Bruno Patino

journaliste, écrivain et dirigeant de presse français

Bruno Patino (ou Patiño)[1], né le à Courbevoie, est un journaliste et dirigeant de presse français.

Bruno Patino
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Président d'Arte GEIE
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
CourbevoieVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales
La civilisation du poisson rouge: petit traité sur le marché de l'attention (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Il a travaillé dans plusieurs médias : livre, presse quotidienne, presse magazine, radio, télévision et Internet. Directeur éditorial d'Arte France depuis 2015, après avoir été directeur de la station de radio France Culture et de l'École de journalisme de Sciences-Po puis responsable du numérique à France Télévisions, il devient président du directoire d’Arte France à compter du . Bruno Patino est depuis le , président d’ARTE GEIE.

BiographieModifier

FamilleModifier

Bruno Patino est le fils de Hugo Patiño, chef d’orchestre à La Paz (il quitte son pays à 39 ans) puis producteur réalisateur pour le service espagnol de Radio France internationale, dont le père est un musicien bolivien indien aymara[2]. Son grand-père maternel fut administrateur général de France Soir[1].

ÉtudesModifier

Bruno Patino est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Service public, 1986)[3] et de l’ESSEC (1990)[4].

Il est titulaire d’une maîtrise universitaire ès lettres en relations internationales (Master of Arts) à l’Université Johns-Hopkins[5] et d’un doctorat (Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle[6]).

Il est également ancien élève de l’INSEAD (Advanced Management Program)[7].

CarrièreModifier

Après un passage chez CCF InterFinanz GmbH à partir de 1989, travaille pour l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York de 1991 à 1994, puis au Chili pour le.Programme des Nations unies pour le développement en Amérique latine, et correspondant du quotidien Le Monde de 1992 à 1994.

Directeur délégué du quotidien Info Matin de 1994 à 1996, il est ensuite secrétaire général de la branche littérature d’Hachette Livre de 1997 à 1999.

Devenu chargé de mission à la direction internationale de Canal+, il entre au groupe Le Monde où il occupe les fonctions de secrétaire général du directoire du Monde, de 1999 à 2000 et directeur délégué des Cahiers du cinéma; directeur général du Monde interactif, de 2000 à 2003 puis président de 2003 à 2008; président et directeur de la publication de Télérama de 2003 (après que Le Monde ait acquis une majorité des parts deTélérama)[8] à 2008 ; il est élu le vice-président du groupe Le Monde.

En septembre 2008, il prend la direction de la station de radio publique France Culture qu'il quitte en août 2010 pour rejoindre France Télévisions en tant que directeur général délégué au développement numérique et à la stratégie, et directeur de France 5[9][10].

Depuis mars 2007, il est maître de conférence et directeur de l'école de journalisme de l'Institut d'études politiques de Paris.

Bruno Patino est également l'un des « maestros» de la Fondation[11] créée par Gabriel García Márquez pour le journalisme ibéro-américain.

Il est élu au conseil municipal de Sceaux en mars 2008 sur la liste « Vivre à Sceaux », une liste de centre et de centre droit, dirigée par le maire Philippe Laurent[12], qui l’emporte au second tour face à la liste UMP, mais démissionne dès l’élection et ne siège pas au conseil.[réf. nécessaire]

En 2008, la ministre de la culture de l'époque, Christine Albanel, lui a confié une mission sur « l'avenir du livre »[13][14]. Il a présidé, en octobre 2008, le pôle numérique au sein des États généraux de la presse écrite [15].

Le , il est nommé directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques. En avril 2013, il révèle qu'il souffre d'un trouble cognitif particulier : la prosopagnosie[16].

Le , il annonce sur Twitter son départ de France Télévisions, quelques jours avant l’arrivée de Delphine Ernotte à la tête du groupe audiovisuel public. Il est remplacé par Caroline Got, ancienne directrice générale de TMC et NT1[17].

Le , Véronique Cayla, présidente du directoire d'Arte France, annonce dans un communiqué de presse la nomination de Bruno Patino au poste de directeur éditorial d'Arte France, à compter du , en remplacement de Vincent Meslet qui a pris, fin août, la direction de France 2[18],[19].

Le , Bruno Patino est nommé président du directoire d'Arte France à compter du [20], puis président d'Arte GEIE, la structure qui regroupe Arte France et Arte Allemagne, à partir du [21][22].

OuvragesModifier

En 2016, il publie Télévisions chez Grasset, un récit personnel sur son expérience à la direction générale des programmes de France Télévisions mêlant anecdotes tirées de ses carnets et analyses des mutations de la télévision[25].

Vie privéeModifier

Il rencontre sa femme lors de ses études à Sciences-Po. Ils ont deux enfants.[1] Il est atteint de prosopagnosie[26][16].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Philippe Lançon, « Un ange passe », sur Libération.fr, (consulté le 12 janvier 2021)
  2. « Un ange passe : Bruno Patino. Descendant d’un compositeur bolivien, le patron de France Culture fait carrière plus vite que la musique. », sur Libération,
  3. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/bruno.patino86.
  4. « Livre%20%3A%20La%20civilisation%20du%20poisson%20rouge%2C%20par%20Bruno%20Patino%20%28E90%29 », sur essecalumni.com (consulté le 1er octobre 2020).
  5. (en) « Bruno Patino », sur Reuters Institute for the Study of Journalism (consulté le 1er octobre 2020).
  6. « Le sommeil du lion » : la transition à la démocratie au Chili : 1988-1993, Études latino-américaines, Paris 3, 1998, 2 vol., 564 p. [1]
  7. republique-des-lettres.fr, « Bruno Patino », sur republique-des-lettres.fr (consulté le 18 décembre 2019)
  8. Catherine Mallaval et Olivier COSTEMALLE, « Un homme du «Monde» aux commandes de «Télérama» », sur Libération.fr, (consulté le 12 janvier 2021)
  9. « Bruno Patino quitte France Culture », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 1er octobre 2020).
  10. « Bruno Patino, actuel directeur de France Culture, quitte son poste pour s'occuper du numérique de France Télévisions », sur Franceinfo, (consulté le 12 janvier 2021)
  11. (es) « Fundación Gabo », sur Fundación Gabo (consulté le 18 décembre 2019)
  12. Résultat des municipales à Sceaux, site du ministère de l'Intérieur.
  13. « Le devenir numérique de l'édition - Du livre objet au livre droit - Bruno Patino. », Ministère de la Culture,‎ (lire en ligne)
  14. « Christine Albanel missionne Bruno Patino sur le livre numérique », sur Livres Hebdo (consulté le 12 janvier 2021)
  15. [2]
  16. a et b « Franceinfo - Actualités en temps réel et info en direct », sur Franceinfo (consulté le 1er octobre 2020).
  17. « France Télévisions : Bruno Patino annonce son départ », sur lepoint.fr, (consulté le 23 octobre 2015).
  18. « Bruno Patino ajoute Arte à son CV », sur lepoint.fr, (consulté le 23 octobre 2015).
  19. « Bruno Patino nommé directeur éditorial d'Arte », sur telerama.fr, (consulté le 23 octobre 2015).
  20. Aude Dassonville, « Bruno Patino devient le nouveau président d’Arte France », sur Le Monde, .
  21. « Arte. Bruno Patino va présider la chaîne franco-allemande à partir du 1er janvier », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  22. « « Arte veut accentuer sa présence dans plusieurs pays d'Europe assez rapidement », affirme Bruno Patino », sur Les Échos, (consulté le 12 janvier 2021)
  23. « Bruno Patino : la pêche au poisson rouge », sur www.franceinter.fr, (consulté le 11 avril 2019)
  24. « Numérique : sommes-nous devenus des poissons rouges ? », sur France Culture (consulté le 1er mai 2019).
  25. « Télévisions », Editions Grasset,‎ (lire en ligne, consulté le 8 mars 2017)
  26. « Bruno Patino », sur Leaders Europe, (consulté le 12 janvier 2021)

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