des importations d'Afrique du Nord antique et même de la mer Égée qui montrent le maintien des liens du littoral de la Gaule avec le reste de Méditerranée à cette période[18].

Le Haut de CagnesModifier

 
Le Haut de Cagnes

L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de son château. En effet, c'est en 1309 que Rainier Ier Grimaldi, coseigneur de Monaco, devient seigneur de Cagnes. Il fait bâtir le château Grimaldi qui deviendra bientôt une propriété de la branche des Grimaldi d'Antibes, jusqu'à la Révolution française. Au XVIIe siècle, Jean-Henri Grimaldi, marquis de Corbons et baron de Cagnes[19], sous la protection de Louis XIII et de Richelieu, transforme le château médiéval en une demeure confortable dans laquelle il mène une vie fastueuse. Mais lors de la Révolution française, la famille Grimaldi est chassée de la ville et se réfugie à Nice. Le château est laissé à l'abandon jusqu'à ce qu'un particulier le rachète et le restaure en 1875. Le dernier marquis de Cagnes et d'Antibes s'éteint en Belgique au XXe siècle.

Le Cros-de-CagnesModifier

À la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs viennent de Menton deux fois par an jeter leurs filets dans les eaux cagnoises. Ces dernières sont si poissonneuses qu'ils décident de s'installer définitivement sur cette côte, alors marécageuse, vite rejoints par des Cagnois qui abandonnent leurs activités agricoles. Le petit village ne cesse de prospérer grâce à la pêche, atteignant son apogée au début du XXe siècle avec une flotte de plus d'une centaine de pointus (nom donné aux bateaux de pêche locaux). Le Cros-de-Cagnes a célébré les 200 ans de sa création le 1er juin 2013 lors d'une journée de festivités impliquant toutes les associations locales[20],[21].

Article détaillé : Le Cros-de-Cagnes.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Depuis 1961, quatre maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1983 Pierre Sauvaigo RPR Député des Alpes-Maritimes (1973-1983)
1983 1984 Jean-Raimond Giacosa RPR  
1985 1995 Suzanne Sauvaigo RPR Députée des Alpes-Maritimes (1988-1997)
1995[22] En cours
(au 18 décembre 2017)
Louis Nègre LR Sénateur des Alpes-maritimes
1er Vice-président de la Métropole Nice Côte d'Azur

À la suite de la démission collective du conseil municipal, une élection municipale partielle a eu lieu en février 1998, amenant à la réélection de Louis Nègre.

Politique de développement durableModifier

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[23].

JumelagesModifier

Au 6 août 2013, Cagnes-sur-Mer est jumelée avec[24] :

  •   Passau (Allemagne) depuis 1973. Chaque année, de nombreux jeunes Cagnois effectuent des échanges avec des jeunes de la ville allemande dans le cadre scolaire.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[25],[Note 2].

En 2016, la commune comptait 49 902 habitants[Note 3], en augmentation de 7,01 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3041 1681 5191 9362 3492 3172 1022 4542 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2802 4352 7932 5822 4002 8553 0572 9623 029
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 3813 7055 0445 3957 4997 8669 0389 31511 066
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
15 39222 11029 53835 21440 90243 94248 31346 63249 902
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

La commune est la cinquième du département des Alpes-Maritimes en nombre d'habitants.

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,4 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,4 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 26 %) ;
  • 53,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 32,2 %).
Pyramide des âges à Cagnes-sur-Mer en 2007 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,5 
9,7 
75 à 89 ans
13,0 
15,7 
60 à 74 ans
17,7 
18,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,2 
30 à 44 ans
20,2 
17,8 
15 à 29 ans
14,6 
17,4 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

EnseignementModifier

Les établissements d'enseignement sur la commune[30] :

  • Écoles maternelles,
  • Écoles élémentaires,
  • Collèges,
  • Lycées.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

 
Championnat du monde des boules carrées, Cagnes-sur-Mer, 2011.
  • Fête de la St-Pierre et de la Mer à Cagnes-sur-mer début juillet [31]
  • Championnat du monde des boules carrées durant la seconde quinzaine d'août.
  • Animations au son de l'orgue de Barbarie[32].

