Bunta Sugawara

acteur japonais
Bunta Sugawara
Naissance
Sendai (Japon)
Nationalité Drapeau du Japon Japonaise
Décès (à 81 ans)
Tokyo (Japon)
Films notables Combat sans code d'honneur
Le Caïd de Yokohama
Le Banquet
Okita le pourfendeur : Yakuza moderne

Bunta Sugawara (菅原 文太, Sugawara Bunta?), né le à Sendai[1] et mort le à Tokyo[2], est un acteur japonais connu notamment pour ses rôles de yakuza.

BiographieModifier

Né à Sendai en 1933, ses parents divorcent quand il a quatre ans et il déménage avec son père et sa belle mère à Tokyo. Durant la Seconde Guerre mondiale, il revient à Sendai dans le cadre des mesures pour évacuer les grandes villes. Il intègre l’université Waseda en cours de droit, mais doit abandonner en seconde année faute de pouvoir payer ses études et devient mannequin en 1956[3].

Sugawara débute comme acteur dans White Line (白線秘密地帯, Shirosen himitsu chitai?) de Teruo Ishii en 1958 après avoir été repéré par le studio Shintōhō[3]. Il avait toutefois déjà fait une apparition dans Aishū no machi ni kiri ga furu (哀愁の街に霧が降る?), un film de la Tōhō sorti en 1956. La Shintōhō lui confie plusieurs rôles malgré son manque d’expérience[4], mais fait faillite en 1961. Sugawara rejoint alors la Shōchiku où il est embauché pour le tournage de Shamisen to ōtobai (三味線とオートバイ?) de Masahiro Shinoda. Il est renvoyé pour être arrivé en retard après une nuit alcoolisée. En 1963, il réalise une performance notée dans La Légende du combat à mort (死闘の伝説, Shitō no densetsu?) de Keisuke Kinoshita, malgré le relatif échec au box office[3]. Finalement déçu par son salaire et les rôles qui lui sont offerts, il postule avec succès à la Tōei en 1967 grâce à une recommandation de Noboru Andō[4].

Après avoir joué dans Abashiri bangaichi: Fubuki no tōsō (網走番外地 吹雪の斗争?) de Teruo Ishii en 1967, son premier rôle pour la Tōei est dans Gendai yakuza : Yotamono no okite (現代やくざ 与太者の掟?) en 1969. Ce film entraîne plusieurs suites jusqu’à Okita le pourfendeur : Yakuza moderne (現代やくざ 人斬り与太, Gendai yakuza: Hito-kiri yota?) de Kinji Fukasaku en 1972, le dernier et le plus populaire de la série[3]. Son premier grand succès survient en 1973 alors qu’il a quarante ans : il s’agit de Combat sans code d'honneur (仁義なき戦い, Jingi naki tatakai?) de Fukasaku, une fresque de yakuza épique en cinq parties. Inspirée d’un fait réel, une guerre des gangs à Hiroshima, la série connaît un fort engouement et popularise un nouveau sous-genre du cinéma de yakuza nommé jitsuroku eiga, regroupant des films de yakuzas réalistes, souvent anarchisants et plutôt portés sur la violence spectaculaire[5]. Il y joue Shōzō Hirono, son rôle qui reste le plus connu. Sugawara joue aussi dans un autre film de Fukasaku, Police contre Syndicat du crime (県警対組織暴力, Kenkei tai soshiki bōryoku?) en 1975. La même année, il tourne dans la comédie Torakku yarō: Goiken muyō (トラック野郎 御意見無用?) de Norifumi Suzuki, incarnant un chauffeur de poids lourd en quête d’amour, début d’une série à succès[3].

Le 23 février 2012, Sugawara annonce sa retraite d’acteur. Il explique sa décision par le séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et son hospitalisation à l’hiver 2011, tout en précisant qu’il pourra considérer de nouveaux rôles[6]. Il meurt le 28 novembre 2014 à Tokyo d'un cancer du foie[2].

Filmographie sélectiveModifier

CinémaModifier

Années 1950Modifier

Années 1960Modifier

Années 1970Modifier

Années 1980Modifier

Années 1990Modifier

Années 2000Modifier

DoublageModifier

Films d’animationModifier

Jeux vidéoModifier

DistinctionsModifier

PostéritéModifier

L'auteur de One Piece, Eiichiro Oda s'est inspiré de lui pour créer l'un des principaux antagonistes de son œuvre : l'amiral Sakazuki (Akainu).[réf. nécessaire]

RéférencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bunta Sugawara » (voir la liste des auteurs).
  1. (ja) « Bunta Sugawara », Yahoo! Japan (consulté le 3 novembre 2014)
  2. a et b (en) « Yakuza film veteran Bunta Sugawara dies at 81 », Japan Times,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d et e (en) Mark Schilling, The Yakuza Movie Book : A Guide to Japanese Gangster Films, Berkeley, Calif., Stone Bridge Press, , 335 p. (ISBN 1-880656-76-0), p. 130–143
  4. a et b « Confessions of a con artist », Japan Times, (consulté le 3 novembre 2014)
  5. Donald Richie (trad. de l'anglais), Le Cinéma japonais, Monaco, Éditions du Rocher, , 402 p. (ISBN 2-268-05237-0), p. 367
  6. « Bunta Retires From Big Screen », Japan Zone, (consulté le 3 novembre 2014)

Liens externesModifier