Brigandage

Sur les autres projets Wikimedia :

Le brigandage désigne les crimes commis avec violence et à main armée, le plus souvent par des malfaiteurs réunis en troupe. Ce terme qui est un peu l'équivalent de la piraterie sur terre, est utilisé pour qualifier les vols, les viols, les asservissements qui ont lieu depuis l'Antiquité.

À l'origine, les brigands se servaient donc d'armes primitives tels que le gourdin ou l'épée et utilisaient l'embuscade comme moyen de surprise.

Aujourd'hui le brigandage moderne est une forme de délinquance criminelle.

HistoireModifier

Les brigands qui opéraient dans la campagne près de Rome au XIXe siècle constituaient une réelle menace pour les voyageurs, mais avaient également une certaine renommée en tant que personnages romantiques et étaient souvent représentés par des artistes. Le tableau réalisé en 1828 par Horace Vernet montre un brigand arrêté par un dragon papal après avoir été attiré dans un piège par une fille. Le sujet est probablement influencé par le succès des scènes de brigand du peintre suisse Léopold Robert[1].

SuisseModifier

En Suisse, on qualifie de brigandage une infraction pénale de vol aggravé. Il s'agit d'un crime (alors que le vol est un simple délit). Selon le Code pénal[2], est qualifié de brigandage le vol commis «en usant de violence à l’égard d’une personne, en la menaçant d’un danger imminent pour la vie ou l’intégrité corporelle ou en la mettant hors d’état de résister». La peine menace est de 10 ans de privation de liberté (alors qu'elle est de 5 ans dans le cas d'un vol simple[3]).

En cas d'utilisation d'arme à feu ou d'une arme dangereuse, la peine plancher de privation de liberté est de 1 an. Si l'auteur fait partie d'une bande (3 personnes au moins) ou si sa façon d'agir dénote qu'il est «particulièrement dangereux», la peine-plancher est de 2 ans. Enfin, on parle de «brigandage qualifié» dans les cas où l'auteur a mis en danger de mort la victime, lui a fait subir une lésion corporelle grave ou l'a traité avec cruauté. La peine-plancher passe alors à 5 ans de privation de liberté.

En 2010, le Tribunal pénal de la Sarine (Canton de Fribourg) a considéré que l'utilisation d'un taser constituait un acte de brigandage qualifié en raison de la cruauté commise contre la victime et a condamné les prévenus, quatre Slovaques, à des peines d'emprisonnements de 5,5 à 6,5 ans[4].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier