Braille

système d’écriture tactile pour aveugles

Braille
Image illustrative de l’article Braille
Image de près d'une page en braille interpoint.
Caractéristiques
Type Code, écriture en relief
Langue(s) Plusieurs
Historique
Époque 1825 jusqu’à aujourd’hui
Créateur Louis Braille
Système(s) parent(s) Sonographie

 Braille

Codage
Unicode U+2800 to U+28FF
ISO 15924 Brai

Le braille (prononcé en français : [bʁaj]) est un système d’écriture tactile à points saillants, à l’usage des personnes aveugles ou fortement malvoyantes. Le système porte le nom de son inventeur, le Français Louis Braille (1809-1852) qui avait perdu la vue à la suite d'un accident. Élève à l’Institution royale des jeunes aveugles, il modifie et perfectionne le code Barbier. En 1829 paraît le premier exposé de sa méthode.

Un document qui n’est pas écrit en braille et qui n’est donc pas lisible par un aveugle est dit « en noir » ou « noir » (un livre en noir, par exemple).

HistoireModifier

 
L'alphabet final de Louis Braille, selon Pierre Henri (1952). "(1)" indique préfixes de notation de la musique ou de la mathématique[1].

La lecture pour les aveugles avant Louis BrailleModifier

Au XIVe siècle, le juriste musulman irakien Zayn Ud Dîn Al Âmidî qui était lui-même aveugle, imagina également un système pour que les aveugles puissent avoir accès aux livres à travers un mode de lecture particulier basé sur les noyaux de fruits[2].

Au XVIIe siècle, le jésuite italien Francesco Lana de Terzi imagina divers systèmes d’écriture codée pour aveugles. Il conçut notamment le système Lana, un procédé d’impression en relief sur du papier épais ainsi qu’un « système permettant aux aveugles d’écrire couramment en traçant seulement des lignes et en faisant des points ».

Valentin Haüy, homme de lettres pratiquant outre le latin, le grec et l’hébreu, une dizaine de langues vivantes, s’intéresse d’abord en curieux au sort des personnes aveugles et, à la suite de Diderot, à leur « psychologie ». En 1771, choqué à la vue d’un triste spectacle mettant en scène des aveugles à la Foire Saint-Ovide, il se passionne pour l’éducation des aveugles et ambitionne de leur apprendre à lire. Dans cette intention, il fait réaliser des caractères spéciaux en relief et mobiles et, en 1784, entreprend avec succès d’instruire un jeune homme aveugle. C’est cette méthode, appelée « relief linéaire » qu’il fera appliquer dans l’institution des enfants aveugles, première école destinée aux aveugles.

En 1808-1809, Charles Barbier de La Serre, ancien officier d’artillerie, invente un système appelé « écriture nocturne » destiné à permettre aux officiers de rédiger ou de lire, dans l’obscurité, des messages codés. Le principe de ce système connu également sous le nom de sonographie est de transcrire des sons (36) à l'aide de points en relief placés sur une grille de 2 × 6 points. Ce n’est qu’en 1819 que Barbier s’avise des avantages que les aveugles pourraient tirer de son système. Il conçoit alors un nouveau système à l’usage des aveugles qu’il présente en 1821 à l’Institution Royale des Jeunes Aveugles. Les élèves, dont Louis Braille alors âgé de 12 ans, se montrent immédiatement très intéressés par le système. Cependant, Louis Braille relève aussitôt les limites du système, notamment son incapacité à prendre en compte l’orthographe compte tenu de sa nature phonétique, et propose à Barbier d’apporter des améliorations. Barbier ne donne pas suite à cette proposition venant d’un enfant de 12 ans.

Louis BrailleModifier

Louis Braille n’est pas né aveugle, il l’est devenu à l’âge de trois ans. Après un début de scolarité dans son village de Coupvray, il est admis en 1819 à l’Institut Royal des Aveugles. Deux ans plus tard, en 1821, il assiste à la présentation de la sonographie faite par Barbier. Barbier n’ayant pas suivi sa proposition d’améliorer son système, Louis Braille entreprend seul ce travail. Il garde les bases du système de Barbier, notamment le principe d’un codage et l’utilisation de points saillants. Les principales caractéristiques du système élaboré par Braille sont :

  • réduction de 12 à 6 du nombre de points utilisés ;
  • codage de signes typographiques latins (lettres, ponctuation, notes de musique, etc.) plutôt que de sons.

L’essentiel du système est élaboré en 1825 (Braille a alors 16 ans) et Braille publie son premier traité en 1829.

Le code brailleModifier

 
Cellule braille numérotée.

En braille standard, un caractère est représenté dans une matrice de six points sur deux colonnes, chaque caractère étant formé par un à six points en relief. Ces points sont conventionnellement numérotés de haut en bas et de gauche à droite, selon le schéma suivant :

Par exemple, la lettre c se représente par les deux points supérieurs, soit la combinaison 1,4. Ce système permet de représenter jusqu’à 63 caractères (26-1), une matrice sans aucun point représentant un espace.

La signification de chaque symbole dépend de la langue utilisée, ce qui explique pourquoi les braille japonais, coréen, cyrillique et autres diffèrent du braille français. Les langues utilisant l’alphabet latin emploient le plus souvent le même codage pour les lettres de base, mais les lettres accentuées, d’autres symboles et, parfois, les signes de ponctuation diffèrent.

LettresModifier


a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

m

n

o

p

q

r

s

t

u

v

x

y

z
       
w

Cette représentation se comprend en répartissant les lettres en lignes de dix lettres dans l'ordre alphabétique, sauf la lettre W qui n'était pas encore pleinement reconnue dans l'alphabet français à l'époque de Louis Braille :

  • a b c d e f g h i j : utilisent les quatre points supérieurs
  • k l m n o p q r s t : ajout du point 3 (en bas à gauche) aux lettres de la première ligne
  • u v x y z : ajout des points 3 et 6 (en bas à droite) aux cinq premières lettres de la première ligne
  • w : ajout du point 6 à la lettre J

Lettres diacritées propres au françaisModifier


à

â

ç

è

é

ê

ë

î

ï

ô

œ

ù

û

ü

L'alphabet braille français se comprend donc en répartissant les lettres en quatre lignes de dix lettres :

a b c d e f g h i j ⠁ ⠃ ⠉ ⠙ ⠑ ⠋ ⠛ ⠓ ⠊ ⠚ Utilisation des quatre points supérieurs
k l m n o p q r s t ⠅ ⠇ ⠍ ⠝ ⠕ ⠏ ⠟ ⠗ ⠎ ⠞ Ajout du point 3 (en bas à gauche) aux lettres de la première ligne
u v x y z ç é à è ù ⠥ ⠧ ⠭ ⠽ ⠵ ⠯ ⠿ ⠷ ⠮ ⠾ Ajout des points 3 et 6 (en bas à droite) aux lettres de la première ligne
â ê î ô û ë ï ü œ w ⠡ ⠣ ⠩ ⠹ ⠱ ⠫ ⠻ ⠳ ⠪ ⠺ Ajout du point 6 aux lettres de la première ligne

Lettres diacritées et ligatures propres à diverses langues étrangèresModifier

En utilisant les principes de codification à l’aide de la matrice à six points saillants, il est possible de représenter les lettres diacritées et ligatures propres à chaque langue étrangère.

ChiffresModifier

Il existe deux systèmes pour représenter les chiffres en braille français : le système dit « Louis Braille », ou « littéraire », et le système « Antoine ».

Chiffres « Louis Braille »Modifier

C’est le système le plus ancien. Il est encore couramment utilisé dans les ouvrages de type littéraire (non mathématiques) et est la norme dans de nombreux pays (y compris au Québec).

Un chiffre est représenté par deux symboles. Le premier est le préfixe numérique constitué des points 3-4-5-6 .

Le second est une lettre de la première série de a à j : a vaut 1, b vaut 2 et ainsi de suite; i vaut 9 et j vaut 0.

Chiffres « Antoine »Modifier

Ce système fut introduit par Louis Antoine dans le cadre de la notation braille mathématique. C’est maintenant le système recommandé en France, même en dehors des expressions mathématiques, pour tous les ouvrages scolaires ou techniques.

Un chiffre est représenté par deux symboles. Le premier est le préfixe mathématique constitué du point 6 .

Le second est une lettre de la quatrième série de â à œ, dérivée de la première série en y ajoutant le point 6: â vaut 1, ê vaut 2 et ainsi de suite jusqu'à œ valant 9. 0 est représenté par le préfixe numérique Louis Braille.


En résumé, les deux systèmes se présentent comme suit:

1 2 3 4 5 6 7 8 9 0
Traditionnel
Antoine

Dans les deux cas lorsqu’il y a plusieurs chiffres en succession, le préfixe n’est indiqué qu’une fois : tous les symboles qui suivent sont interprétés comme des chiffres, jusqu’à rencontrer un espace.

PonctuationModifier

Onze signes de ponctuation sont obtenus en décalant d'un cran vers le bas les lettres a à j, sauf le i (utilisé pour l'astérisque, comme indiqué plus loin), et en décalant de deux crans vers le bas les lettres a et c.


,

;

:

.

?

!

"

(

)


-

Autres symbolesModifier

Indicateurs et modificateurs propres au braille :

indicateur
de majuscule
simple
indicateur
d’italique
indicateur
d’exposant
modificateur
1 (devises...)
modificateur
2 (symboles)
indicateur
de valeur
de base
préfixe
math.
indicateur
d'appel
de note
indicateur
de majuscules
multiples
indicateur
de début
de passage
en majuscule
indicateur
de début
de passage
en italique
bulle parlée
(bande dessinée)
bulle pensée
(bande dessinée)
indicateur
de début
de note du
transcripteur
indicateur
de fin
de note du
transcripteur

Symboles typographiques simples :

/ @ (*)

Symboles typographiques multiples ou symétriques:

...
⠯⠽ ⠪⠕ ⠪⠒⠕ ⠒⠕ ⠪⠒
[ [ { }

Symboles utilisant le modificateur 1 (devises, lettres grecques...) :

$ £ ¥ ¢
μ π

Symboles utilisant le modificateur 2 :

© ° § ® &
~ \ * # _
%
< >

Symboles rencontrés en notation mathématique:

Préfixe
math.
+ - × ÷ = barre de
fraction
indicateur
d'indice
inférieur
espace
séparant
les milliers

Dérivés du brailleModifier

Braille abrégéModifier

Les caractères braille sont plus larges que leurs équivalents « noirs », et les pages plus épaisses. Cela a pour conséquence une augmentation importante du volume d’un document braille, de 30 à 50 fois celui du même document « noir »[3]. Aussi a-t-on créé une forme contractée : le braille abrégé. Grâce à l'utilisation de la totalité des 63 signes possibles en braille 6 points et à la réaffectation de ceux d'occurrence rare (comme le ü), il permet un gain de place estimé de 30% à 40%[4],[3],[5].

C’est en 1880 que Maurice de La Sizeranne constitua l’Abrégé Orthographique Français, qui fut depuis complété par de nombreux partenaires.

La norme actuellement en vigueur est l’Abrégé orthographique étendu de 1955.

Dans un texte en braille abrégé, on trouve trois types de mots[6],[7],[8] :

  • des mots contenant une ou plusieurs contractions, appelées « assemblages »,
  • des mots ayant une abréviations d'un ou plusieurs signes, appelées « symboles »,
  • des mots écrits en intégral (braille classique).

Par exemple:

  • dans le mot (re)(pr)és(en)té(es), les groupes de lettres entre parenthèses sont contractés par un signe propre: ⠄⠖⠿⠎⠞⠿,
  • la lettre ê employée seule est le symbole de « même », les lettres am le symbole de « amour », et amx le symbole de « amoureux » (exemple de symbole dérivé).

Un même caractère peut, suivant son contexte (employé dans un mot, en début, milieu ou fin, devant une voyelle ou une consonne ou encore seul), avoir plusieurs significations différentes.

Ainsi, le signe î peut correspondre, en plus de sa valeur numérique « 3 » en notation Antoine :

  • au symbole du mot « cet » lorsqu’il est employé seul,
  • à la contraction des lettres « cl » devant une voyelle,
  • à la contraction de la finale « ait » en terminaison de mot,
  • à sa valeur de base « î » seulement dans les cas restants (c'est-à-dire devant consonne).

Les mots écrits en braille intégral (dans un texte en braille abrégé) sont soit :

  • des mots n’ayant pas de symbole ou n’ayant pas de contraction entrant dans leur composition,
  • des noms propres (jamais abrégés sauf en cas de noms de peuples),
  • des noms que l’utilisation d’une contraction rendrait confus ou incompréhensibles.

Assemblages et symboles d'un seul signeModifier

Dans chaque cellule du tableau ci-dessous est consigné, dans l'ordre « alphabétique » braille :

  • le signe braille,
  • sa valeur de base,
  • le symbole associé en gras (mot représenté par le signe employé seul),
  • les assemblages associés.
 
a
a
 
b
bien
 
c
ce
 
d
de
 
e
-
 
f
faire
 
g
qui
 
h
sur
 
i
il
 
j
je
 
k
au
au
 
 
l
le
 
 
 
m
me
 
 
 
n
ne
 
 
 
o
nous
 
 
 
p
par
 
 
 
q
que (qu')
qu...
-que
 
r
rien
 
 
 
s
se
 
 
 
t
te
 
 
 
u
un
 
 
v
vous
 
 
x
mais
ex (+C)
 
y
y
 
 
z
elle
-ez
 
ç
pour
our
 
é
quoi
 
 
à
à
ch
 
è
sans
(V+) ss (+V)
 
ù
et
oi
 
â
tout
fr (+V)
-ation
 
ê
même
fl (+V)
-ent
 
î
cet
cl (+V)
-ait
 
ô
dans
dr (+V)
-ant
 
û
est
es-
-es
 
ë
plus
pl (+V)
 
 
ï
grand
gr (+V)
 
 
ü
ou
ou
 
 
œ
son
im- (+BPM)
-ition
 
w
tous
om
(V+) tt (+V)
 
,
-
an...
 
 
;
-
br (+V)
ui (+C)
 
 :
-
cr (+V)
con (+C)
 
.
dès
dis- (+C)
...ien
 
?
en
en
 
 
!
puis
pr (+V)
pro (+C)
 
"
été
...gn...
 
 
(
du
...er
 
 
*
son si
in
 
 
)
sous
tr (+V)
trans- (+C)
 
ʼ
la
re-
 
 
/
ai
ai
 
 
@, æ
les
gl (+V)
em (+C)
 
num.
lui
ion
 
 
 
on
on
 
 

celui
com- (+C)
 
 
exp.
-
ar
 
 
mod. 1
-
bl...
-able
 
ital.
-
(V+) ll (+V)
-elle
 
maj.
-
eur
 
 
mod. 2
-
eu
 
 
ivb.
-
...or
 
 
math.
-
ieu
 

Les assemblages sont soumis à des contraintes de position et de contexte, représentées comme suit:

  • XX : indique qu'aucune contrainte ne s'applique à l'assemblage, qui peut apparaître en toute position (dans le respect des principes généraux énoncés ci-après).
  • -XX : indique un assemblage utilisé en fin de mot seulement.
  • XX- : indique un assemblage utilisé en début de mot seulement.
  • XX... ou ...XX : indique la présence nécessaire de lettre(s) avant ou après l'assemblage.
  • XX (+C) : indique que l'assemblage doit être suivi d'une consonne.
  • XX (+BPM) : indique le l'assemblage doit être suivi de « b », « p » ou « m » uniquement.
  • XX (+V) : indique que l'assemblage doit être suivi d'une voyelle.
  • (V+) XX (+V) : indique que l'assemblage doit apparaître entre deux voyelles.

Les assemblages et les symboles d'un caractères obéissent aux principes généraux suivants:

  1. Les lettres que représente un assemblage doivent appartenir à une même syllabe. Par conséquent, les assemblages finissant en voyelle+consonne (an, on, ion, ien, ar, er, eur, or, our, om, im, es, con...) doivent toujours être suivis d'une consonne lorsqu'ils sont utilisés à l'intérieur d'un mot. Il existe deux exceptions :
    • in en début de mot peut s'employer devant voyelle, sauf devant lui-même. Par ex.: (in)(on)d(er) mais in(in)t(er)r(om)pu.
    • les assemblages représentant une consonne double (ll, ss, tt) qui se trouvent à cheval sur deux syllabes par définition.
  2. Les signes de ponctuations ou certains indicateurs (comme celui de valeur de base, noté « ivb. » dans le tableau) empêche l'utilisation des assemblages qu'ils représentent en début et/ou fin de mot. Par ex.: er ne peut s'employer en début de mot (parenthèse ouvrante) et an ne peut s'employer en fin de mot (virgule).
    • Deux exceptions : en et ien peuvent apparaître en finale même s'ils s'y confondent avec les signes de ponctuation « ? » et « . », mais sauf s'ils sont suivi de ces mêmes signes de ponctuation. Ex: « moyen » → moy(en) , mais « moyen ? » → moyen? et non pas .
    • Certains assemblages ne sont pas explicitement interdit en initiale ou finale, mais aucun mot français ne les utilisent donc il n'y a pas ambiguïté (par ex., eur en début de mot, qui pourrait se confondre avec l'indicateur de majuscule).
  3. Les quatre préfixes dis-, com-, trans-, es- qui ne s'emploient qu'en début de mots peuvent toutefois être précédés des préfixes re- et in-. Par ex.: (re)(trans)(cr)ire, (in)(es)péré.
  4. Les finales (-ation, -ait, -ant...) et les symboles qui s'y prêtent (« me », « ce », « rien », « son », « été »...) peuvent toutefois prendre le « s » du pluriel. Par ex.: « nations » → n(ation)s, « ces » → cs. Exception : « les » est abrégé par le symbole .
  5. Seule l'orthographe compte et non pas la prononciation ou le sens. Par ex.: er dans (ch)(er)(ch)(er), ent dans (ch)(an)t(ent) et par(ent), ien dans v(ien)t et (cl)(ien)t; les homographes des symboles pour « été », « puis », « son », « sous » ; le symbole pour « est » utilisé à la fois pour le verbe et le nom, de prononciations différentes.
  6. Si aucune contrainte n'est satisfaite, c'est la valeur de base qui doit être utilisée.

L'abrègement de mots entiers obéissent aux contraintes supplémentaires suivantes:

  1. Les signes n'utilisant que les points 4-5-6 (à droite de la cellule) n'ont pas de symboles associés car ils se distinguent mal. Pour cette même raison, un mot ne peut pas consister de seulement ces signes. Par ex: « bleu » → bl(eu) et non pas (bl)(eu)   , qui se distingue mal de b(an)   .
  2. Un mot ne peut consister de signes inférieurs seulement (signes utilisant les points 2356). Par ex.: « entrer » → en(tr)(er) et non pas (en)(tr)(er) .
  3. Un symbole inférieur précédé ou suivi d'un signe de ponctuation ne doit pas être utilisé. Par ex.: « été » → , mais « été, » → .
  4. Il existe de nombreuses règles qui régissent le choix des assemblages lorsque plusieurs combinaisons sont possibles. Par ex.: (es)saim mais me(ss)e, v(ien)t mais (ou)(bl)i(ent), ma(in) et non pas m(ai)n, r(en)d et non pas (re)nd mais (re)ste...
  5. Il est interdit d'utiliser le même signe deux fois de suite avec des valeurs différentes. Par ex.: « drôle » → drôle et non pas (dr)ôle .

Finales à plusieurs signesModifier

Elles sont au nombre de 7:


b l t
-bilité

l g
-logie

q m
-quement

t m
-tement

v m
-vement

(bl) m
-ablement

(ll) m
-ellement

Ces finales ne peuvent pas créer d'assemblage avec les lettre précédentes. Par ex: « battement » → battm, et non pas ba(tt)m en utilisant l'assemblage tt.

Elles peuvent prendre un « s » au pluriel.

Symboles à plusieurs signesModifier

Il existe 399 symboles de base, de deux signes rarement trois.

Parmi ces symboles, 185 peuvent produire des dérivés par l'adjonction d'un ou plusieurs suffixes parmi une liste de 18 (m « -ment », c « -ance/ence », f « -if », (bl) « -able »...), créant 420 symboles supplémentaires.

Les signes employés dans les symboles peuvent être des signes de base ou des assemblages. Dans ce dernier cas, les contraintes positionnelles ne s'appliquent pas.

Quelques exemples:

  • symboles sans dérivés: ai « ainsi », cm « comme », jm « jamais », « père », a(pr) « après », (au)(pr) « auprès », (en)(dr) « endroit », aff « affaire»...
  • symboles avec dérivés: am « amour », amx « amoureux », amsm « amoureusement » ; (pr)d « produit », (pr)df « productif », (pr)d(eur) « producteur », (pr)d(ion) « production » ; (dis)t « distant », (dis)tc « distance »...

Le pluriel peut être obtenu par l'ajout d'un s ou d' un x, ou par la substitution du l final par un x. Par exemple: pe « petit » / pes « petits », gn « général » / gnx « généraux », (tr)l « travail » / (tr)x « travaux », gvl « gouvernemental » / gvx « gouvernementaux».

Le féminin peut être obtenu par ajout d'un « e », par la substitution du suffixe f par v pour les adjectifs en « -if », de x par se pour les adjectifs en « -eux », de l par ll (et non pas par l'assemblage (ll) = « -elle ») pour les adjectifs en « -el », mais est souvent irrégulier et doit être appris par cœur :

  • régulier : pe « petit » / pee « petite », (pr)df « productif » / (pr)dv « productive », amx « amoureux » / amse « amoureuse », ntl « naturel » / ntll « naturelle »,
  • irrégulier : (au)c « aucun » / (au)n « aucune », (pr)m « premier » / (pr)r « première », dn « dernier » / dr « derniere »...

Pour les symboles qui s'y prêtent, on peut ajouter un e, s ou (es) pour former des formes conjuguées. Par exemple, du symbole rg « regard », on peut former rge, rg(es) pour « (je) regarde, (tu) regardes ». On ne peut cependant pas utiliser les assemblages er, ez, ent, ait, ant, pour former « regarder, regardez, regardent, regardait, regardant ».

Comme à la section précédente, seule l'orthographe compte et non la prononciation ou le sens. Par exemple: fs « fils » ( « enfant mâle » ou pluriel de « fil »), so « sorte » (« espèce » ou subjonctif de « sortir »), s(om)s (« nous sommes » ou pluriel de « somme »).

On ne peut pas créer de nouveaux symboles de base ou dérivés. Par exemple, le symbole q(ion) « question » existe, mais pas le symbole dérivé *q(ion)m « questionnement », alors que les symboles f(ion) « fonction » / f(ion)m « fonctionnement » existent. On ne peut pas utiliser les 18 suffixes ailleurs que dans les 420 symboles dérivés listés. Par exemple, on ne peut pas abréger « visage » en *visg comme « outrage » peut l'être en (ou)(tr)g.

Il est par contre possible de faire précéder les symboles d'autres signes, abrégeant des mots plus longs. Par exemple: dm « demain » / l(en)dm « lendemain », m(ion) « mission » / ém(ion) « émission » / (re)(trans)m(ion) « retransmission». Mais le sens ne doit pas s'en écarter. Par exemple, on ne peut pas construire « espère » sur le symbole « père ».

LocutionsModifier

Il existe enfin 43 locutions abrégées. Une locution est un groupe de plusieurs mots représenté par deux ou plusieurs signes reliés entre eux. Si la locution comporte une apostrophe ou un trait d'union, ces signes sont conservés. Si c'est un espace, c'est le signe (l'indicateur de mise en italique) qui est employé. Les signes peuvent être des signes de base ou des assemblages.

Par exemple : à|c « à cause », (au)'h « aujourd'hui », (au)-d « au-dessus », (au)-(ou) « au-dessous », c'e-à-d « c'est-à-dire »...

AmbiguïtésModifier

Le code abrégé comporte de nombreuses ambiguïtés, qui nuisent à l'opération d'abrègement et de désabregement automatisés. Souvent, seule la connaissance des mots acceptables en français permet de lever l'ambiguïté. Par exemple :

  • assemblage vs valeur de base : = « diktat » parce que le mot « diautat » n'existe pas.
  • assemblage vs ponctuation : = « moyen » parce que « moy ? » n'existe pas.
  • assemblage vs symbole : « des » ne s'abrège pas en d(es) (qui est en fait le mot « dû »), mais en le symbole de deux signes ds .
  • assemblage vs assemblage : les deux mots « crête » et « conflit » commencent par les deux mêmes signes: (cr)ête et (con)(fl)it . Ici la désambiguation opère de droite à gauche: c'est la présence d'une consonne ou d'une voyelle en troisième place qui permet de déterminer la valeur du second signe, qui ensuite permet de déterminer celle du premier, en respectant alternativement les contraintes (+C) ou (+V) assorties à chaque valeur.

Il existe cependant des ambiguïtés que seul le contexte permet de lever. Par exemple :

  • assemblage vs valeur de base : riz = « riz » et « riez », coq = « coq » et « coque », a(ll)ô = « allô » et « allant ».
  • assemblage vs ponctuation : Paris. = « Paris. » et « Parisien ».
  • assemblage vs locution : p|s peut être soit l'assemblage « pelles » ou la locution « par suite ».

Pour lever une ambiguïté, il est possible d'utiliser l'indicateur de valeur de base (points 5-6) en début de mot, qui permet de passer en intégral pour ce mot. Par ex: « allô », et non pas « allant ».

Braille informatiqueModifier

Le braille standard, avec ses six points, ne permet que 64 combinaisons pour coder les caractères, ce qui est relativement peu. Certains caractères, comme les majuscules ou les chiffres ont été codés sur deux caractères braille afin de contourner cette limitation. Malheureusement, ce type de codage s’avère mal adapté à l’informatisation. Aussi pour l’informatique utilise-t-on un braille à huit points au lieu de six.

Les deux points supplémentaires sont placés en dessous de la cellule braille classique. Le point 7 sous le point 3 et le point 8 sous le point 6.

Ainsi, le braille informatique permet 256 combinaisons (2 puissance 8), soit une correspondance exacte avec la table ASCII utilisée en informatique. En particulier, les lettres minuscules et majuscules peuvent être différenciées grâce au point 7.

 La lettre a minuscule : point 1
 La lettre A Majuscule : point 1-7
 La lettre b minuscule : point 1-2
 La lettre B majuscule : point 1-2-7
 …

Cependant, il n’est pas toujours bien adapté à la lecture. Louis Braille avait en effet travaillé sur la taille de la cellule braille à six points afin qu’elle soit repérable tactilement par la pulpe de l’index sans avoir à le déplacer sur la feuille. Or, avec deux points en plus, cette cellule devient trop haute pour une identification rapide par l’index. De plus, la lettre l minuscule (points 1-2-3) et la lettre L majuscule (points 1-2-3-7) provoquent des confusions car il devient difficile de repérer s’il y a trois ou quatre points en hauteur.

Braille mathématiqueModifier

La notation mathématique utilise une représentation spatiale de l’information. En braille, l’information est toujours linéarisée, aussi a-t-on besoin d’une codification spécifique.

Ce code a varié dans le temps. Depuis le , c’est la notation mathématique approuvée par la Commission pour l’Évolution du Braille Français lors de sa réunion plénière du qui est applicable.

De la même façon que sur une calculatrice scientifique standard, le braille mathématique codifie de façon linaire toutes formules mathématiques. Il arrive donc fréquemment qu’une formule visuellement simple devienne très complexe en braille.

Ainsi,

 

donne en notation linéaire :

 

Très vite, de nombreuses parenthèses apparaissent et compliquent fortement la formule. C’est pour cela que les parenthèses braille ont été mises en place : une parenthèse braille permet de lever les ambiguïtés dues à la linéarisation, et indique qu’un voyant n’aurait pas besoin de ces parenthèses pour comprendre l’expression.

Dans l’exemple précédent, la transcription en Braille serait donc:

 

Avec [ en parenthèse braille ouvrante (codée normalement p56 soit "⠰") et ] en parenthèse braille fermante (codée normalement p23 soit "⠆").

Comme spécifié plus haut, le braille ne compte que 63 symboles possibles. Il n’est donc pas possible de coder en braille tous les symboles mathématiques. Ces symboles, (opérateurs, ensembles, fonctions…) vont donc être traduits par des assemblages de caractères braille de façon à différencier chaque symbole tout en gardant les formules les plus courtes possible. Les fonctions usuelles comme le sinus, ou la racine carrée sont traduites par un seul signe. Le cosinus ou encore le symbole inclus par deux signes…

Toutefois, il reste très difficile de manipuler des calculs complexes en braille. Dans le premier exemple, il n’est pas évident pour un aveugle de repérer la simplification par 2.

Pour les matrices et tableaux de variation de fonction, afin de faciliter la lecture et quand cela est compatible avec la longueur de la ligne braille, il est possible de représenter ces structures en deux dimensions.

Les opérations arithmétiques peuvent être manipulées à l'aide d'un cubarithme.

Braille musicalModifier

Comme pour les mathématiques, la notation musicale « noire » utilise une représentation spatiale de l’information.

NotesModifier

Elles sont écrites en suivant l’alphabet, avec, pour équivalence, d = do, e = ré, etc.

Ainsi :

do croche
ré croche
mi croche
fa croche
sol croche
la croche
si croche

RythmeModifier

Sans signe de rythme spécifique, les notes seront considérées comme des croches. Si l’on veut écrire une noire (qui dure deux croches) on doit ajouter le point 6 à la note :

do noire
ré noire
mi noire
fa noire
sol noire
la noire
si noire

Pour indiquer une blanche (quatre croches), on ajoute le point 3 :

do blanche
ré blanche
mi blanche
fa blanche
sol blanche
la blanche
si blanche

Pour les rondes (huit croches), on ajoute les points 3 et 6 :

do ronde
ré ronde
mi ronde
fa ronde
sol ronde
la ronde
si ronde

Cependant les nombreux autres rythmes demandent une notation particulière et difficile.

Autres signesModifier

Les signes de clé n’ont pas autant d’importance sur une partition en braille qu’en « noir ». En revanche, on doit toujours faire précéder les notes d’un signe d’octave. Les octaves sont comptées à partir du bas et indiquées par les points 4, 5 et 6.

Ainsi :

1re octave
2e octave
3e octave
4e octave
5e octave

Le signe d’octave n’est pas répété tant que cela ne prête pas à équivoque.

Production du brailleModifier

 
Un livre écrit en Braille, avec son édition originale imprimée.

Sur papierModifier

Il existe plusieurs outils permettant d’écrire en braille. Chacun des outils qui sont mentionnés ci-dessous nécessitent l’utilisation d’un papier épais afin que les aspérités soient bien marquées et ne réduisent pas dès qu’elles sont soumises à des pressions extérieures (un livre en braille doit pouvoir être refermé et rangé dans un sac ou une étagère et rester lisible).

 
Écriture en braille sur papier.

L’outil le plus simple est formé d’une tablette munie de guides normalisés (avec des lignes de six points) et d’un poinçon. Le poinçon permet de déformer le papier en s’aidant du guide. Cependant, cet outil nécessite une adaptation particulière. En effet, le poinçon creuse le papier alors que la personne aveugle lit les bosses formées. Il faut donc complètement inverser le sens d’écriture : commencer la ligne à droite et les signes (en miroir).

Ainsi, le mot « Braille » qui se lit :

Signe
majuscule

b

r

a

i

l

l

e

Devra être écrit à l’envers :

(en miroir)


e

l

l

i

a

r

b
Signe
majuscule
 
Imprimante braille ou embosseuse.

Cet outil est le plus ancien et le meilleur marché. Des pics permettent de maintenir la feuille afin que celle-ci ne se déplace pas pendant l’écriture.

Une évolution temporelle et pratique a donné naissance à la machine à écrire Perkins, sorte de machine à écrire. Composée de sept touches (une pour chaque point de la matrice de six et une pour l’espace), elle a grandement facilité l’écriture puisqu’elle évite la transcription en miroir nécessaire à la tablette décrite précédemment.

Enfin, est apparue l’embosseuse ; c’est une imprimante qui transcrit le texte d’un fichier informatique en caractères braille sur papier. Elle imprime donc en volume et non pas avec de l’encre. Comme pour les imprimantes classiques, il existe divers modèles d’embosseuses se différenciant notamment par leurs performances. Toutefois à vitesse d’« impression » équivalente, une embosseuse est beaucoup plus encombrante, chère et bruyante qu’une imprimante « en noir ». Les réglages préalables doivent être effectués avec précision afin que le marquage du papier soit assez fort.

Unicode (informatique)Modifier

Le monostandard Unicode définit des caractères correspondant aux 256 combinaisons du braille informatique à 8 points, dans la plage 2800-28FF. Comme une combinaison de points peut représenter un symbole différent dans différentes langues, le nom et le code d’un caractère braille Unicode dérivent uniquement des points qui le composent et non de sa signification. Par exemple, le caractère comportant un seul point en haut à gauche s’appelle COMBINAISON BRAILLE POINTS-1 bien qu’il représente en braille français la lettre a.

Un caractère braille Unicode/UTF-16 possède un code sur deux octets. Le premier a la valeur constante 28 en hexadécimal. Les huit bits du second octet correspondent aux huit points du caractère braille, le point 1 étant le bit de poids faible et le point 8 le bit de poids fort.

Exemple : la lettre h est représentée en braille par les points 1-2-5. Le second octet du caractère Unicode correspondant est donc 0001 0011 en binaire, soit 13 en hexadécimal. Le caractère Unicode correspondant au h braille français, appelé COMBINAISON BRAILLE POINTS-125, a donc pour code U+2813 (⠓).

Autre exemple : un H majuscule s’écrit, en braille classique, en deux caractères : 4-6, 1-2-5 soit en Unicode U+2828 U+2813 (⠨⠓). En braille informatique, il est représenté par un seul caractère avec les points 1-2-5-7 (0101 0011 en binaire, 53 en hexadécimal) soit le caractère Unicode U+2853 (⡓).

Les nouveaux outilsModifier

Les nouvelles technologies ont créé de nombreux outils qui permettent aux personnes malvoyantes ou non-voyantes de « lire » des textes en écriture romaine.

Transcripteurs automatiques en brailleModifier

Ce sont des logiciels capables de transcrire automatiquement un document « noir » en texte braille.

Le texte produit peut ensuite être embossé, c’est-à-dire imprimé en braille à l’aide d’une imprimante spécifique, appelée embosseuse.

Les principaux transcripteurs braille sont DBT[9] (braille intégral et abrégé, très bonne qualité), NAT braille (libre, brailles intégral et abrégé, mathématique; musique en développement), winbraille[10] (gratuit, intégral et abrégé), dancing dots[11] (musique).

Le système brltty[12] (libre) permet également, outre l’affichage dynamique sur plage braille, de réaliser des affichages en intégral et abrégé.

D’autres projets ou réalisations informatiques permettent d’accéder à des documents transcrits en braille, comme la bibliothèque Hélène[13].

Synthèse vocale, plage tactile, reconnaissance de caractèresModifier

Les progrès technologiques se font aussi sentir dans le domaine de la synthèse vocale. Il y a encore quelques années, les personnes aveugles étaient les seules à comprendre les phrases prononcées. Actuellement celles-ci sont compréhensibles par tous. La ponctuation est bien ressentie pendant l’écoute[réf. souhaitée].

Les lecteurs d’écran sont des logiciels permettant de transformer un écran visuel en une page en braille ou en un texte parlé.

Restent encore les plages tactiles, plaque sur laquelle se trouve une bande de petits picots se levant ou s’abaissant afin de composer les caractères. Ainsi une ligne de texte apparaissant à l’écran est traduite sur la plage tactile en braille. La plage tactile est aussi appelée plage braille.

 
Plage braille sous un clavier.

Lorsqu’une personne non-voyante souhaite lire le texte présent sur l’écran de l’ordinateur, elle a le choix entre deux possibilités de défilement du texte sur la plage tactile : soit elle appuie sur un bouton dès qu’elle a fini de lire chaque ligne pour avoir la suite du texte, soit le texte défile à un certain rythme et elle lit au fur et à mesure. Les personnes qui lisent le braille utilisent souvent la combinaison d’une plage braille et d’une synthèse vocale, afin de faciliter la restitution de l’information[14].

Une interface informatique dite Hyperbraille devrait bientôt permettre aux aveugles de consulter des graphiques.

La reconnaissance de caractères à partir d’un document scanné a permis à de nombreuses personnes mal ou non-voyantes de lire des textes auxquels elles n’avaient pas accès. Elles numérisent leurs documents et les lisent avec les deux moyens énoncés ci-dessus.

Les personnes aveugles peuvent maintenant naviguer sur Internet grâce aux plages tactiles et aux synthèses vocales.

Notes et référencesModifier

  1. Zina Weygand, 2003, Aveugles dans la société française, du Moyen Âge au siècle de Louis Braille.
  2. (en) Vardit Rispler-Chaim, Disability in Islamic Law, , 174 p. (ISBN 978-1-4020-5052-7, lire en ligne), p. 134.
  3. a et b Philippe MOUSTY, 1992, La lecture tactile : les mouvements des doigts dans la lecture du braille, p. 2
  4. Camille LELIEVRE, 2008, Ca saute aux yeux… Mais aux doigts ?, p. 31
  5. Histoire de notre abrégé, P. BLANCHIN
  6. Manuel d'Abrégé Braille Français, Association Valentin Haüy, 2013
  7. Étudions l'abrégé, Jean LE RESTE, 2005
  8. Je donne ma langue au chat, Evelyne KOMMER, 2004
  9. Site Duxbury.
  10. Site indexbraille.
  11. Site dancingdots.
  12. Site brltty.
  13. Site bibliothèque Hélène.
  14. Voir l’article sur la complémentarité entre plage tactile braille et synthèse vocale par Christian Coudert, spécialiste de l’informatique adaptée à l’Association Valentin Haüy au service des aveugles et des malvoyants.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • C. Michael Mellor, Louis Braille : Le génie au bout des doigts, Paris, Éditions du patrimoine, , 207 p. (ISBN 978-2-7577-0026-6)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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