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Bret Easton Ellis
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Bret Easton Ellis en .
Naissance (55 ans)
Los Angeles (Californie), Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Mouvement Génération X
Brat Pack
Anticipation sociale
Genres
Roman, nouvelle, essai

Œuvres principales

Signature de Bret Easton Ellis

Bret Easton Ellis [bɹɛt ˈiːstən ˈɛlɪs][1] est un écrivain et scénariste américain né le à Los Angeles.

Il est l'un des auteurs principaux du mouvement Génération X et on le classe parfois parmi les romanciers d'anticipation sociale. Il se considère comme un moraliste, bien que certains voient en lui un nihiliste. Ses personnages sont souvent jeunes, dépravés et vains, mais ils en sont conscients et l'assument. Ellis situe ses romans dans les années 1980, faisant du mercantilisme et de l'industrie du divertissement de cette décennie un symbole.

C'est en 1985 avec la publication de Moins que zéro, son premier roman, qu'à l'âge de 21 ans, il acquiert un grand succès critique et commercial qui le propulse au rang de star.

Ses livres, des dystopies qui se déroulent souvent dans des métropoles américaines (comme Los Angeles et New York), sont peuplés de personnages récurrents.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Né à Los Angeles, Bret Easton Ellis passe son enfance à Sherman Oaks, dans la vallée de San Fernando. Il est le fils de Robert Martin Ellis, promoteur immobilier, et de Dale Ellis, femme au foyer, qui divorcent en 1982.

Après des études secondaires dans une école privée, The Buckley School, il suit un cursus musical au Bennington College (l'université qui inspire le « Camden Arts College » dans Les Lois de l'attraction).

Parallèlement à ses études, il joue dans divers groupes musicaux, dont The Parents. Il est toujours étudiant à la sortie de son premier livre, Moins que zéro. Bien reçu par la critique, il s'en vend 50 000 exemplaires dès la première année.

Carrière d'écrivainModifier

En 1987, Bret Easton Ellis s'installe à New York pour sortir son deuxième roman Les Lois de l'attraction. Le roman est adapté au cinéma en 2001 par Roger Avary et interprété par James Van Der Beek et Jessica Biel. C'est dans ce livre que l'on voit apparaître un personnage nommé Patrick Bateman, que l'on retrouvera dans son roman suivant.

Son ouvrage le plus controversé est sans doute American Psycho (1991). Son éditeur Simon & Schuster lui avait versé une avance de 300 000 dollars pour qu'il écrive une histoire à propos d'un serial killer. À la suite de nombreuses protestations, l'éditeur refuse de publier le roman. En effet, celui-ci est considéré comme dangereusement misogyne. Il sort finalement en 1991, édité par Vintage Books[2]. Certains voient dans ce livre, dont le protagoniste Patrick Bateman est une caricature de yuppie matérialiste et un tueur en série, un exemple d'art transgressif. American Psycho est porté à l'écran en 2000 par Mary Harron, le personnage principal étant interprété par Christian Bale.

Autres activitésModifier

En 2013, Bret Easton Ellis crée un podcast dans lequel il analyse l'industrie du cinéma et reçoit des invités, tel le cinéaste Quentin Tarantino[3],[4].

Vie privéeModifier

Bret Easton Ellis a ouvertement affirmé son homosexualité[5].

Style d'écritureModifier

 
Bret Easton Ellis en 1998.

Le style d'écriture de Bret Easton Ellis se caractérise par une écriture brute et sans concessions. Les détails dans ses livres sont minutieusement décrits, offrant au lecteur une vision claire de ce que l'auteur cherche à montrer. En cela, son style se rapproche de celui des réalistes et naturalistes, pour lesquels il ne cache pas son admiration[6].

Dans American Psycho, il explore le point de vue de son personnage Patrick Bateman, froid et psychotique. L'écriture traduit ce sentiment de froideur dans la description méthodique de son environnement.

Spécialiste de la génération des jeunes des années 1990 à 2000, Ellis décrit dans ses œuvres le quotidien monotone de ses anti-héros. Dès son premier roman, Moins Que Zéro, les personnages sont des adolescents, fils de riches, qui passent la majorité de leur temps à se détruire. La jeunesse en perdition, bien que fascinante selon lui, est également une source de frustration pour l'auteur. Il la qualifie de « Generation Wuss », littéralement : « Génération Chochotte », et la décrit comme une génération d'adolescents trop sensibles qui ont perdu le sens des réalités[7].

Certains critiques l'ont souvent comparé à J. D. Salinger qu'il rejoint dans sa description de la jeunesse. L'Attrape-cœurs contient à ce propos de nombreux points communs avec le premier roman d'Ellis. Les deux présentent un héros tout juste sorti de l'adolescence, de retour dans sa ville natale (New York dans L'Attrape-cœurs, Los Angeles dans Moins Que Zéro), errant dans les avenues et les bars. Bret Easton Ellis a par ailleurs joué sur cet héritage en se réjouissant de la mort de Salinger dans un tweet[8].

Le style d'écriture de Bret Easton Ellis fait notamment appel au name dropping, une technique dont l'auteur s'est fait une spécialité[9],[6].

L'univers de ses romansModifier

D'un roman à l'autre d'Ellis, on retrouve des personnages et des décors. Ainsi, l'auteur fait souvent référence au Liberal arts college de Camden (en), largement inspiré de Bennington College où il a lui-même étudié.

Sean Bateman (Les Lois de l'attraction) est le petit frère de Patrick Bateman (American Psycho). Patrick fait une brève apparition dans Les Lois de l'attraction ainsi que dans Glamorama et Sean en fait une dans American Psycho, deux des trois scènes étant des déjeuners entre frères. Paul Denton (Les Lois de l'attraction) fait lui aussi une simple apparition dans American Psycho, dévisageant Patrick Bateman dans un restaurant. De même, Victor Ward, personnage secondaire dans Les Lois de l'attraction, devient le héros de Glamorama où l'on retrouve également Lauren Hynde (Les Lois de l'attraction). On peut également deviner dans Les Lois de l'attraction la présence à un cours de Clay, l'anti-héros de Moins que zéro qui sera par ailleurs le narrateur d'un chapitre du livre.

Plus subtilement encore, de nombreux personnages de l'œuvre de l'auteur, tels qu'Alana et Blair de Moins que Zéro, apparaissent dans Zombies, recueil de nouvelles apparemment rédigées avant la publication de Moins que Zéro.

On retrouve également Alison Poole, la terrible fille à papa empruntée à Jay McInerney, dans American Psycho et Glamorama. Timothy Price, collègue de Patrick Bateman dans American Psycho, devient dans Zombies un véritable vampire.

Jamie Fields, mannequin recherchée dans Glamorama, n'est autre que le grand amour de Victor Ward dans Les Lois de l'attraction. Imperial Bedroom (sans « s ») (Suite(s) impériale(s) en français) est le titre d'un album d'Elvis Costello et Less Than Zero (Moins Que Zéro), le titre d'une de ses chansons. Elvis Costello est d'ailleurs régulièrement cité dans ce livre puisqu'il figure sur un poster dans la chambre de Clay.

ŒuvreModifier

RomansModifier

Recueil de nouvellesModifier

EssaiModifier

FilmographieModifier

Adaptations de ses œuvresModifier

ScénariosModifier

Notes et référencesModifier

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. (en) Rosanna Boscawen, « American Psycho: a history of controversy », sur picador.com, .
  3. (en) Christopher Hooton, « Bret Easton Ellis and Quentin Tarantino talk race in new interview », The Independent, 14 octobre 2015.
  4. (en) Carrie Battan, « Kanye West Guests on the Debut of Bret Easton Ellis' Podcast », pitchfork.com, 18 novembre 2013.
  5. « Entretien exclusif avec Bret Easton Ellis à Los Angeles » (consulté le 5 août 2019).
  6. a et b Minh Tran Huy, « Bret Easton Ellis : "J’étais jeune, riche et célèbre" », sur Madame Figaro, .
  7. (en) Bret Easton Ellis, « Millennial / "Generation Wuss" », sur Vanity Fair, .
  8. (en) Olaf Tyaransen, « Back To Ground Zero », sur Herald.ie, .
  9. « Les écrivains corrompus par la pub? », Marie Gobin (Lire), L'Express.fr, 1er novembre 2001.

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier