Buchères

commune française du département de l'Aube

Buchères
Buchères
Le monument aux martyrs du 24 août 1944.
Blason de Buchères
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Philippe Gundall
2020-2026
Code postal 10800
Code commune 10067
Démographie
Gentilé Bucherois, Bucheroises
Population
municipale
1 688 hab. (2017 en augmentation de 17,63 % par rapport à 2012)
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 01″ nord, 4° 06′ 56″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 133 m
Superficie 7,14 km2
Élections
Départementales Canton de Vendeuvre-sur-Barse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Buchères

Buchères est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Buchères
Bréviandes
Saint-Léger-près-Troyes   Verrières
Moussey Saint-Thibault

Le territoire est arrosé par l'Hozain, traversé par la D 44, la D 671 et l'autoroute A5 (France) ainsi que par la voie de chemin de fer.

TopographieModifier

Au cadastre de 1828, sont cités : les Bordes, le Champ-Rond, les Charmes, Courgerenne, la Fontaine-Merlin, Maison-Blanche et Villetard.

Buxerie, est cité dans un cartulaire de l'abbaye Saint-Loup de Troyes, en 1164.

Voies de communication et transportsModifier

Depuis janvier 2011, la commune dispose d'une ligne de bus qui la traverse. Elle appartient au réseau de la TCAT, avec une amplitude d'environ trente minutes.

HistoireModifier

La commune a connu des populations depuis le Néolithique avec en particulier une fosse d'inhumation d'une trentaine d'individus au Parc logistique de l'Aube[1]. Sur la route romaine de Troyes à Vertault, a été mise au jour une tombelle celtique. Buchères était au comte de Champagne qui en 1275 levait une mine d'avoine sur ceux qui n'étaient pas son homme et un quarteron d'avoine sur ceux qui l'étaient[2]. Le dernier seigneur connu est Louis-Marie Noel, capitaine au régiment des gardes de Lorraine.

En 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes, mais pour sa justice il relevait d'Aumont.

ChâteauModifier

L'ancien château qui se situait près de l'église a été détruit lors de la Révolution française. Il y avait aussi celui qui est actuellement une ferme et qui donne encore une idée de la maison forte qui fut vendue en 1829 par la famille des Réaulx à M. Costel.

 
Plan du château et de ses alentours.

VilletardModifier

Hameau qui fut une seigneurie dépendant de Saint-Phal et de Villebertin. La partie de Saint-Phal s'étendait sur le finage de Moussey si la seigneurie de Villetard semble unie en 1249 sous André de Saint-Phal écuyer et vassal du comte de Champagne, par la suite elle semble divisée. La chapelle de Villetard se trouve décrite plus bas.

EmpireModifier

  • En 1814, lors de la Campagne de France au lieu dit Maisons-Blanches eut lieu une bataille entre les troupes de Napoléon et l'Armée de Bohême. Le territoire était occupé par les campements des soldats en marche pour affronter l’armée ennemie. Napoléon aurait lui-même tendu un piège à Maisons Blanches faisant se ruer 20 000 cavaliers ennemis sur le hameau [3] L' avant-garde autrichienne des divisions Bianchi et Lichteinstein , déboucha sur la route de Bar-sur-Seine , et força le poste des Maisons-Blanches : Napoléon y envoya la division Michel[4]. (Le 3 février 1814, aux Maisons-Blanches, Claude Étienne Michel chasse l'avant-garde commandée par le prince de Lichtenstein. Le lendemain, soutenu par les dragons du général Briche, il surprend les alliés à Saint-Thibault et malgré les forces supérieures dont ils disposent, les repousse jusqu'à Saint-Parres-lès-Vaudes)

Seconde Guerre mondialeModifier

 
Colonie scolaire à Courgerennes au début d XXe siècle.

Le , à la suite de la destruction la veille d'un side-car allemand par des FFI qui avaient installé un barrage pour couper la retraite des troupes allemandes, des hommes de 51è Brigade SS de Panzergrenadiers du lieutenant Gelling rispostent en nombre, détruisent le village puis massacrent 68 personnes dont 10 enfants de moins de 10 ans, 5 personnes de plus de 70 ans, 35 femmes et des bébés de 18, 11, et 6 mois en représailles[5],[6]. Un mémorial est érigé sur la commune près de la route de Troyes, au lieu-dit Maisons Blanches. Il se présente sous la forme d’une lanterne des morts.

Le commandant de la 708è division d'infanterie, le général de division Edgar Arndt, eut le malheur d'être fait prisonnier par un détachement FFI du colonel « Montcalm » (Émile Alagiraude)[7] Il est capturé le 24 août 1944 ainsi que deux de ses camarades, Hauptmann Wilhelm Schöps et Oberleutnant Arthur Jordan [8] Ils sont exécutés le au château de Crogny. Cette exécution survient en représailles du massacre de Buchères perpétré par la 51e brigade de Panzergrenadiers SS.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Roland Thépenier DVD  
mars 2001 2018 Daniel Lebeau PS puis PRG Retraité
Conseiller général du canton de Bouilly (2004-2011)
démissionnaire
avril 2018 En cours Philippe Gundall [9]    
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Troyes Champagne Métropole.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2017, la commune comptait 1 688 habitants[Note 1], en augmentation de 17,63 % par rapport à 2012 (Aube : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
277408421446556570618634653
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
580552555508497490475426434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
429458422435485533514483531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6027271 0721 3141 3281 3451 3941 3951 581
2017 - - - - - - - -
1 688--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (23,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 22,3 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 11,2 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 28,1 %, plus de 60 ans = 21,5 %).
Pyramide des âges à Buchères en 2008 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
7,2 
16,9 
60 à 74 ans
13,6 
24,6 
45 à 59 ans
28,1 
21,0 
30 à 44 ans
20,6 
13,6 
15 à 29 ans
11,2 
18,5 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2008 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,1 
19,0 
15 à 29 ans
17,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,3 

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
À Buchères, la chapelle de Courgerennes.
  • L'église paroissiale se situe à Villetard sous le vocable de Notre-Dame a été bâtie de 1850 à 53. Elle remplace une ancienne chapelle connue dès le XIIIe siècle était à la collation du chapitre Saint-Pierre de Troyes et était une dépendance de Verrières. Elle possède[16] du mobilier qui est du XVIe siècle.
  • Le mémorial des Martyrs du 24 août 1944 s'élève au lieu-dit Maisons Blanches. Il se présente sous la forme d'une lanterne des morts[17] une statue de Marie à l'Enfant[18] en calcaire recouvert de badigeon et dorures, un retable figurant l'Adoration des Mages et la Fuite en Égypte[19] ; une plaque de fondation du donateur Julien de Sauvés de 1683[20] qui provient de la chapelle de Courgerenne.

CourgerennesModifier

C'était un fief qui formait une communauté d'habitants, du bailliage ducal d'Aumont qui fut érigé en commune de 1790 à l'an III. Le seigneur du lieu, Jean de Vaucemain déclarait une maison forte à Courgerennes entourée de fossés et un moulin[21]. Les premiers seigneurs attestés furent les Courgerennes et les Putemonois au XIIe siècle ; les derniers furent Louis-Marie, marquis de Mesgrigny, pour partie et Auguste Simon de Noel, dit de Courgerennes. La chapelle se trouvant à Courgerennes et sous le vocable de la Nativité-de-la Sainte-Vierge et à la présentation du seigneur et comme succursale de Saint-Léger-près-Troyes. Elle est du XIIe siècle et fut remaniée au XVIe siècle, elle possède des fonts baptismaux du Moyen Âge[22] ; les carreaux de pavement qui composaient le sol de la sacristie[23].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'azur au mémorial du lieu d'or ; senestré d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées contre potencées d'or ; le tout sur une champagne de gueules chargée au centre de quatre vergettes cousues de sinople et à la croix de guerre d'or brochant sur les deux du milieu.
Détails
Adopté par la municipalité.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. 31e colloque Internéo 2013, p53.
  2. Auguste Longnon, Documents, II, 51.
  3. [1]
  4. Frédéric François Guillaume baron de Vaudoncourt, Histoire des campagnes de 1814 et 1815, en France, Volume 1, Chez A. de Gastel, 1826, p.280
  5. Bruge, Roger (1994) 1944 Le temps des massacres. Les crimes de la Gestapo et de la 51e Brigade SS, Albin Michel, (ISBN 2-226-06966-6)
  6. Notice détaillée sur le site Maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr.
  7. ((fr))Antony Beevor, D-DAY et la bataille de Normandie, Calmann Levy, 2009 (ISBN 978-2-253-13330-8)
  8. Gilbert Baumgartner, « Le destin du général Arndt », sur Gâtinais Histoire, (consulté le 26 juin 2011)
  9. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21598566
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. « Évolution et structure de la population à Buchères en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 février 2012).
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 février 2012).
  16. Charles Fichot, Statistique monumentale de l'Aube, t. 1, Troyes, 1884, pp. 380-383.
  17. Mémorial de Buchères, Office du tourisme de Troyes
  18. « statue », notice no PM10000381, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « retable », notice no PM10003072, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « plaque commémorative », notice no IM10007108, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Archives départementales de la Côte-d'Or, B 10436.
  22. « fonts baptismaux », notice no IM10007262, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « carreaux de pavement », notice no IM10007261, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. ÉGO 1939-1945 - Centre de Recherche d'Histoire Quantitative (CRHQ)/ par Françoise Passera

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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