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Caderousse

commune française du département de Vaucluse

Caderousse
Caderousse
Façade de l'Hôtel de ville de Caderousse avec marques (plaques noires à gauche) des inondations historiques de 1827, 1840 et 1856.
Blason de Caderousse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Orange
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Réuni d'Orange
Maire
Mandat
Serge Fidèle
2014-2020
Code postal 84860
Code commune 84027
Démographie
Gentilé Caderoussiens
Population
municipale
2 703 hab. (2016 en diminution de 1,21 % par rapport à 2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 13″ nord, 4° 45′ 25″ est
Altitude 27 m
Min. 23 m
Max. 40 m
Superficie 32,39 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.caderousse.fr/

Caderousse est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

GéographieModifier

Caderousse est un village vauclusien, situé au bord du Rhône. Le village est entouré par une digue en pierre du XIXe siècle, percée seulement de deux portes, qui le protégeait des fréquentes crues du Rhône jusqu'aux travaux d'aménagement de la CNR dans les années 1960-1970.

Accès et transportsModifier

La route départementale 17 traverse la commune du nord-est au sud-est en passant par le bourg, et la route départementale 237 traverse la commune du nord au sud en passant par l'ouest de celle-ci.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A9 qui traverse même une toute petite partie de son territoire au sud-est, sans pour autant qu'il n'y ait d'entrée ou de sortie. De ce fait, l'autoroute A7 est donc tout aussi accessible, le point d'entrée commun étant le péage au niveau de l'échangeur d'Orange, sortie numéro 21.

Relief et géologieModifier

La commune est relativement plate, avec une altitude minimale de 23 mètres et une altitude maximale de 40 mètres. C'est à l'ouest, sur l'ile de la Piboulette et à proximité du barrage, que se trouve le point le plus haut.

Les sols sont principalement alluvionnaires.

SismicitéModifier

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

HydrographieModifier

La Rhône s'écoule le long de sa bordure ouest et sud où l'Aigues vient le rejoindre après l'avoir longé un certain temps. Se rajoutent de nombreux petits cours d'eau et canaux comme la Mayre des Cairannes.

Îles et presqu'îlesModifier

On compte plusieurs îles sur la commune. La principale, sur le Rhône, est l'île de la Piboulette. En 1809, alors propriété privée de Mme Gramont, l'île était reliée aux rives du Rhône par deux bacs à traille, l'un côté Vaucluse, l'autre côté Gard. En 1883, une proposition de bacs est soutenue par les municipalités de Caderousse et Orange. Leurs installations sont en partie financées par ces communes, qui prennent en charge les rampes et chemins d'accès. Ils furent utilisés jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[2]. Il existe aussi des presqu'îles comme celle au sud du bourg, qui abrite entre autres le mas de la Piboule et ses terres, ou encore l'île du Colombier au nord-ouest de la commune.

 
Plaques portant mention des crues historiques du Rhône.

Ce sont généralement d'anciennes îles du Rhône que les sédiments et le travail des hommes (endiguement, etc.) ont transformées.

Inondations et réparations répertoriéesModifier

De par son emplacement en bordure du Rhône, mais aussi de par les nombreux cours d'eau qui sillonnent la commune, le territoire de celle-ci a été inondé à plusieurs reprises dans son histoire. Parmi ces inondations, on peut noter celles dont on garde encore des traces.

La plus ancienne a eu lieu en 1226, où, par une crue du Rhône, Caderousse, ainsi qu'Avignon, sont inondées. Puis, le , à h du matin, où le Rhône saute les digues et les remparts et détruit le quartier des cabanes (80 maisons), puis inonde la ville vers h de l'après-midi. Cette inondation est qualifiée dans les textes « AD MEMORIAM AETERNAM ». Par la suite, on compte de nombreuses autres crues du Rhône ou de l'Aigues, dont celles de 1755 et de 1856[3].

ClimatModifier

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[4]. Depuis 2009, la ville d'Orange dispose d'une station météorologique en ville[5].

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : [6]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
9,4
1,3
44,4
 
 
 
11,3
2,6
57,5
 
 
 
14,4
4,4
61,1
 
 
 
17,8
7,2
58,9
 
 
 
22,1
10,8
72,4
 
 
 
26,1
14,4
43,6
 
 
 
29,6
17
27,8
 
 
 
28,8
16,3
56,3
 
 
 
25
13,8
67,6
 
 
 
19,7
9,7
97,4
 
 
 
13,3
4,9
57,7
 
 
 
9,5
1,9
48,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec
Records de températures minimales °C (Année) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de températures maximales °C (Année) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source: https://www.linternaute.com/ville/ville/climat/25721/orange.shtml

ToponymieModifier

La forme la plus ancienne attestée est Cadarossa (1060)[7]. Elle ne donne une indication précise sur l'origine du nom de la commune. Les toponymistes avancent donc un possible *kador, avec sens de rivière, ou le nom d'une personne gauloise Cataros ou Catarius, avec suffixe pré-celtique -ossa[8].
Le nom en provençal est Cadarousso.

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire de Caderousse.

PréhistoireModifier

À Miemart, tout près de Caderousse, furent découverts lors de prospections archéologiques menées par le service régional d'archéologie d'Aix-en-Provence, des outillages lithiques (lames) liés au Néolithique.

AntiquitéModifier

 
Hannibal traversant le Rhône à la hauteur de Caderousse.

Lors de la deuxième guerre punique, après avoir évité de s’attaquer aux villes grecques de Catalogne, Hannibal Barca pénétra en Gaule. On pense que, après avoir franchi les Pyrénées au col du Perthus et établi son campement près de la ville d’Illibéris[9] — actuelle Elne à proximité de Perpignan —, il se dirigea sans encombre jusqu’au Rhône, où il arriva en septembre -218 avant que les Romains ne puissent empêcher son passage, à la tête de quelque 38 000 fantassins, 8 000 cavaliers et 37 éléphants de guerre[10]. L'hypothèse la plus probable est qu'il fit traverser son armée à la hauteur de Caderousse où se situaient les Insulae Furianae selon le relevé C du cadastre d'Orange[11].

La colonisation romaine a laissé sur place une tête colossale de Jupiter et un autel taurobolique dédié à Junon[12].

Moyen ÂgeModifier

Le premier seigneur connu est Robert de Caderousse qui, en 1060, signa un acte de donation à l'abbaye Saint-Victor de Marseille[12]. Par contre, les archives provenant de la commune ne vont pas au-delà du XIe siècle, elles ont été détruites par les inondations successives du Rhône[13].

Après le traité de Meaux, qui déposséda Raymond VII de Toulouse de tous ses fiefs, celui-ci fit appel à l'empereur Frédéric II. Celui-ci lui rendit le Comtat Venaissin en 1234, un an plus tard, il lui accorda, à nouveau, la suzeraineté sur Carpentras, Entraigues et Caderousse. Hommage lui en fut prêté en 1236[12].

Bertrand de Laudino, viguier-capitaine de Nice (1365), fut seigneur de Caderousse.

Clément VII donna ce fief et celui de Mornas à Bernardon de la Salle en 1378[13].

RenaissanceModifier

En 1562, après s'être emparés de Mornas, les protestants investirent le village vidé de ses habitants. Mais l'approche des troupes pontificales conduites par Fabrice Serbelloni, les fit se retirer. Ils revinrent en 1573, et réussirent à s'infiltrer dans la cité par une brèche pratiquée dans la maison de Bertrand Gastineau. Les 200 cavaliers qui s’apprêtaient à investir la place ne purent le faire, à cause de l'alerte déclenchée par Antoine Tacussel, un prisonnier qui avait réussi à fuir. Quant à Gastineau, il fut arrêté, incarcéré puis roué en place publique à Avignon[14].

