Cabral Libii

journaliste, juriste, enseignant et homme politique camerounais,homme d'affaire

Cabral Libii Li Ngué dit Cabral Libii,né le à Ekoamaen (Région du Centre, Cameroun), est un journaliste, enseignant-moniteur de droit et député à l'Assemblée nationale camerounaise. Il est sorti officiellement 3e au terme de l'élection présidentielle de 2018.Il est élu homme politique africain de l'année 2019 au GIFA D'OR de Paris[pertinence contestée].

Cabral Libii
Cabral Libii meeting 2018.jpg
Cabral Libii en octobre 2018
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Cabral Libii Li Ngué Ngué
Nationalité
Formation
Droit Public International
Activité
Homme politique, juriste, activiste et journaliste.
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale)
Mouvement
11 Millions de Citoyens (socialisme progressiste)
Partenaire
Onze Millions De Citoyens (Diaspora)

BiographieModifier

Étudiant en droit à l’Université de Yaoundé II[1], Cabral Libii est un éditorialiste politique qui intervient dans des médias au Cameroun. Directeur de Radio Campus, il a également animé des émissions télévisées, notamment Vox Live sur VoxAfrica[2],[3],[4].

Engagement politiqueModifier

En 2011, Cabral Libii et Richard Ma Mbeb Makon cosignent un manifeste avec quatre-vingts jeunes Bassa – Mpo'o- Bati contre l'élite politique du peuple Bassa. Ils regrettent alors " le recul, le refus, le manque de volonté, et/ou l'incapacité de [leurs] élites (ministres, députés, directeurs généraux, ambassadeurs,...) à pouvoir rassembler leurs intelligences dans une dynamique de solidarité, capable d'exercer une magistrature d'influence, nécessaire pour la défense et la prise en compte des préoccupations et intérêts locaux à l'échiquier national "[5].

En 2015, au journal Le Monde, Cabral Libii impute la responsabilité de la situation catastrophique du Cameroun au président Paul Biya. « Nous assistons aux dérives d’un groupe de vieillards ayant pris le pays en otage », dit-il. Il ajoutera par ailleurs que cette situation est « la conséquence de l’usure et d’une présidence qui n’a jamais eu de cap ». Il s'insurge également contre le Code électoral camerounais, code qui ne prive point Paul Biya d'une septième candidature à la magistrature, car dit-il, « la vérité, c’est qu’on en est à attendre que le système se désagrège tout seul»[6].

 
Dernier meeting de Cabral Libii avant l'élection présidentielle, à Yaoundé le 6 octobre 2018.

En 2017, alors âgé de 37 ans, ce militant camerounais, qui jouit d'une forte popularité sur les réseaux sociaux[7], se positionne comme candidat à l'élection présidentielle camerounaise de 2018. Dans un communiqué, il lance la campagne "11 millions d'inscrits" en affirmant : « Des milliers de mes compatriotes m’ont appelé à présider à leurs destinées. Cet authentique « appel du peuple » m’honore. Je sens sur mes épaules la lourdeur de la responsabilité d’un élu des cœurs et de raison. Merci en toute humilité. Le triomphe électoral d’idées nouvelles sur lesquelles nous nous accorderons le moment venu et d’hommes nouveaux lors des échéances à venir, nous impose dès maintenant à tous, un profond engagement. L’objectif au 1er janvier 2018 est de disposer d’un corps électoral de 11 millions d’inscrits au moins. Mettons-nous donc au travail ». Il revient plus tard dans plusieurs médias sur sa candidature pour l'élection de 2018[8],[9]. Il obtient 6,28% des voix, dans un scrutin sans surprises qui voit la réélection de Paul Biya[10].

Porté à la tête du PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale) [11] en 2018, Cabral Libii est élu député à l'assemblée nationale[12] lors du double scrutin municipal et législatif au Cameroun le 09 février 2020. Le 17 mars 2020, il est officiellement élu secrétaire au bureau de l'assemblée nationale du Cameroun.

RécompensesModifier

  • 2017 : Lauréat du Prix d’excellence du «Meilleur booster de la démocratie camerounaise»[13].

Notes et référencesModifier

  1. Mike, « Voici pourquoi Cabral Libii veut chasser Paul Biya », sur dailynewscameroon.com, (consulté le 2 juillet 2017)
  2. « Chronique : Mais qui donc de Cabral Libii ou de Messanga Nyamding est le véritable « Macron camerounais » ? », sur jewanda-magazine.com, (consulté le 2 juillet 2017)
  3. « Cameroun : qui est Cabral Libii, le benjamin de la présidentielle ? – JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2018)
  4. Simon Ngono, Les Débats télévisés dans l'espace public au Cameroun : logiques et jeux d'acteurs, Paris, Édilivre, , 168 p. (ISBN 978-2-334-21534-3)
  5. Le Messager, « Revendication: Des jeunes Bassa réclament la tête de leurs élites à Biya », sur cameroonvoice.com, (consulté le 2 juillet 2011).
  6. Raoul Mbog, « Au Cameroun, poser la question de l’après-Biya, c’est risquer la prison », sur lemonde.fr, (consulté le 2 juillet 2017).
  7. « Cameroun/Présidentielle 2018 : Joshua Osih est le candidat le plus actif sur les réseaux sociaux numériques », Le Bled Parle,‎ (lire en ligne, consulté le 25 septembre 2018).
  8. « Depuis Bamenda, Cabral Libi confirme sa candidature », sur cameroonweb.com, (consulté le 2 juillet 2017).
  9. Banda Diallo, « Inspiré de Macron, un jeune camerounais de 39 ans veut devenir président en 2018 », sur http://www.afrikmag.com/, (consulté le 2 juillet 2017).
  10. « Cameroun : Paul Biya officiellement réélu pour un septième mandat, avec 71,28% des voix – JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018).
  11. Armand-Rodolphe Djaleu, « Cabral Libii nouveau président du parti camerounais pour la réconciliation nationale :: CAMEROON », sur camer.be, (consulté le 13 mars 2020)
  12. « Législatives 2020 : Cabral Libii élu député, son parti gagne cinq sièges », sur Journal du Cameroun, (consulté le 13 mars 2020)
  13. « Cameroun – Cabral Libii lauréat du prix d’excellence du «Meilleur booster de la démocratie camerounaise» », sur v,