Cæcum

première partie du côlon
Le cæcum, partie initiale du côlon, à gauche dans l'image.

étymologieModifier

Le terme cæcum vient du latin caecum intestinum , littéralement " intestin aveugle " [1]. Le terme grec ancien τυφλὸν (ἔντερον) typhlòn (énteron) est à l'origine du terme typhlite, l'inflammation du cæcum, à ne pas confondre avec l'appendicite.

structuresModifier

Le cæcum ou cécum est la première partie du côlon, et constitue un organe appartenant au système digestif de la plupart des Amniotes (mammifères, oiseaux). Il est formé d'un ou deux sacs auquel s'abouche l'orifice de la valvule iléocécale. C'est au niveau de cette valvule que l'iléon se déverse dans le côlon. Chez l'humain, l'appendice, qui peut donner l'appendicite, est appendu au cæcum.

La taille du cæcum dépend du régime alimentaire de l'animal. Ainsi, les oiseaux ont généralement deux cæcums jumelés, alors que les perroquets n'ont pas de cæcums[2].

La plupart des mammifères herbivores ont un cæcum relativement large, abritant un grand nombre de bactéries, qui aident à la décomposition enzymatique de la matière végétale telle que la cellulose ; chez de nombreuses espèces, il est considérablement plus large que le côlon.

En revanche, les carnivores et les omnivores, dont le régime alimentaire ne contient que peu ou pas de matières végétales, ont un cæcum réduit. Les espèces de mammifères qui ne développent pas de cæcum comprennent les ratons laveurs, les ours et le panda roux.

Les rapports du cæcum sont :

  • en avant : la paroi abdoventrale ;
  • en arrière : le muscle iliaque ;
  • latéralement : la paroi abdominale ;
  • médialement : l'iléon, l'appendice iléocécal (ou vermiforme).

Attention toutefois, la position de l'appendice vermiforme étant sujette à de nombreuses variations, on peut avoir un appendice rétrocécal, ou sous-cécal par exemple[3].

Les différentes espècesModifier

Les rongeurs, mais aussi d'autres espèces animales notamment herbivores, sont dotés d'un cæcum de taille relativement importante et qui héberge des bactéries facilitant la digestion des fibres alimentaires (Microbiote intestinal), que les sucs digestifs ne peuvent digérer. En revanche, les ursidés en sont dénués.

Les rapports du cæcum sont :

  • en avant : la paroi abdoventrale ;
  • en arrière : le muscle iliaque ;
  • latéralement : la paroi abdominale ;
  • médialement : l'iléon, l'appendice iléocécal (ou vermiforme).

Attention toutefois, la position de l'appendice vermiforme étant sujette à de nombreuses variations, on peut avoir un appendice rétrocécal, ou sous-cécal par exemple[3].

Notes et référencesModifier

  1. https://www.cnrtl.fr/etymologie/caecum
  2. (en) Mary H. Clench et John R. Mathias, « The Avian Cecum: A Review », Wilson Bulletin, Ann Arbor, MI, vol. 107, no 1,‎ , p. 93–121.
  3. a et b Richard-L Drake, Wayne Vogl et Adam-W-M Mitchell, Gray's Anatomie pour les étudiants, Elsevier, , 1111 p. (ISBN 978-2-84299-774-8), p. 291-293

Liens externesModifier