Entretemps, l'évêque d'Orange, Philippe de La Chambre de Maurienne, avait dû se retirer à Caderousse avec son chapitre car sa cité était aux mains des calvinistes. Son successeur, Jean de Tulle, ne put revenir dans son palais épiscopal qu'en 1597[14].

Le château accueillit successivement les rois François Ier, le , Charles IX, en 1564 et Henri III, en 1575[14].

Trois violentes épidémies de peste ravagèrent la commune en 1586, 1627 et 1640[15].

La seigneurie fut érigée en duché, le , par bulle pontificale en faveur de Just-André-François d'Ancézune-Cadard, aide de camp de Louis XIV[14].

L'année 1668 vit l'installation de deux ordres de moniales : les bénédictines de Sarrians et les bernardines de Vienne[3].

Période moderneModifier

Au cours de l'hiver 1709, la pénurie de grains à Avignon fut telle que le vice-légat Sinibaldo Doria s'adressa au Conseil de Ville pour obtenir du blé. Il y eut tergiversation puis refus. L'armée pontificale se mit donc en marche pour assiéger les récalcitrants. Le siège fut effectif le . Quelques coups de canons ouvrirent les portes et les réserves furent apportés dans la cité papale[16].

L'Hôtel-Dieu fut rebâti au cours de l'année 1712 et Caderousse fut érigée en ville contre 600 livres en 1754[16].

En 1767, par testament, André-Joseph d'Ancézune donna son duché aux Grammont, ces derniers en restèrent ducs jusqu'à la Révolution[15].

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Dans le milieu du XIXe siècle, la plaine fertilisée par les alluvions du fleuve produisait des céréales, de la garance et étaient plantées en mûriers pour élevages des vers à soie[13].

Période contemporaineModifier

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin est parachuté en Provence, avec deux autres resistants, dont Hervé Monjarret jeune radio de vingt ans formé à Londres. Hervé est accueilli par l'abbé Miral, dans son presbytère de Caderousse. Ce fut de là que les premières liaisons radio de la Résistance Françaises parvinrent à Londres[15].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
Hôtel de ville de Caderousse.
Liste des maires successifs depuis 1947
Liste plus complète ici
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 mars 1959 Jean Farjon    
mars 1959 1968 Joseph Reynaud    
1968 mars 1977 Ernest Capdeville PCF  
mars 1977 mars 1983 Gaston Serguier DVG  
mars 1983 mars 2001 Pierre Cuer DVD  
mars 2001 2002 Jean-Marie Roche RPR  
2002 En cours Serge Fidèle UMP Commercial interne
Les données manquantes sont à compléter.

Administration municipaleModifier

Le conseil municipal de la ville est composé de 23 élus répartis de la manière suivante :

Groupe Président Effectif Statut
« Caderousse notre village[17] »
DVD
Serge Fidele 18[18] majorité
« L'expérience et la compétence à votre écoute [17] »
DVG
Oswald Lebouc 3[18] opposition
« Caderousse Autrement [17] »
DVD
Jean-Claude Guérin 2[18] opposition

Politique de développement durableModifier

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2006[19].

La Communauté de Communes du Pays Réuni d'Orange (CCPRO) a pour compétence la collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement.

La commune possède une déchèterie au sud-est.

Fiscalité localeModifier

L'imposition des ménages et des entreprises à Caderousse en 2009[20]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,22 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,47 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,93 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 21,58 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[21]).

