Bulle Ogier

actrice française

Marie-France Thielland, dite Bulle Ogier[1],[2], née le à Boulogne-Billancourt, est une actrice française de cinéma et de théâtre. Elle a également publié un essai autobiographique, J'ai oublié (2019) – écrit avec la journaliste Anne Diatkine –, qui reçoit le prix Médicis de l'essai l'année de sa parution.

Bulle Ogier
Bulle Ogier 1972.jpg
Bulle Ogier en 1972
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Marie-France ThiellandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Mère
Marie-Louise Ogier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Autres informations
Distinction
Films notables
Prononciation

BiographieModifier

Ses parents se séparent quelques mois après sa naissance, elle grandit avec sa mère Marie-Louise Ogier, artiste peintre, son frère aîné est élevé par son père avocat, et sa sœur, par sa grand-mère paternelle. À dix-huit ans, elle est enceinte de sa fille Pascale Ogier, elle se marie avec le père mais divorce deux ans plus tard. Devant travailler, elle est recommandée par Hélène Lazareff à Coco Chanel[3].

Au début des années 1960, elle fait la connaissance du metteur en scène et dramaturge Marc'O, « un type un peu bizarre, situationniste, ami de Breton », et, avec lui, de Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti. Marc'O lui propose de suivre ses cours de théâtre[4],[5]. Elle crée trois de ses pièces au théâtre, de 1963 à 1966, Le Printemps, Les Bargasses et Les Idoles.

Elle fait sa première apparition au cinéma, en 1966, dans Voilà l'ordre de Jacques Baratier, moyen-métrage où l'on voit une ancienne apparition de Boris Vian. En 1967, elle joue dans le film Les Idoles de Marc'O, adaptation cinématographique de la pièce, puis, avec Jean-Pierre Kalfon, dans L'Amour fou de Jacques Rivette, où sa prestation est très remarquée.

 
Bulle Ogier en 1980

En 1971, le succès de La Salamandre d'Alain Tanner la fait plus largement connaître du public. Dans les années qui suivent, alternant cinéma, théâtre et télévision, elle travaille régulièrement avec Jacques Rivette, Barbet Schroeder son compagnon, Marguerite Duras...

Elle participe, avec sa fille , à l'écriture du scénario du Pont du Nord de Jacques Rivette avec qui elle a aussi collaboré pour le scénario de Céline et Julie vont en bateau. En 1972, elle joue la sœur du personnage interprété par Delphine Seyrig, dans Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel.

En 2000, elle est nommée pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle avec Vénus Beauté (Institut), où elle joue la patronne de l'institut de beauté. Elle est invitée d'honneur du Festival international du film de La Rochelle, en 2006. Elle reçoit le Molière de la comédienne dans un second rôle lors de la 25e Nuit des Molières, en avril 2011, pour son travail avec Patrice Chéreau sur Rêve d'Automne de Jon Fosse.

En 2001, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

En 2014, le peintre Axel Sanson la représente dans l'un de ses tableaux[6].

En septembre 2019, Bulle Ogier publie J'ai oublié[7], dans lequel elle décrit, avec l'aide de la journaliste Anne Diatkine, sa vie d'enfant, de femme, d'actrice, de mère[8]. Pour ce récit, elle obtient le prix Médicis essai 2019[9].

Vie privéeModifier

Elle est la mère de l'actrice Pascale Ogier (morte en 1984), née d'un amour de vacances avec le musicien Gilles Nicolas dont elle se sépare lorsque sa fille a deux ans.

Elle est l'épouse du réalisateur Barbet Schroeder[5].

Elle a été l'une des signataires du Manifeste des 343 revendiquant l'avortement libre.

Elle a été promue officier de la Légion d'honneur le [10].

FilmographieModifier

CinémaModifier

 
Bulle Ogier à l'avant-première de Passe-passe diffusée à l'UGC Ciné Cité Les Halles, à Paris, le .

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

BibliographieModifier

Récompenses et nominationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ogier est le nom de jeune fille de sa mère
  2. universalis.fr
  3. « Je rangeais les chaises, mettais du parfum dans l'escalier, faisais la conversation », http://paris70.free.fr/bullogier.htm
  4. http://paris70.free.fr/bullogier.htm
  5. a et b Thomas E. Florin, « À la poursuite d'une étoile filante », Vanity Fair n°63, novembre 2018, p. 110-117.
  6. Catherine Malaval, Axel Sanson. Una persistente fortuna, Paris, La nouvelle école française, , 85 p. (ISBN 979-10-97320-00-3), p. 23.
  7. Éditions du Seuil, 2019, (ISBN 978-2-02-141722-7)
  8. « L'actrice Bulle Ogier se dévoile et se souvient dans son livre "J'ai oublié" », France info Culture,‎ (lire en ligne)
  9. « Le prix Médicis est décerné à Luc Lang pour "La Tentation". », France info Culture,‎ (lire en ligne)
  10. La Légion d'honneur du Nouvel An Le Figaro,

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