César Auguste de Choiseul de Plessis-Praslin

aristocrate français

César Auguste de Choiseul de Plessis-Praslin
Chevalier du Plessis-Praslin - Duc de Choiseul - Comte de Plessis-Praslin - Vicomte de Saint-Jean -
César Auguste de Choiseul de Plessis-Praslin
César Auguste de Choiseul 3e duc de Choiseul

Naissance
Décès
Paris
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Lieutenant général des armées du roi
Années de service vers 1665 – vers 1697
Conflits 1669
Siège de Candie
1672
Guerre de Hollande
Siège de Grave
1674
Bataille de Sinsheim
1675
Siège de Dinant
1677
Siège de Valenciennes
Siège de Saint-Omer
1678
Siège et prise de Gand
Siège et prise d'Yres
Bataille de la Peene
1684
Siège de Luxembourg
1690
Bataille de Fleurus
1692
Bataille de Steinkerque
Faits d'armes 1672
Prise de Gennep sur le Rhin
Distinctions Chevalier des ordres du Roi
Autres fonctions abbé commendataire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, (1652-1681), abbaye Saint-Florentin de Bonneval
Famille Maison de Choiseul

César III Auguste de Choiseul de Plessis-Praslin est un militaire français, né en 1637 et mort à Paris, le .

BiographieModifier

Quatrième fils du duc César de Choiseul du Plessis-Praslin et de son épouse Colombe le Charron, première dame d'honneur de la duchesse d'Orléans. Il sera présenté dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem [1],[2] mais ne présentera pas ses vœux pour pouvoir se marier en 1681. Il est abbé commendataire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon[1] et de l'abbaye Saint-Florentin de Bonneval. Il porte alors le nom de Chevalier du Plessis-Praslin.

Il commença à servir dans l'armée comme colonel d'un régiment d'infanterie, et obtint en 1669 un brevet de maréchal de camp pour aller servir à Candie.

il participe à la bataille d'Arnheim en Hollande, en compagnie de son frère aîné, Alexandre de Choiseul du Plessis-Praslin, lequel est tué d'un coup de canon le .

Le , il épouse Louise-Gabrielle de La Baume le Blanc de la Vallière, (1665-1698), fille de Jean-François, marquis de la Vallière, baron de Maisons-Fort, gouverneur et sénéchal de Bourbonnais (frère aîné de la duchesse de La Vallière), et de Gabrielle Glé de la Cotarday, dame du palais de la reine Marie-Thérèse d'Autriche.

En 1683 naît son premier enfant : Marie-Louise Gabrielle[3].

Le , il participe au Siège de Luxembourg, au cours duquel son neveu perd la vie et devient de ce fait duc et pair. Il est fait gentilhomme de la Chambre du duc d'Orléans

Le , sa femme mets au monde un garçon : N… . Le , le roi le nomme chevalier de ses Ordres. Il reçoit le collier et la croix le . Il servit cette même année et en 1690 dans l'armée de Flandres et commanda l'aile droite de l'armée française à la bataille de Fleurus, le . Le , il perd son fils en bas âge. Il fit encore la campagne de 1692 en Flandres et commanda la maison du Roi à la bataille de Steinkerque le .

Le , son épouse met au monde leur troisième enfant : Marie-Louise Thérèse, qui sera baptisée avec sa sœur aînée le .

Il est envoyé en otage en à Turin, dans le cadre de l'exécution du traité de paix avec le duc de Savoie, et rentre à Paris en où il visite sa femme de laquelle il est séparé sans en être divorcé. Cette épouse volage, « belle et faite en déesse […] avait eu des galanteries en nombre, et qui avaient fait grand bruit »[4]. C'est la vie dissolue de cette femme qui l'empêchat d'obtenir son bâton de maréchal. Lui ne voulait que les garçons et laissait mourir ses filles de faim. Lorsqu'elle sut qu'elle était enceinte, son épouse cacha sa grossesse à son mari, craignant peut-être que l'enfant ne soit pas de lui. Elle accoucha le d'une fille qu'elle prénomma Augustine Françoise et qu'elle confia à son amie Marie-Françoise marquise de Pompadour, marquise de Hautefort par son mariage, qui va élever l'enfant sous le pseudonyme de Mlle de Saint-Cyr, du nom d'une de ses terres. Le père finira par avoir connaissance de cette enfant, dont l'oncle paternel, le duc de la Vallière, détournera l'héritage et auquel la demoiselle fera un procès retentissant qu'elle gagnera la déclarant fille de Mr de Choiseul et de Mme son épouse. L'année suivante, son épouse meurt le .

Il se remarie le , avec Marie Bouthillier de Chavigny, veuve de Nicolas Brulart de Sillery, seigneur et marquis de la Borde, Sombernon, de Memont, du Malain, de Mussey, premier président au Parlement de Bourgogne, et fille de Léon Bouthillier, comte de Chavigny et du Busançois, ministre et secrétaire d'État, commandeur et grand trésorier des ordres du roi, gouverneur des villes et citadelle d'Antibes et du château de Vincennes, et d'Anne Phelyppeaux de Ville-Savin[5].

Il meurt le et est inhumé le 14 du même mois au couvent des Feuillants, rue Saint-Honoré à Paris.

TitresModifier

  • 1650 : chevalier de Plessis-Praslin
  • Vicomte de Saint-Jean
  • 1652-1681 : abbé commendataire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon
  •  : comte de Plessis-Praslin, au décès de son frère aîné Alexandre de Choiseul
  • 1677 : lieutenant général des Ville, Province, Comté et Évêché de Toul.
  • 1684 : duc et pair de France

GradesModifier

CampagnesModifier

Faits d'armesModifier

  • . Investit avec un corps de troupes, Gennep sur le Rhin, qui se rendit à son approche.

DécorationsModifier

ArmoiriesModifier

  • D'azur à la croix d'or cantonnées de dix huit billettes du même; cinq dans chaque canton au chef, ordonnées 2,1 et 2 et quatre dans chaque canton de la pointe, ordonnées 2 et 2

DeviseModifier

  • Choiseul à la rescousse, à moi Bassigny cri de guerre de la famille.

PropriétésModifier

  • Seigneurie de Plessis-Praslin

Notes et référencesModifier

  1. a et b François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume ... On a joint ... le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles, & plus illustrés ..., , 812 p. (lire en ligne), p. 506.
  2. Son nom est absent des listes dressées par l'abbé de Vertot dans Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem appelés depuis chevaliers de Rhodes et aujourd'hui chevaliers de Malte, Savoye libraire, Paris, 1778 ; de Saint-Allais, L'ordre de Malte ses grands maîtres et ses chevaliers, Delaunay libraire, Paris, 1839 et Louis de La Roque, Catalogue des chevaliers de Malte appelés successivement chevaliers de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, Alp. Desaide, Paris, 1891
  3. Morte le et inhumé au Couvent des Feuillants, le 20 du même mois.
  4. Saint-Simon, I, 51.
  5. Morte à Paris le .

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, t.IV, à Paris 2e édition, 1772. p. 474-516.
  • Bossuet, et autres, Oraisons, par Dussault, Paris, 1820. p. 164.
  • Abbé Louis Moreri (Morery), Le Grand Dictionnaire Historique..., nouv.éd. t. II, Paris, 1707. p. 225.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier