Brest-300

réacteur nucléaire rapide à caloporteur plomb localisé à Seversk en Russie

Brest-OD-300 est un projet de réacteur nucléaire rapide à caloporteur plomb localisé à Seversk, une ville de l'Oblast de Tomsk à l'ouest de la Sibérie. La mise en service de ce prototype est envisagée en 2020[1]. Ce réacteur fait partie du projet « PRORYV »[2]qui a pour objectif le développement d'une génération future de réacteurs à neutrons rapides et des cycles du combustible fermés associés (Cycle du combustible nucléaire).

Brest-300
Image dans Infobox.
Réacteur rapide à caloporteur plomb (schéma du Forum International Génération IV)
Administration
Localisation
Statut
En constructionVoir et modifier les données sur Wikidata
Caractéristiques
Puissance installée
300 MWVoir et modifier les données sur Wikidata

Par rapport aux réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium, l'utilisation du plomb comme caloporteur permet d'éliminer le risque lié aux réactions chimiques potentielles avec l'air ambiant ainsi qu'avec l'eau du circuit secondaire de conversion d'énergie (notamment au niveau des générateurs de vapeur). En effet, le sodium liquide réagit violemment avec l'eau (fort dégagement d'énergie thermique, risque d'explosion) et s'enflamme au contact de l'air. Une autre caractéristique favorable du plomb vis-à-vis de la sûreté du réacteur est sa température d'ébullition élevée (1 749 °C)[3], l'ébullition accidentelle du caloporteur dans le cœur d'un réacteur à neutrons rapides causant généralement une forte augmentation de la puissance nucléaire[4]. Par contre, le plomb liquide corrode tous les métaux classiquement utilisés dans les réacteurs nucléaires, en particulier pour la cuve du réacteur, la gaine du combustible et les équipements tels que les générateurs de vapeur et les pompes de circulation. De plus, il devient fortement radioactif du fait des rayonnements et des neutrons émis par le cœur (création de polonium). Enfin, le plomb présente une forte toxicité pour l'homme et l'environnement.

Le réacteur est développé par l'institut Dollejal de Moscou[5].

Afin de pouvoir alimenter un tel réacteur avec un combustible nucléaire spécifique, la corporation russe Rosatom a commencé la construction d'une usine de retraitement du combustible usé au Combinat Chimique de Sibérie à Tomsk. En décembre 2014, ce projet est en avance sur son calendrier prévisionnel[6].

En avril 2016, la société SverdNIIkhimmach, basée à Ekaterinbourg (Oural), teste la production de combustible nucléaire à base de nitrures mixtes d'uranium et de plutonium (UPuN)[7].

RéférencesModifier

  1. (en) « Nuclear Power in Russia », sur http://www.world-nuclear.org/, (consulté le 30 avril 2015)
  2. (ru) « Главная - Проект Прорыв », sur www.proryv2020.ru (consulté le 15 septembre 2017)
  3. « Surgénérateur au plomb : projet russe BREST-300 », sur http://www.gen42.fr/, (consulté le 30 avril 2015)
  4. « Les réacteurs nucléaires à caloporteur sodium », sur CEA.fr, (consulté le 15 septembre 2017)
  5. « Le projet BREST-300 : nouvel axe de développement de l'énergie nucléaire », sur http://www.world-nuclear.org/, (consulté le 30 avril 2015)
  6. « Sputnik France : actualités du jour, infos en direct et en continu », sur sputniknews.com (consulté le 11 septembre 2020).
  7. « La Russie va produire du combustible nucléaire à base de nitrures », sur sputniknews.com (consulté le 11 septembre 2020).

Voir aussiModifier