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CFAO
logo de CFAO (entreprise)

Création 1887
Fondateurs Frédéric Bohn
Personnages clés Richard Bielle, président du Directoire de CFAO
Forme juridique Société anonyme à Conseil de Surveillance et Directoire
Action retirée de la cote en 2016
Slogan With africa, for Africa
Siège social Sèvres(18 Rue Troyon)
Drapeau de France France
Actionnaires Toyota TsushoVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Distribution spécialisée
Produits Voitures, Automobiles, 4x4, Motos, Médicaments, Vaccins, Télécom, Réseaux informatiques, Intégrateur de solutions, Industries
Société mère Toyota Tsusho
Site web cfaogroup.com
La présence de l'entreprise dans le monde

Le groupe CFAO est une société multinationale opérant dans 4 secteurs d’activités : Mobility, Healthcare, Consumer Goods et Technology & Energy. Son siège social est situé à Sèvres (92), en France[1].

Le groupe CFAO est spécialisé dans les secteurs de la distribution automobile, des produits et services pharmaceutiques, de la gestion de centres commerciaux et supermarchés, de la fabrication de produits de grande consommation[2] ainsi que dans le secteur des nouvelles technologies et de l’énergie.

Le groupe CFAO gère 18 sites de production sur le continent africain[3]. CFAO est implanté dans 36 pays d’Afrique, dans 7 départements et collectivités d'Outre-mer ainsi qu’au Vietnam.

Sommaire

HistoireModifier

La CFAO est fondée en 1887 à Marseille par l'armateur Frédéric Bohn (1852-1923)[4]. Il est depuis 1881[5], quatre ans avant, le directeur de la Compagnie du Sénégal et de la Côte occidentale d'Afrique et le dauphin de son patron-fondateur, le négociant et industriel de l'arachide Charles-Auguste Verminck[5].

La Compagnie a alors une spécialité dans le commerce de produits alimentaires et de consommation courante et profite du boom africain de la culture de l'arachide. Vers 1900, nombre de Bordelais et de métis implantés au Sénégal, ou actifs dans le négoce, vont se reconvertir à l'arachide et pour beaucoup se déplacer vers le Cayor[6]. L'expansion a surtout eu lieu avant 1900, mais se poursuit après, sur fond de spéculation sur le cours de l'action CFAO, qui est cotée en Bourse: de 51 600 tonnes d'arachide exportées en 1895, le Sénégal passe à 140 000 tonnes en 1900, puis 224 000 tonnes en 1909 et même 303 000 tonnes en 1914. En 1913, en pleine bulle boursière, l'action CFAO plait tellement aux investisseurs qu'ils dient : « Aujourd'hui, j'ai acheté 125 Afrique » quand ils acquièrent des titres[7].

Dès 1913, CFAO s'oriente vers la distribution automobile et la production industrielle en Afrique.

Plus tard, en 1990, Pinault SA rachète l'entreprise franco-africaine, la première grande acquisition du groupe de l'industriel française[8] François Pinault.

En , Toyota Tsusho annonçait le lancement d'une OPA sur CFAO, entreprise appartenant alors au groupe PPR, avec l'acquisition de 29,8 % du capital de CFAO pour 687 millions d'euros[9],[10]. Le , les parts de CFAO ont été rachetées dans leur presque intégralité par Toyota Tsusho[11].

MétiersModifier

CFAO opère dans plusieurs métiers[12] :

  • La distribution automobile avec CFAO Automotive ;
  • La distribution de biens d’équipements, d’engins industriels et agricoles avec CFAO Equipment ;
  • La location de flotte de véhicule avec LOXEA ;
  • La production, la distribution et la répartition pharmaceutique avec Eurapharma ;
  • Les nouvelles technologies de l’information et de la communication et les énergies renouvelables avec CFAO Technology & Energy;
  • La production et la distribution de produits de consommation avec CFAO FMCG & AGRI ;
  • La construction et la gérance de centres commerciaux en Afrique avec CFAO Retail ;

CFAO dispose d'un département spécialisé dans la vente aux ONG, Nations unies et grands comptes : CPS Africa.

Données financièresModifier

En 2019 le groupe revendique[13] :

  • 15.600 collaborateurs dans 43 pays
  • 4.4 milliards d'euros de chiffre d'affaires
  • 83% des ventes réalisées en Afrique
  • 145 filiales dans le monde.


RéférencesModifier

  1. « Information de contact CFAO », sur www.cfaogroup.com
  2. « Positionnement CFAO », sur www.cfaogroup.com
  3. « La tribune Afrique », sur afrique.latribune.fr
  4. Xavier Daumalin, Marseille et l'Ouest africain, L'outremer des industriels (1841-1956), Histoire du Commerce et de l'Industrie de Marseille, XIXe-XXe siècle (tome VIII), Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, 1992, 475 p. (ISBN 978-2900732083)
  5. a et b "La préhistoire de la CFAO (1845-1887)" dans CFAO (1887-2007). La réinvention permanente d’une entreprise de commerce outre-mer" par Hubert Bonnin, Paris, Publications de la SFHOM, 2007 [1]
  6. Samir Amin, « La bourgeoisie d'affaires sénégalaise », L'Homme et la société, no 12,‎ , p. 29-41 (lire en ligne)
  7. "CFAO, l'Afrique au coeur" par Philippe Escande, dans Les Échos 18/11/2009 [2]
  8. Profil de l'entreprise CFAO, Dirigeants-entreprise.com
  9. Ivan Letessier, PPR sort de CFAO grâce à un groupe japonais, Le Figaro, 27 juillet 2012
  10. Stéphane Lauer, CFAO: out of Africa, Blogs Le Monde, 28 août 2012
  11. CFAO définitivement japonais, Jeune Afrique, 24 décembre 2012
  12. « Activités CFAO », sur www.cfaogroup.com
  13. « GROUPE CFAO », sur www.cfaogroup.com (consulté le 5 novembre 2018)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Elsa Assidon, Le commerce captif : les sociétés commerciales françaises de l'Afrique noire, Paris, L'Harmattan, 1989 (ISBN 2-7384-0340-9)
  • Paul Bois, Armements marseillais. Compagnies de navigation et navires à vapeur (1831-1988), Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence, 2003 (3e édition), 447 p. (ISBN 2-900732-01-8)
  • Hubert Bonin, CFAO (Compagnie française de l'Afrique occidentale) : cent ans de compétition, Paris, Economica, 1987, 560 p. (ISBN 2717812466)
  • Hubert Bonin, « Des négociants français à l’assaut des places fortes commerciales britanniques : Cfao et Scoa en Afrique occidentale anglaise puis anglophone », in H. Bonin et Michel Cahen (dir.), Négoce blanc en Afrique noire. Le commerce de longue distance en Afrique subsaharienne du XIVe au XXe siècles, Paris, Publications de la Société française d’histoire d’outre-mer, Paris, 2001, p. 147-170
  • Stephen Decam, « Le destin de la CFAO depuis la Grande Crise africaine (1987-1999) » in H. Bonin et Michel Cahen (dir.), Négoce blanc en Afrique noire. Le commerce de longue distance en Afrique subsaharienne du XIVe au XXe siècle, Paris, Publications de la Société française d’histoire d’outre-mer, Paris, 2001, p. 13-46
  • Hassane Gandah Nabi, « La Compagnie française de l'Afrique occidentale au Niger (1926-1998) », Outre-mers, 2004, vol. 91, no 342-43, p. 295-319
  • Evariste-Joseph Kiemptore, Le Marché ouest-africain des biens d'équipement et la stratégie des anciens comptoirs : la CFAO (Compagnie française de l'Afrique occidentale), la SCOA (Société commerciale de l'ouest africain) et la Compagnie Optorg, Université de Paris 1, 1979
  • La SCOA: la justice s'intéresse à la méthode Pinault. La plainte d'un petit actionnaire relance l'affaire.

Liens externesModifier