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Cadalen

commune française du département du Tarn

Cadalen
Cadalen
L'église Notre-Dame
avant l'effondrement de son clocher.
Blason de Cadalen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Les Deux Rives
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglo
Maire
Mandat
Monique Corbière-Fauvel
2014-2020
Code postal 81600
Code commune 81046
Démographie
Gentilé Cadalénois
Population
municipale
1 528 hab. (2016 en augmentation de 2 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 03″ nord, 1° 58′ 57″ est
Altitude 199 m
Min. 163 m
Max. 325 m
Superficie 40,41 km2
Localisation

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Cadalen
Liens
Site web Site officiel

Cadalen (en occitan Cadaluènh) est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

GéographieModifier

Commune située sur le ruisseau de Saudronne, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d'Albi.

Communes limitrophesModifier

Cadalen est limitrophe de neuf autres communes.

 
Carte de la commune de Cadalen et de ses proches communes.

HydrographieModifier

La commune est arrosée par le ruisseau de Saudronne et son affluent le Candou ainsi que par la Saudronne, un autre affluent du Tarn.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 4 041 hectares ; son altitude varie de 163 à 325 mètres[1].

Voies de communication et transportsModifier

La commune est bien desservie par l'ancienne route nationale 88 et par l'A68.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cadalonium vers 1062[2].

L'étymologie du mot Cadalen provient de l'occitan cada, « chaque », et len caractérisant le lichen, très présent aux alentours de la commune. Autre explication plus officielle trouvée dans "Communes du Tarn, Dictionnaire de géographie administrative du Conseil Général du Tarn, Archives Départementales 1990 " : Nom de personne romain "Catalonius" dérivé de "Cathalonia" (Catalogne) Catalen devenu Cadalen (1158)

HistoireModifier

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'or à la fasce de sable.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de l'arrondissement d'Albi de la communauté d'agglomération Gaillac Graulhet Agglomération et du canton des Deux Rives avant le redécoupage départemental de 2014, Cadalen était le chef-lieu de l'ex-canton de Cadalen et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes Tarn et Dadou.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Betty Simon    
mars 2008 En cours Monique Corbière-Fauvel DVG Educatrice
Conseillère départementale
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 1 528 habitants[Note 1], en augmentation de 2 % par rapport à 2011 (Tarn : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4041 6271 7511 9932 1902 2242 2062 2702 225
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1032 0142 0041 8601 8421 8031 7911 6521 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4511 6351 5221 3541 1931 2151 2851 2561 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1811 1361 0501 0721 1121 2061 2911 4731 508
2016 - - - - - - - -
1 528--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 46 47 48 51 50 49 49 48
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

ÉconomieModifier

Article détaillé : Économie du Tarn.

Viticulture : gaillac (AOC), côtes-du-tarn.

Service publicModifier

Centre communal d’action sociale,

EnseignementModifier

Cadalen fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par un un groupe scolaire école maternelle et élémentaire[11].

CultureModifier

École de musique, comité des fêtes,

Activités sportivesModifier

L'équipe féminine de volley-ball[12], déjà championne de France et s'illustre depuis de nombreuses années. l'US Cadalen, club de rugby à XV où a évolué Vincent Clément, tennis, football,

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Tarn et Dadou[13], et du syndicat de traitement départemental TRIFYL.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Cadalen

La construction d’une nouvelle église à Cadalen à la fin du XIXe siècle a engagé la désaffectation de son ancienne église Notre-Dame, devenue trop petite. Celle-ci fut alors convertie en école, dans son porche, et en hôtel de ville, dans sa nef.

 
À la fin du XIXe siècle, la nef de l'église Notre-Dame est alors la mairie.

Elle bénéficie d’un classement à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1927, grâce à la qualité des sculptures de son portail sud, de style roman. En 1951, l’effondrement de son clocher emporte dans sa chute les voûtes et le mur sud de l’église, n’épargnant que le porche et son beau portail. Désireuses de revaloriser cet édifice, la mairie et la communauté de communes Tarn et Dadou ont relancé un projet de création d’une médiathèque intercommunale, à l’intérieur des ruines. C’est dans cette perspective que le service régional de l’Archéologie a prescrit une étude préalable de l’édifice afin d’évaluer le « potentiel archéologique » de son sous-sol, d’identifier ses niveaux de sol originels et l’altitude des fondations des murs. Confiée à la société Hadès, l’étude a été menée par deux archéologues durant un mois.

 
Portail roman orienté sud.

D’après l’analyse du bâti, il semble que la construction de l’église s’est effectuée d’est en ouest, en commençant par l’abside, lieu le plus sacré de l’édifice. Construite en pierres de taille layées, elle était parcourue à l’intérieur d’une banquette haute d’environ un mètre dans la nef, et presque le double dans l’abside. L’étude de l’église Notre-Dame de Cadalen a mis en évidence les étapes de sa construction et permis de compléter son plan. De plus, on peut désormais affirmer que son sol d’origine se trouve bien plus bas que le dernier sol de carreaux de terre cuite encore partiellement conservé aujourd’hui. Seul le mur de l’abside possède une tranchée de fondation ce qui nous suggère que l’église était peut-être charpentée à l’origine, le sanctuaire ayant alors été l’unique élément couvert par une voûte. Les deux sondages effectués montrent que le sol médiéval de l’édifice se trouvait au moins à 70 cm sous le niveau de sol actuel. La mise au jour d’une sépulture du côté sud-ouest de la nef nous a permis de constater que des inhumations sont encore en place une quinzaine de centimètres au-dessus des niveaux géologiques, du moins dans cette partie de l’église. Plus tard, les murs de pierre ont été surélevés d’une maçonnerie de briques contemporaine de la construction des voûtes sur croisées d’ogive. La suppression de la banquette pourrait remonter à cette époque.

La mise au jour d’un épais remblai contenant de nombreux ossements humains montre que la surélévation du sol – de 60 à 80 cm – a été effectuée en bouleversant des sépultures antérieures. L’étude de la céramique et des monnaies recueillies permettra de vérifier l’hypothèse d’un remaniement récent (XVIe - XVIIe siècle). Ce rehaussement pourrait être lié soit à la construction des voûtes, soit à la surélévation du clocher qui fut agrémenté d’une tour polygonale à une date indéterminée. D’ailleurs, ces deux remaniements majeurs sont peut-être contemporains.

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.