SantéModifier

Il y a huit maisons de retraite à Cagnes sur Mer, dont sept sont médicalisées (il s'agit d'EHPADs - Établissements d'Hébergement des Personnes Âgées Dépendantes). L'EHPAD Cantazur de 79 places est un établissement public. Les six autres EHPADs sont privés à but lucratif[33].

On trouve également la polyclinique Saint Jean à Cagnes sur Mer qui regroupe un service d'urgences, un service de Médecine, un service de chirurgie, et une Maternité[34].

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

  • Culte catholique : Paroisse Saint Matthieu[38], Secteur : Cagnes-Vence, Diocèse de Nice.
  • Culte musulman, Mosquée de Cagnes-sur-Mer, OMCM[39].
  • Culte israélite[40].
  • Témoins de Jéhovah.

ÉconomieModifier

Budget et fiscalité 2017Modifier

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[41] :

  • total des produits de fonctionnement : 54 242 000 , soit 1 124  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 49 671 000 , soit 1 029  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 9 680 000 , soit 201  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 10 511 000 , soit 218  par habitant ;
  • endettement : 21 969 000 , soit 455  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 19,51 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,93 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 22,97 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 206 €, ce qui plaçait Cagnes-sur-Mer au 17 294e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[42].

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible par unité de consommation : 21 190 [43].

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 665 [43].

EmploiModifier

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 29 157 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,7 % d'actifs dont 65,5 % ayant un emploi et 8,2 % de chômeurs[a 4].

On comptait 14 051 emplois dans la zone d'emploi, contre 11 435 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 19 395, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 72,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un moins d'un emploi par habitant actif[a 5].

AgricultureModifier

  • Coopérative agricole du canton de Cagnes[44].

Entreprises et commercesModifier

Au 31 décembre 2010, Cagnes-sur-Mer comptait 5 912 établissements : 101 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 241 dans l'industrie, 788 dans la construction, 3 828 dans le commerce-transports-services divers et 954 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 753 entreprises ont été créées à Cagnes-sur-Mer[a 7], dont 444 par des autoentrepreneurs[a 8].

Une zone touristique internationale (ZTI), où les commerces de détail peuvent déroger au repos dominical des salariés, a été délimitée sur une partie du territoire de la commune par un arrêté en date du 5 février 2016[45].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune contient de nombreux monuments et objets répertoriés à l'inventaire culturel du patrimoine général[46].

Édifices religieuxModifier

  • Église Saint-Pierre-et-Saint Paul, place Joseph Maurel XIIIe siècle[47].
  • Église de La-Sainte-Famille, boulevard Juin.
  • Église Notre-Dame-de-la-Mer, avenue Leclerc.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Protection[48], offerte par les Pénitents blancs, XVIe siècle
  • Chapelle Saint-Pierre-des-Pêcheurs, promenade de la Plage, au Cros-de-Cagnes, XIXe siècle
  • Chapelle Notre-Dame-des-Pilotes, chemin Guillaumet 1958, encore inachevée, vestiges
  • Église évangélique, rue de Verdun.
  • Église suédoise, rue de Verdun.
  • Chapelle Sainte-Anne, XIVe siècle, vestiges.
  • Ancienne abbaye de Saint-Véran du Loup.
  • Centre Beit Chalom, bâtiment accueillant la Synagogue[49].
  • Mosquée de Cagnes-sur-Mer, OMCM.
  • Monuments commémoratifs[50],[51].

Le château-musée GrimaldiModifier

 
Château Grimaldi (XIVe siècle)
Article détaillé : Château Grimaldi.

Acheté par la municipalité en 1939, le château est transformé en musée en 1946. Outre son intérêt architectural et sa fresque représentant la chute de Phaéton, réalisée en 1620 par Giulio Benso, le château abrite un musée ethnographique de l'olivier, la donation Suzy Solidor comprenant une quarantaine de portraits de la chanteuse réalisés par de grands noms de la peinture du début du XXe siècle, la donation André Verdet et un musée d'art moderne méditerranéen[52]. Chaque été, le château propose également des expositions temporaires dans le cadre de son Festival international de la peinture.

Le domaine RenoirModifier

Article détaillé : Musée Renoir de Cagnes-sur-Mer.

