Bronze autrichien

alliage de cuivre, étain et zinc

Le bronze autrichien, également connu sous les noms de laiton rouge aux États-Unis et de bronze de Vienne pour les objets artistiques[1][source insuffisante], est un type de bronze — un alliage de cuivre, d'étain et de zinc. Sa composition varie autour de 88 % de cuivre, 8-10 % d'étain et 2-4 % de zinc.

Tête en bronze autrichien de l'empereur Frédéric 1er (vers 1156).

Du bronze pour les armes au bronze pour les machinesModifier

L'alliage « gun metal », mis au point au XIXe siècle sous l'autorité de l'amirauté britannique, est un bronze technique au zinc du type Cu0,88Sn0,10Zn0,02. La Royal Navy constate assez vite l'usure de l'alliage d'armement, la perte de résistance et même la lente perte systématique du zinc au contact de l'eau de mer et des embruns. La solution métallurgique est alors l'ajout de 0,04 % d'arsenic à l'alliage pour limiter sa dégradation.

Les pièces britanniques d'un penny ou deux pennies, à valeur de pence(s), étaient également du cuivre légèrement bronzé au zinc et à l'étain Cu0,97Sn0,025Zn0,005.

Initialement utilisé principalement pour fabriquer des armes, telles que canons, fusils et pistolets, il est largement remplacé par l’acier. Le bronze autrichien, qui est bien adapté aux armes à feu, est résistant à la corrosion causée par la vapeur et l’eau salée[2] et utilisé pour produire de la vapeur, des moulages hydrauliques, des vannes, des engrenages, des statues et divers petits objets, tels que des boutons. Il a une résistance à la traction de 221 à 310 MPa, une densité de 8,7, une dureté Brinell de 65 à 74 et un point de fusion d’environ 1 000 °C[réf. souhaitée].

Usages modernesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. « Ventes aux enchères « Bronze de Vienne » », sur La Gazette Drouot (consulté le ).
  2. (en) « Gunmetal » (consulté le ).