Café Society (club)

Club de jazz de New-York
Café Society
Description de cette image, également commentée ci-après
Buck Clayton (d) au Café Society Downtown, juin 1947
Type club de jazz
Lieu 2, Sheridan Square (aujourd'hui n°1), Greenwich Village
Coordonnées 40° 43′ 59″ nord, 74° 00′ 07″ ouest
Inauguration
Fermeture 1947

Géolocalisation sur la carte : New York
(Voir situation sur carte : New York)
Café Society (club)

Le Café Society est un club de jazz new-yorkais fondé par Barney Josephson (en) en 1938 à Sheridan Square, dans Greenwich Village.

HistoireModifier

Ouvert à crédit en décembre 1938 par un commerçant de chaussures désargenté d'Atlantic City, Barney Josephson, le Café Society est le premier café-concert et de débats politiques où se produisent les artistes afro-américains qui soit fondé sur l'idée d'un public sans ségrégation, alors que les Noirs sont indésirables dans le public de tous les autres clubs et à peine tolérés au Cotton Club[1]. Le décor du club est excécuté par des artistes du quartier de Greenwich Village comme Ad Reinhardt, Adolf Dehn, William Gropper, Sam Berman, Abe Birnbaum et John Groth[1].

Le Café Society réunit des activistes et artistes, préfigurant le futur mouvement des droits civiques[1].

Le succès du Cafe Society est immédiat mais, la clientèle étant peu aisée, le club n'atteint pas l'équilibre financier. L'ouverture d'une annexe sur la huppée 58e Rue amènera un public plus aisé au premier club de Greenwich Village. Toutefois, en 1947, l'arrestation de son frère Leon (qui a prêté de l'argent pour ouvrir le café) pour soupçon de sympathies communistes oblige Barney Josephson à fermer ses cafés[1].

Billie Holiday chante pour la soirée d'ouverture et officie pendant neuf mois. C'est sur cette scène qu'en 1939 elle interprète pour la première fois Strange Fruit[2].

Parmi les autres musiciens qui se sont produits au Café Society, on peut citer Ella Fitzgerald, Count Basie, Mary Lou Williams, Nat King Cole, John Coltrane, Sarah Vaughan, Hazel Scott, Miles Davis ou Charlie Parker[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Isabelle Hanne, « Au Cafe Society, le jazz ç l'avant-garde des droits civiques », sur liberation.fr, (consulté le 1er août 2018)
  2. Strange Fruit, Billie Holiday, Café Society, and an Early Cry for Civil Rights, recension dans The New York Times, 2000.

BibliographieModifier

OuvragesModifier

  • Barney Josephson et Terry Trilling-Josephson, Cafe Society : The Wrong Place for the Right People, 2009
  • David Margolick, Strange Fruit, Billie Holiday, le Café Society et les prémices de la lutte pour les droits civiques, 10/18, 2001

ArticlesModifier

  • « Café Society : The groundbreaking club that time forgot », The Telegraph, 25 décembre 2016