C'est en 1907 que le peintre Pierre-Auguste Renoir fait l'acquisition d'une propriété, dans le quartier des Collettes[53], où il s'installe en 1908 après avoir fait construire la villa-atelier et dans laquelle il vivra jusqu'à sa mort en 1919[54]. Il y vivra avec sa femme Aline et leurs trois enfants, Pierre, Jean et Claude. C'est là qu'il abordera pour la première fois la sculpture avec l'aide de Richard Guino. Malgré ses rhumatismes articulaires, il y a peint jusqu'à la fin de sa vie. Il y a reçu de nombreux amis artistes et son marchand Ambroise Vollard.

Aujourd'hui transformé en musée, ce domaine propose, outre la visite de l'atelier du peintre, des tableaux de la période nacrée (1889 à 1919), des sculptures, des lithographies et des études préparatoires.

De nombreux artistes, tels que Pierre-Auguste Renoir, Chaïm Soutine, Raoul Dufy, Tsugouharu Foujita, Victor Vasarely, Moïse Kisling, Yves Brayer, Paul Cognasse et son épouse Jeanne Michau dite Calern, Mouloudji, Georges Simenon, Jean Villeri, Brigitte Bardot, Suzy Solidor, Georges Ulmer… ont séjourné et travaillé à Cagnes-sur-Mer, surnommée jusque dans les années 1960 le « Montmartre de la Côte d'Azur ».

L’hippodromeModifier

En , l'hippodrome de la Côte d'Azur ouvre ses portes avec des installations provisoires. Huit ans plus tard, en , c'est l'inauguration officielle. Depuis, les infrastructures n'ont cessé de se développer et de s'améliorer, ce qui lui a permis de devenir l'un des plus importants hippodromes de France aussi bien d'un point de vue sportif (nombreuses courses de Groupes en trot, galop et obstacle) qu'au niveau de la fréquentation.

Médiathèque municipaleModifier

La médiathèque est installée dans une maison de maître de 420 m2, à proximité de la gare de Cagnes-sur-Mer, achetée par la ville en . Sur la façade sud du bâtiment on trouve un cadran solaire. La première vidéothèque du département est inaugurée en 1988. Site de la Médiathèque

Des documents relatifs au peintre Pierre-Auguste Renoir peuvent être consultés sur place[55].

 
Georges-Émile Lebacq, 1910 Cagnes-sur-Mer

Ludothèque municipaleModifier

  • Ludothèque ouverte depuis 1998. Site de la Ludothèque

Patrimoine naturelModifier

Le territoire de la commune est situé au sein de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[56],[57].

HéraldiqueModifier

 
Armoiries de Cagnes-sur-Mer.

Blasonnement :

Coupé : au premier, d'or au levron passant d'azur ; au second, de gueules à la barre d'argent[58].

Devise : « La foi sauve l'âme » (La fe sauva l'ama).

Ces armoiries sont en fait des armes imposées d'office à la suite de l'édit de novembre 1696, elles sont dues à un commis de Charles d'Hozier (cf. Armorial Général de 1696, Provence 1re partie, folio 701).

Selon Cappati, les véritables armes de cette commune seraient les suivantes : D'azur à l'agneau pascal d'argent. Elles apparaissent sur deux pierres d'angles du château. L'une est encore en place (angle nord, à mi-hauteur), l'autre a été déposée et est exposée à l'intérieur du musée.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le nom de Cagnes est généralement expliqué par le nom de personne latin Cannius sans raison évidente. On a aussi évoqué une prétendue racine pré-indo-européenne kan (= hauteur), qui renverrait à la situation de la ville médiévale.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

RéférencesModifier

Insee

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Zonage sismique français en vigueur depuis le 1er mai 2011 défini dans les décrets no 2010 – 1254 et 2010 -1255 du 22 octobre 2010, codifiés dans les articles R. 563-1 à 8 et D563-8-1 du code de l’Environnement
  3. Cagnes-sur-Mer et les séismes, www.azurseisme.com
  4. a et b L'eau dans la commune
  5. Description de la station
  6. Table climatique
  7. Le texte de l'arrêté municipal
  8. Journal télévisé de l'édition nationale de FR3 du 4 septembre 2012
  9. Journal "Le Monde": ce n'est pas un canular
  10. Projet de requalification de la gare de Cagnes-sur-Mer
  11. Concertation publique de la nouvelle gare de Cagnes-sur-Mer
  12. Aménagement et stationnements de la Place De-Gaulle de Cagnes: le projet se précise
  13. Eco-quartier de la Villette
  14. Un écoquartier signé Wilmotte
  15. Requalification du Béal
  16. Dictionanire français-provençal Jules Coupier, 2009 page 1513
  17. Gwënola Magna, Emmanuel Pellegrino, Isabelle Rodet-Belarbi, Une petite structure rurale d'époque romaine à la périphérie d'Antipolis : le moulin de Cassole à Cagnes-sur-Mer, Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, ISSN 1286-4374, 2005, 45, p. 75-101.
  18. Emmanuel Pellegrino, Le matériel de l'Antiquité tardive issu de sondages anciens à Saint-Véran, Cagnes-sur-Mer (A.-M) : indices de production de céramiques communes en Provence orientale, Archéologie du Midi médiéval : 2003, 21, p. 234-244.
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  20. Reportage d'Imazur sur les 200 ans du Cros de Cagnes
  21. Reportage sur les 200 ans du Cros-de-Cagnes.
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  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
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  32. Animations au son de l'orgue de Barbarie
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  34. Professionnels et établissements de santé
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  36. Actualités Cagnes-sur-Mer
  37. Nice-matin, édition Cagnes-Vence-Saint-Laurent-Carros
  38. Paroisse Saint Matthieu
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  40. A.C.I. Synagogue ET C.C. 4, Impasse Douce France, Cagnes-sur-Mer
  41. Les comptes de la commune
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  43. a et b Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  44. « Coopérative agricole du canton de Cagnes », notice no IA06001338, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  45. Arrêté du 5 février 2016 délimitant une Zone touristique internationale à Cagnes-sur-Mer , sur le site www.legifrance.gouv.fr.
  46. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune de Cagnes-sur-Mer sur le site du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA
  47. Les églises et édifices religieux recensés par l'Observatoire du patrimoine religieux
  48. Notice no PA00080686, base Mérimée, ministère français de la Culture, place Notre-Dame de Protection: classement par arrêté du 4 avril 1939
  49. A.C.I. Synagogue et C.C.
  50. Monuments commémoratifs : Monument aux Morts du Cros-de-Cagnes, Monument aux Morts, Plaques commémoratives 1914-1918 église Cros-de-Cagnes, Stèle commémorative attentat du Drakkar noir, Plaques commémoratives, Plaques émaillées 1914-1918 mairie annexe Cros-de-Cagnes, Stèle commémorative
  51. Monument aux morts. Conflits commémorés : 1914-1918 - 1939-1945
  52. Notice no PA00080687, base Mérimée, ministère français de la Culture Château Grimaldi ou château de Cagnes : classé MH 15 avril et 5 mai 1948
  53. Notice no PA06000001, base Mérimée, ministère français de la Culture Domaine des Collettes: classement par arrêté du 25 octobre 2001
  54. Renoir à Cagnes-sur-Mer
  55. fonds Renoir
  56. Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)
  57. Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
  58. Nice Côte d'Azur 1 : Cagnes-sur-Mer, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  59. Les Justes parmi les nations de Cagnes-sur-Mer

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, (réimpr. 1991), 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 222 : Cagnes-sur-Mer.
  • Collectif (dir. Jean-Luc Flohic), Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons d'Antibes à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 504 p. (ISBN 2-84234-071-X), p. 181 à 192.
  • Librairie Hachette et société d'études et de publications économiques, Merveilles des châteaux de Provence, Paris, Collection Réalités Hachette, , 324 p.
    Préface du Duc de Castries vice-président de l'Association des Vieilles maisons françaises : Basse Provence : Cagnes-sur-Mer, Palais italien niché au coeur d'une forteresse médiévale..., pages 70 à 75
  • Cagnes-sur-Mer : sarcophages à compartiments; murs et linteaux; moulins
  • Cavités souterraines naturelles

Articles connexesModifier

Liens externesModifier