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Le business loto (buzzword bingo aux États-Unis) est un jeu parfois joué lors de réunions en entreprise. Les règles sont similaires à celles du loto ou du bingo, mais à la place d'un tableau de nombres, chaque carte de joueur est un tableau de buzzword (un buzzword est un mot à la mode dans le monde de l'entreprise, particulièrement vide de sens). Quand un joueur entend un de ces mots, il le raye de sa carte. Le gagnant est celui qui a barré une ligne entière et s'exclame "Foutaises !".

Le business loto est parfois aussi appelé "bingo réunion" ou "bullshit bingo".

Le concept a été fortement popularisé en 1994 par un strip de Dilbert, mais Scott Adams n'est pas l'inventeur, car un générateur automatique de cartes existait depuis 1993[1].

Aux États-Unis, un buzzword bingo s'est déroulé quand Al Gore, alors vice-président des États-Unis d'Amérique connu pour son utilisation de mots en vogue pour parler de technologie, fit un discours à la promotion 1996 du MIT. Les élèves de la promotion avaient distribué au public des cartes de loto contenant des mots en vogue[2].

Une publicité d'IBM représente également des employés faisant un buzzword bingo lors d'une présentation d'un des dirigeants de l'entreprise[3].

On peut trouver des parties de business loto (renommé "Loto Cadre") dans le livre "Le Blog de Max", paru chez Robert Laffont en septembre 2005.

Franck Lepage intègre un jeu similaire à la fin de sa "conférence gesticulée" « Inculture(s) 1 : L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu », en improvisant une communication de colloque socio-culturel à partir de mots récurrents ("mondialisation", "décentralisation", "habitants", "participation"...), inscrits sur des cartes préalablement brassées, afin d'en montrer la vacuité.

VarianteModifier

Un type particulier de loto, ou bingo, peut se pratiquer en conférence, avec une grille distribuée aux participants par le conférencier lui-même. Chaque joueur doit alors, soit saisir les mots au vol, soit, à intervalles réguliers, lors des pauses faites par le conférencier, répondre aux questions que celui-ci pose et dont les réponses sont dans la grille. Ce schéma particulier fait partie des "jeux-conférences" proposés par "Thiagi" (Savasailam Thiagarajan) et par Bruno Hourst. La grande qualité de ces jeux est de permettre une meilleure appropriation du contenu par le public, génère une bonne ambiance, et rend les conférences vivantes.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  • Modèles de jeux de formation : Les jeux-cadres de Thiagi. Bruno Hourst et S.Thiagarajan. Editions d'Organisation, (2007). (ISBN 978-2-212-53937-0)