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2016, la commune comptait 2 703 habitants[Note 1], en diminution de 1,21 % par rapport à 2011 (Vaucluse : +2,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5412 7862 7283 1373 1693 2623 1303 2093 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1683 1583 1113 1503 0253 1043 0602 9352 819
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6572 5992 5291 9081 8331 7591 6701 6361 759
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 6801 6672 0272 0072 2602 4962 6832 7122 738
2016 - - - - - - - -
2 703--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
  • 1269 = 256 feux (Enquêtes administratives d’Alphonse de Poitiers).
  • 1302 = 194 feux. Assemblée réunie le 31 octobre. AC Cad, DD I.
  • 1364 = 173 feux. Assemblée réunie pour désigner un syndic chargé d’emprunter aux trésoriers du comtat une aide pour construire les murailles de Caderousse.
  • 1414 = 180 maisons sur le premier cadastre détenu à l'Hôtel de ville.
  • 1566 = 1 908 habitants. Dénombrement des personnes et des grains dans 454 communautés du comtat ; BM Carpentras .ms 797.
  • En 1568, on trouve 450 maisons mais en 1592, soit 24 ans plus tard, il n'y a plus que 400 maisons, d’après la relation de la visite faite par le marquis de Gargua, général des Armées. Archives vaticanes t 20, légation d’Avignon.
  • 1763 = 800 maisons.
  • 1851 = 3 400 habitants.
  • 1886 = 3 060 habitants.
  • 1901 = 2 657 habitants.

En 1921, on comptabilise 1 908 habitants, c'est le premier recensement après le conflit de 14/18, qui se solde par un véritable désastre pour la commune (voir le monument aux morts, sur lequel sont inscrits les noms de 106 Caderoussiers). Ensuite c'est la fuite progressive puisqu'en 1946, on descend à 1 636 habitants pour remonter en 1962 à 1 880 habitants et redescendre en 1968 à 1 667 habitants. Depuis cette date, la progression moyenne est de 28 habitants l'an.

EnseignementModifier

L'on trouve sur la commune une école maternelle et une école élémentaire, regroupées dans le groupe scolaire Jean-Moulin[26]. Ensuite les élèves sont dirigés vers le collège Jean-Giono à Orange[27], puis au lycée polyvalent régional de l'Arc, toujours à Orange[28].

SportsModifier

 
Les contreforts de l'église gothique de Caderousse.

On trouve plusieurs stades sur la commune, ainsi qu'un centre de loisirs et un centre équestre, tous deux au nord de l'agglomération.

Parmi les clubs sportifs, on peut citer U.S Caderoussienne qui est l'équipe de football de Caderousse.

SantéModifier

L'hôpital de Caderousse est une institution charitable qui fut fondée en 1271 et dont les dernières transformations datent de 1999. Au cours de ses huit siècles d'existence, il fut successivement appelé : hôpital des pauvres, Hôtel Dieu, bureau de bienfaisance, hôpital laïque des pauvres, hospice de Caderousse, hôpital public, maison de retraite. C'est actuellement un E.H.P.A.D (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).

Article détaillé : Hôpital de Caderousse.

CultesModifier

Culte catholique en l'église Saint-Michel dont une des restaurations datée de 1478 comme en fait foi la date gravée au-dessus de l'autel d'une de ses chapelles[29]. Son abside romane à l'intérieur a été refaite à l'extérieur en gothique flamboyant[3]. La paroisse catholique fait partie du diocèse d'Avignon, doyenné d'Orange Bollène[30].

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange

IndustrieModifier

Compagnie nationale du RhôneModifier

Située au bord du Rhône, la commune héberge un aménagement exploité depuis 1975 par la Compagnie nationale du Rhône. Il est constitué de deux sites : au nord, un simple pont-barrage 44,11017, 4,71039 menant à Codolet (Gard) et au sud un complexe 44,09603, 4,72324 comprenant un pont-barrage, une centrale hydro-électrique de 156 MW et une écluse.

La CNR gère également sur ses terrains la zone d'activités (ZA) des Islons 44,09604, 4,72976 où sont implantés un dépôt de gaz Primagaz et des bureaux d'études liés à l'activité de la CNR.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le patrimoine de Caderousse :

Le vieux villageModifier

Article détaillé : Église Saint-Michel de Caderousse.

Au cœur du village, on trouve les vestiges du château de la maison d’Ancezune, ainsi que la chapelle seigneuriale, au sud.

