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Édouard Simon dit Bouli Simon (1905, Elbeuf, Seine-Maritime-1993) est un ingénieur électricien. Il rencontre, aux EIF (Éclaireurs israélites de France), Charlotte Hirsch (dite Shatta), venue en France, de Roumanie, en 1933. Mariés le 12 décembre 1933, ils vont passer leur vie au service de la jeunesse juive, durant la Seconde Guerre mondiale à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, où ils sauvent des centaines d'enfants, puis au château de Laversine (Oise).

Sommaire

BiographieModifier

Édouard Simon est né en 1905 à Elbeuf en Seine-Maritime. Il est un ingénieur électricien. Il rencontre, aux EIF (Éclaireurs israélites de France), Charlotte Hirsch (dite Shatta), venue en France, de Roumanie, en 1933[1]. Un des fondateurs des EIF, avec Robert Gamzon, est le frère de Shatta, le médecin Sigismond Hirsch.

La Maison de MoissacModifier

Article détaillé : Maison des enfants de Moissac.

Le 5 décembre 1933, la Maison de Moissac, située 18 quai du Port, à Moissac, Tarn-et-Garonne ouvre ses portes, sous la direction de Shatta et Bouli Simon[2],[3].

Fin 1943, le Commissaire de police de Moissac prévient de l'imminence d'une rafle. Les enfants sont évacués et placés dans des familles. Certains vont en Espagne ou en Suisse, d'autres entrent dans la Résistance.

Le château de Laversine (Oise)Modifier

De 1951 à 1993[4], Chatta et Bouli Simon dirigent la maison d'enfants située au château de Laversine (Oise)[5], qui appartenait à Robert de Rothschild.

Le château de Laversine est situé au 1-3 rue du Hameau des Haies à Saint-Maximin, près de Chantilly, dans l'Oise[6].

Une formation professionnelle est donnée dans cette institution.

FamilleModifier

Bouli Simon et Shatta Simon ont deux enfants : Jean-Claude Simon (avril 1937-)[7],[8],[9],[10] et Jean Ariel Simon (février 1944-).

HonneursModifier

  • Place Bouli et Shatta Simon, Moissac[11].
  • Maison d'enfant Shatta et Bouli Simon (Maison de l'OSE)[12].

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ginisty Ernestine Ginisty Albini. Les Justes de France. Vyadvashem-france.org.
  2. Voir, Moissac ou la mémoire oublié des "Justes". Crif. Tribune, 3 mai 2013.
  3. Voir, Moissac, ville de Justes. Documentaire de Brigitte Stora et de Véronique Samouiloff. France Culture.
  4. MAISON D’ENFANTS SHATTA ET BOULI SIMON À LAVERSINE. ose-france.org.
  5. Voir, Inauguration de la maison d'enfants Shatta et Bouli Simon.
  6. Voir, Maison d'enfants Shatta et Bouli Simon à Laversine. OSE France.
  7. Voir, Moissac, Dieulefit, Chambon sur Lignon, mémoires vives. entrevue radiophonique avec Jean-Claude Simon, Président de l'Association Moissac, Villes de Justes oubliée, 22 mai 2016.
  8. Voir, Simon: "Moissac, mon paradis". Propos recueillis par Max Lagarrigue, La Dépêche du Midi, 23 mai 2016.
  9. Voir, Discours de Jean-Claude Simon du 20 août 2014- Moissac. Reconnaissance du couple Ernestine et Jean Ginisty comme Justes parmi les nations.
  10. Voir, MOISSAC TV. Interview Jean-Claude Simon. 22 mai 2016.
  11. Voir, Place Bouli et Shatta Simon, Moissac. geographic.
  12. Voir, Inauguration de la maison d'enfant Shatta et Bouli Simon: 6e Maison d'enfants de l'OSE. OSE. France.
  13. Voir, (en) Susan Zuccotti, The Holocaust, the French and the Jews, 1993, p. 287.
  14. Voir (en) Kathy Kacer. Hiding Edith. Avec une photo de Shatta et Bouli Simon.
  15. Voir, (en) Kathy Kacer. Hiding Edith. Second Story Press.
  16. Voir, Edith Gelbart raconte Moissac. Consulat général de France à Toronto. 29 avril 2016.
  17. Voir, François Boulet. Moissac 1939-1945: Résistants, Justes et Juifs, 2016.

Articles connexesModifier