À proximité, on trouve l'église Saint-Michel de Caderousse de style romano-gothique. Elle se compose d'une nef, de quatre travées et d'une abside semi-circulaire romane. Extérieurement, celle-ci, est une des rares témoins du gothique flamboyant provençal. À l'intérieur de l'église, une chapelle latérale placée sous le vocable de Saint-Claude, édifiée au XVe siècle, et également appelée chapelle d'Ancézune, est d'une grande richesse architecturale et ornementale[3].

Digue autour du villageModifier

 
Vue extérieure de la digue.
Article détaillé : Digue d'enceinte de Caderousse.

Le vieux bourg est entouré d'une digue percée de deux portes : la Porte Léon-Roche (ou porte d'Orange) à l'est, et la porte de Castellan au nord-ouest. Elle fut élevée entre 1863 et 1866, après la crue historique de 1856. L'ouvrage a dix mètres d'épaisseur et cinq mètres de haut[3]. Il est constitué d'un mur maçonné en pierres à l'extérieur, et d'une pente de terre engazonnée à l'intérieur.

À l'extérieur du villageModifier

À proximité, encore plus au nord, la chapelle Saint-Martin et son cimetière, elle fut la première église paroissiale, dépendant de l'abbaye de Cluny à la fin du XIe siècle. Ce fut autour d'elle que se forma le premier noyau du village, mais les crues du Rhône contraignirent à déplacer celui-ci[3].

Enfin, sur l'ile de la Piboulette, au niveau du Rhône, le château de la Piboulette.

Vie localeModifier

Caderousse compte plus de 42 associations sportives et culturelles à ce jour.

Personnalités liées à la communeModifier

Caderousse dans la littératureModifier

Le Duc des Halles par André Billy (Édouard Aubanel, 1943) est un roman historique se jouant dans la deuxième moitié du XIXe siècle, qui a en large parti pour cadre Caderousse.

Caderousse (Gaspard Caderousse) est le nom choisi par Alexandre Dumas pour un des personnages du roman Le Comte de Monte-Cristo.

Les Bateliers du Rhône (Françoise Bourdon) dont le cadre principal est également Caderousse.

HéraldiqueModifier

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à la clef d'or et à la clef d'argent passées en sautoir, accompagnées en chef de la lettre K capitale et en pointe de la lettre A capitale, le tout aussi d'or.[31]

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département de Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes : Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. Édition Archives départementales de Vaucluse, « Passage d'une rive à l'autre », (ISBN 2860840214)
  3. a b c d e et f Robert Bailly, op. cit., p. 119.
  4. La climatologie de Vaucluse
  5. Station météo d'Orange
  6. Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990
  7. Bénédicte Boyrie-Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie des pays occitans, Éditions Sud Ouest, , 480 p. (ISBN 978-2-87901-808-9), p. 55
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1723.
  9. Tite-Live, Histoire romaine, Livre XXI, 24
  10. (en) Serge Lancel, Hannibal, éd. Fayard, Paris, 1995, p. 60.
  11. Philippe Leveau, Le franchissement du Rhône par Hannibal : le chenal et la navigation fluviale à la fin de l'âge de fer, PUF, Revue archéologique, no 35, 2003, p. 25 à 50.
  12. a b et c Robert Bailly, op. cit., p. 117.
  13. a b et c Jules Courtet, op. cit., p. 110.
  14. a b c et d Jules Courtet, op. cit., p. 111.
  15. a b et c Robert Bailly, op. cit., p. 118.
  16. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 112.
  17. a b et c http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/084/C2084027.html
  18. a b et c http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/084/084027.html
  19. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Caderousse, consultée le 26 octobre 2017
  20. « Impôts locaux à Caderousse », taxes.com
  21. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  26. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  27. Carte scolaire de Vaucluse
  28. « Site du lycée de l'Arc », Académie Aix-Marseille,
  29. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 113.
  30. doyenné d'Orange-Bollène
  31. Armorial des communes de Vaucluse

Autres sourcesModifier